* Ça fait plusieurs mois qu'on parle de la libération du compilo, qui n'est pas libre (officiellement) par crainte de la copie des algos par MS^Wune grosse entreprise quelconque. En résumé (corrige-moi si je me trompe) : suite à une discussion avec RMS, il a été envisagé de brevetter aux USA. Bon, ça en est où précisément ? Une date est envisagée ? Que pense Benoit Sonntag de l'hypotétique libération ? Quel avenir voit-il pour ce qui doit-être son "bébé" ? Au final, qui décide, lui ou l'INRIA ?
C'est l'INRIA qui décide, je ne me permettrai pas de commenter leur décision, où ce que j'ai cru comprendre qu'ils pensent.
Je crois que Pierre Jarillon s'est exprimé là dessus plus haut.
Benoit pense (et je pense) qu'il faut breveter la techno centrale du compilateur, libérer le compilateur et autoriser tout ceux qui feront du libre avec.
De toutes façon, le fait que la librairie du code soit en Cecill implique qu'on est obligé de faire du libre avec, à moins de réécrire celle-ci (bonne chance).
L'INRIA se financera (je suis pour que la recherche française, quelque fois, essaye de gagner de l'argent à condition qu'on laisse les chercheurs tranquille quand il veulent faire du fondamental) sur la vente de licence propriétaire, et éventuellement sur des droits du brevets.
Mais surtout sur la (les) start-up créé autour de la technologie : il y aura de toutes façons besoin d'une expertise qui se vendra très cher.
* Sur certains PDF, j'ai remarqué que ST Microelectronics est/était assez impliqué dans le projet. Il me semblait même avoir lu dans un document qu'une vente était prévue (mais je ne retrouve plus le pdf en question). Cela concerne uniquement IsaacOS ou Lisaac également ? Est-ce toujours d'actualité ? Que pensent-ils d'une libération ? D'un brevet ?
Benoit a effectué sa post-doc à ST. Il y a développé certains bouts de codes qui ne seront donc pas libérés.
Cependant, cela ne concerne ni l'OS, ni le compilateur.
* La libération de Lisaac est envisagée, et celle d'IsaacOS ? Je pense que serait un plus (mais certes pas le plus important). D'ailleurs d'après http://www.loria.fr/software/tous/logiciel?id=36 Isaac est libre, mais après lecture de la licence, ce n'est pas le cas (usage non commercial only, etc).
La libération du compilateur Lisaac est à la discretion de l'INRIA, tu peux leur poser la question concernant ce point.
Benoit a reçu, jusqu'à nouvel ordre, l'autorisation de libérer IsaacOS.
Il travaille d'arache pied à finir la récriture intégrale du compilateur v0.2
Il s'occupera ensuite de nettoyer IsaacOS afin d'en faire une distribution "propre".
Quand à moi, je vais m'occuper de commenter un peu le code et de rédiger e la doc.
J'espère avoir fini début mai.
Si je pose ces questions, c'est parce que Lisaac me semble plus que prometteur. Mais je doute que dans le paysage actuel , un langage de plus sortant de nulle-part, sans entreprise ni communauté derrière, réussise à s'imposer (aussi révolutionnaire fût-il). AMHA une libération ne serait pas du luxe, avec la création d'un groupe d'utilisateurs motivés pour développer les outils/modules/libs nécessaires, si vous voulez avoir un jour une chance de percer.
Je suis entièrement d'accord avec toi : Seul quelques entreprises ont à l'heure actuelle la capacité de vendre un langage propriétaire : Microsoft, éventuellement Sun, Borland, bien que j'y crois guère pour ces dernier.
Les coûts d'évangélisation sont énormes (il y a un marketeux pour 5 développeur à Microsoft) et le libre constitue un marketing gratuit que l'INRIA ne peut pas payer. De toutes façon cette organisation n'a pas les structures nécessaires.
Espérer diffuser Lisaac en tant que langage et compilateur non libre constitue de l'irréalisme totale et à mon sens une méconnaissance du marché de l'informatique qui n'a plus rien à voir avec ce qu'il était il y a encore 3 ans.
Le marché est dorénavent séparé entre deux acteurs : Microsoft et ses féaux, et le monde du Libre. Tout le monde, chinois compris, suit et subit cette situation.
Si IBM et consort se sont rangés derrière le libre, ce n'est pas par conversion à l'idéal communiste, mais par réalisme stratégique : ils ont compris que c'était leur seul moyen de s'en sortir et que la mutualisation des coûts de développement, les économies énormes en coûts de marketing sont une force très difficile à combattre, on commence à voir les fruits que cela rapporte.
De toutes façons, vendre un compilateur à l'heure actuel n'est plus du tout adapté au marché, ça l'était peut être encore il y a 10 ans, mais aujourd'hui, c'est une stratégie vouée à l'échec.
Par contre, vendre du service autour, du support pour les SSII, du dev de libs, de framework est un modèle qui pourrait être très rémunérateur.
J'espère qu'ils sauront le comprendre. Je pense qu'ils sont clairvoyants, il le comprendront donc, si ce n'est déjà fait.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker
[^] # Re: Un peu de transparence
Posté par Ontologia (site web personnel) . En réponse à la dépêche 23 mars: Conférence au LORIA sur Lisaac, un nouveau langage. Évalué à 3.
C'est l'INRIA qui décide, je ne me permettrai pas de commenter leur décision, où ce que j'ai cru comprendre qu'ils pensent.
Je crois que Pierre Jarillon s'est exprimé là dessus plus haut.
Benoit pense (et je pense) qu'il faut breveter la techno centrale du compilateur, libérer le compilateur et autoriser tout ceux qui feront du libre avec.
De toutes façon, le fait que la librairie du code soit en Cecill implique qu'on est obligé de faire du libre avec, à moins de réécrire celle-ci (bonne chance).
L'INRIA se financera (je suis pour que la recherche française, quelque fois, essaye de gagner de l'argent à condition qu'on laisse les chercheurs tranquille quand il veulent faire du fondamental) sur la vente de licence propriétaire, et éventuellement sur des droits du brevets.
Mais surtout sur la (les) start-up créé autour de la technologie : il y aura de toutes façons besoin d'une expertise qui se vendra très cher.
* Sur certains PDF, j'ai remarqué que ST Microelectronics est/était assez impliqué dans le projet. Il me semblait même avoir lu dans un document qu'une vente était prévue (mais je ne retrouve plus le pdf en question). Cela concerne uniquement IsaacOS ou Lisaac également ? Est-ce toujours d'actualité ? Que pensent-ils d'une libération ? D'un brevet ?
Benoit a effectué sa post-doc à ST. Il y a développé certains bouts de codes qui ne seront donc pas libérés.
Cependant, cela ne concerne ni l'OS, ni le compilateur.
* La libération de Lisaac est envisagée, et celle d'IsaacOS ? Je pense que serait un plus (mais certes pas le plus important). D'ailleurs d'après http://www.loria.fr/software/tous/logiciel?id=36 Isaac est libre, mais après lecture de la licence, ce n'est pas le cas (usage non commercial only, etc).
La libération du compilateur Lisaac est à la discretion de l'INRIA, tu peux leur poser la question concernant ce point.
Benoit a reçu, jusqu'à nouvel ordre, l'autorisation de libérer IsaacOS.
Il travaille d'arache pied à finir la récriture intégrale du compilateur v0.2
Il s'occupera ensuite de nettoyer IsaacOS afin d'en faire une distribution "propre".
Quand à moi, je vais m'occuper de commenter un peu le code et de rédiger e la doc.
J'espère avoir fini début mai.
Si je pose ces questions, c'est parce que Lisaac me semble plus que prometteur. Mais je doute que dans le paysage actuel , un langage de plus sortant de nulle-part, sans entreprise ni communauté derrière, réussise à s'imposer (aussi révolutionnaire fût-il). AMHA une libération ne serait pas du luxe, avec la création d'un groupe d'utilisateurs motivés pour développer les outils/modules/libs nécessaires, si vous voulez avoir un jour une chance de percer.
Je suis entièrement d'accord avec toi : Seul quelques entreprises ont à l'heure actuelle la capacité de vendre un langage propriétaire : Microsoft, éventuellement Sun, Borland, bien que j'y crois guère pour ces dernier.
Les coûts d'évangélisation sont énormes (il y a un marketeux pour 5 développeur à Microsoft) et le libre constitue un marketing gratuit que l'INRIA ne peut pas payer. De toutes façon cette organisation n'a pas les structures nécessaires.
Espérer diffuser Lisaac en tant que langage et compilateur non libre constitue de l'irréalisme totale et à mon sens une méconnaissance du marché de l'informatique qui n'a plus rien à voir avec ce qu'il était il y a encore 3 ans.
Le marché est dorénavent séparé entre deux acteurs : Microsoft et ses féaux, et le monde du Libre. Tout le monde, chinois compris, suit et subit cette situation.
Si IBM et consort se sont rangés derrière le libre, ce n'est pas par conversion à l'idéal communiste, mais par réalisme stratégique : ils ont compris que c'était leur seul moyen de s'en sortir et que la mutualisation des coûts de développement, les économies énormes en coûts de marketing sont une force très difficile à combattre, on commence à voir les fruits que cela rapporte.
De toutes façons, vendre un compilateur à l'heure actuel n'est plus du tout adapté au marché, ça l'était peut être encore il y a 10 ans, mais aujourd'hui, c'est une stratégie vouée à l'échec.
Par contre, vendre du service autour, du support pour les SSII, du dev de libs, de framework est un modèle qui pourrait être très rémunérateur.
J'espère qu'ils sauront le comprendre. Je pense qu'ils sont clairvoyants, il le comprendront donc, si ce n'est déjà fait.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker