j'ai juste besoin d'une petite piqûre de rappel sur les DRM, je ne comprends plus très bien l'intérêt.
Si on admet qu'un auteur / producteur est détenteur de droits patrimoniaux et moraux sur son oeuvre (c'est la loi actuelle), on peut admettre qu'il veuille limiter et / ou contrôler la diffusion de cette oeuvre. Il peut souhaiter ne l'autoriser que contre rémunération par exemple.
On peut questionner le fondement moral de ce droit, mais bon, on admet qu'il existe.
Pour garantir ce droit, cet auteur peut utiliser un moyen de cryptage, mais pour visionner l'oeuvre, l'utilisateur (le 'consommateur') a besoin de décrypter. L'idée du DRM est de demander une clé à chaque fois, et de n'autoriser qu'un logiciel homologué a décrypter et afficher / jouer l'oeuvre. Ce logiciel ne sera homologué que si il préserve la confidentialité du cryptage et ne permet pas de sauvegarder une version non cryptée. Bien sûr si on va plus loin, on peut aller aussi vers du pay-per-view, etc., mais ce n'ai qu'un effet secondaire possible.
Le système d'exploitation sera le garant de l'homologation du logiciel en question, et il pourra s'appuyer sur du matériel (puce) pour gérer sa zone "sûre" (là je ne sais plus bien pourquoi).
Jusque là j'ai bon ?
Mais là où je coince, c'est après : si je diffuse un film, je dois bien l'envoyer vers un écran ? Avec un peu de chance, c'est une sortie DVI. Qu'est-ce qui empêche le vilain pirate copier le film, en numérique, à ce point de la chaîne (quitte à le réencoder après) ? Idem sur une sortie audio SDIF ou autre ?
Du coup, pourquoi envisager toute cette infrastructure, qui a le léger inconvénient de disqualifier tout logiciel libre en tant que logiciel homologué (ou même que SE garant de la chaîne) ?
# Quelqu'un me fait un petit rappel sur les DRM ?
Posté par Franck Routier (Mastodon) . En réponse à la dépêche DADVSI 2.0 : L'amendement Vivendi-Universal est de retour ! Prévenez votre député !. Évalué à 2.
j'ai juste besoin d'une petite piqûre de rappel sur les DRM, je ne comprends plus très bien l'intérêt.
Si on admet qu'un auteur / producteur est détenteur de droits patrimoniaux et moraux sur son oeuvre (c'est la loi actuelle), on peut admettre qu'il veuille limiter et / ou contrôler la diffusion de cette oeuvre. Il peut souhaiter ne l'autoriser que contre rémunération par exemple.
On peut questionner le fondement moral de ce droit, mais bon, on admet qu'il existe.
Pour garantir ce droit, cet auteur peut utiliser un moyen de cryptage, mais pour visionner l'oeuvre, l'utilisateur (le 'consommateur') a besoin de décrypter. L'idée du DRM est de demander une clé à chaque fois, et de n'autoriser qu'un logiciel homologué a décrypter et afficher / jouer l'oeuvre. Ce logiciel ne sera homologué que si il préserve la confidentialité du cryptage et ne permet pas de sauvegarder une version non cryptée. Bien sûr si on va plus loin, on peut aller aussi vers du pay-per-view, etc., mais ce n'ai qu'un effet secondaire possible.
Le système d'exploitation sera le garant de l'homologation du logiciel en question, et il pourra s'appuyer sur du matériel (puce) pour gérer sa zone "sûre" (là je ne sais plus bien pourquoi).
Jusque là j'ai bon ?
Mais là où je coince, c'est après : si je diffuse un film, je dois bien l'envoyer vers un écran ? Avec un peu de chance, c'est une sortie DVI. Qu'est-ce qui empêche le vilain pirate copier le film, en numérique, à ce point de la chaîne (quitte à le réencoder après) ? Idem sur une sortie audio SDIF ou autre ?
Du coup, pourquoi envisager toute cette infrastructure, qui a le léger inconvénient de disqualifier tout logiciel libre en tant que logiciel homologué (ou même que SE garant de la chaîne) ?
J'ai loupé quelque chose ?
Merci d'avance !