• [^] # Re: Surpris

    Posté par . En réponse à la dépêche Un manuel scolaire libre. Évalué à 3.

    « Ils leur apprennent le calcul, ET à se servir d'un tableur. »
    « Une calculatrice, un tableur, c'est un outil. De toute façon pour s'en servir faut connaitre les bases, deviner en voyant un résultat si on a pas fait une erreur de frappe... »
    « Tant mieux si on apprend au plus tôt à se servir d'un ordinateur. »

    Je te conseille fortement de lire le document que j'ai référencé plus haut, notamment la partie concernant l'enseignement de l'informatique au collège et au lycée. Franchement, autant je comprends l'intérêt d'apprendre aux élève à se servir d'un ordinateur, autant je ne suis pas convaincu que ça doive se faire sur le temps des cours de maths. Comme il est évident que nous ne sommes pas tous égaux devant l'outil ordinateur (entre ceux qui ont un ordinateur et ceux qui n'en ont pas, déjà, on peut voir une certaine inégalité), je ne dis pas qu'il faut absolument bannir l'apprentissage de son utilisation dans un cadre scolaire. Par contre, utiliser l'ordinateur en maths, au collège, je trouve ça très très dangereux. Au lycée aussi, d'ailleurs.

    C'est assez marrant, lorsque j'étais au collège, il nous était interdit d'utiliser une calculatrice graphique. Même en Seconde, ça nous était interdit. Ce n'est qu'une fois arrivé en section scientifique qu'on m'a autorisé à l'utiliser. Et je trouve ça particulièrement sain : ici, la calculatrice nous a aidé pour comprendre le comportement de fonctions. Mais même comme ça, ça ne m'a pas dispensé de devoir tracer les courbes moi-même...

    Honnêtement, vue la teneur des programmes de maths entre la 6è et la 2nde, je ne vois pas vraiment ce qui justifie l'utilisation d'un ordinateur pour calculer quoi que ce soit.

    Pire : les gens qui font une prépa ou un DEUG MIAS, à ma connaissance, n'ont droit à rien de plus qu'une calculatrice graphique. Il y a bien une partie « informatique », mais il s'agit de « vraie » informatique théorique (avec Maple, Pascal, ou OCaml, par ex).