Ce n'est pas parce que le mot prevention est utilisé parfois dans des logiques purement offensive que tout acte préventif en devient nécessairement offensif.
La société est-elle plus violente qu'avant ? Oui et non.
- Notre tolérance à la violence a dimunuée. Va t-on s'en plaindre ? Il y a 20 ans, quand une femme était violée, on dissertait encore à savoir s'il elle l'avait mérité ou pas. Depuis ça a changé. Doit-on reclamer un retour en arrière ? Doit-on souhaiter moins de sécurité parce qu'autrefois il y'en avait moins ?
- Depuis ces 10 dernières années, la violence des mineurs est en pleine croissance ; les faits divers exceptionnels d'il y'a 15 ans sont devenu le quotidien des collèges, une chose que ne peuvent ignorer tout ceux qui connaissent des enseignants dans le secondaire. Lorsque ça plait aux médias, ils en parlent à longueur de mois (comme en Janvier) ; mais lorsqu'ils n'en parlent pas, ce n'est pas pour autant qu'il ne se passe rien.
On peut bien jouer à cache-cache et prétendre que tout vient des médias. On peut les accuser de ne souligner que ce qui les intéresse. Supposer qu'ils invente tout est une démarche un peu plus douteuse, à la Meyssan.
La société devrait ne pas être contrôlée ? Mais voyons, c'est la base du principe de société de se controler (socii, les alliés !), c'est la base du civisme que de proposer une organisation qui permet théoriquement aux individus de vivre en harmonie.
L'histoire serait-elle cyclique ? C'est amusant de voir que ce point de vue n'est jamais partagé que par ceux qui n'ont jamais étudié l'histoire au niveau universitaire. Car comme le disait Marc Bloch, et bien d'autre, l'histoire est avant tout science du changement, et l'on ne comprend jamais si mal le présent qu'en croyant qu'il est une reproduction du passé. Ce dernier, dans l'étrange défaite soulignait de manière amusante qu'à croire que l'histoire se répétait, la France avait perdu la guerre de 1971, le début de celle de 1914 et celle de 1940, à systématiquement s'armer et suivre des stratégies dépassées (la France avait autant de char que l'Allemagne en 1940 ; mais forcement, beaucoup de chars éparpillés sur l'hexagone, ça ne fait pas grand chose face à une blitzkrieg organisée et ponctuelle).
Si l'histoire propose souvent des ressemblances entre un fait passé et un fait présent, toute la finesse et la subtilité consiste justement à voir les paramètres irrémédiablement différents.
Et c'est sans doute ceci qui différencie les historiens des sociologues : les derniers semblent croire qu'il existe des lois régissant la vie des hommes à force d'étudiers des contextes précis, alors que les premiers étudient des contextes suffisement différents pour se rendre compte que les rares lois valides en histoire ne sont que des lieux communs sans intérêt.
[^] # Mais encore ?
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Big Brother Awards 2005. Évalué à 5.
La société est-elle plus violente qu'avant ? Oui et non.
- Notre tolérance à la violence a dimunuée. Va t-on s'en plaindre ? Il y a 20 ans, quand une femme était violée, on dissertait encore à savoir s'il elle l'avait mérité ou pas. Depuis ça a changé. Doit-on reclamer un retour en arrière ? Doit-on souhaiter moins de sécurité parce qu'autrefois il y'en avait moins ?
- Depuis ces 10 dernières années, la violence des mineurs est en pleine croissance ; les faits divers exceptionnels d'il y'a 15 ans sont devenu le quotidien des collèges, une chose que ne peuvent ignorer tout ceux qui connaissent des enseignants dans le secondaire. Lorsque ça plait aux médias, ils en parlent à longueur de mois (comme en Janvier) ; mais lorsqu'ils n'en parlent pas, ce n'est pas pour autant qu'il ne se passe rien.
On peut bien jouer à cache-cache et prétendre que tout vient des médias. On peut les accuser de ne souligner que ce qui les intéresse. Supposer qu'ils invente tout est une démarche un peu plus douteuse, à la Meyssan.
La société devrait ne pas être contrôlée ? Mais voyons, c'est la base du principe de société de se controler (socii, les alliés !), c'est la base du civisme que de proposer une organisation qui permet théoriquement aux individus de vivre en harmonie.
L'histoire serait-elle cyclique ? C'est amusant de voir que ce point de vue n'est jamais partagé que par ceux qui n'ont jamais étudié l'histoire au niveau universitaire. Car comme le disait Marc Bloch, et bien d'autre, l'histoire est avant tout science du changement, et l'on ne comprend jamais si mal le présent qu'en croyant qu'il est une reproduction du passé. Ce dernier, dans l'étrange défaite soulignait de manière amusante qu'à croire que l'histoire se répétait, la France avait perdu la guerre de 1971, le début de celle de 1914 et celle de 1940, à systématiquement s'armer et suivre des stratégies dépassées (la France avait autant de char que l'Allemagne en 1940 ; mais forcement, beaucoup de chars éparpillés sur l'hexagone, ça ne fait pas grand chose face à une blitzkrieg organisée et ponctuelle).
Si l'histoire propose souvent des ressemblances entre un fait passé et un fait présent, toute la finesse et la subtilité consiste justement à voir les paramètres irrémédiablement différents.
Et c'est sans doute ceci qui différencie les historiens des sociologues : les derniers semblent croire qu'il existe des lois régissant la vie des hommes à force d'étudiers des contextes précis, alors que les premiers étudient des contextes suffisement différents pour se rendre compte que les rares lois valides en histoire ne sont que des lieux communs sans intérêt.