Je suis d'accord sur le fait que la recherche d'antécedant soit gratuite. C'est à mon avis un service public évident. (En vrai j'imagine que ça l'est déjà ou alors je ne comprends pas)
Le problème est que les brevets marchaient sans trop de pbm avant l'avènement de l'informatique. Poser des brevets sur un objet en forme de lune qui permet de poser des bouteilles dans un équilibre rigolo peut avoir un sens puisque ça permet de créer un marché de R&D dans un domaine où il y en a peu. Mais en informatique le problème est différent. Il pousser la population dans sont ensemble à regarder les choses en face. Internet est une remise en question profonde du droit d'auteurs ou de tout concept permettant d'avoir un contrôle sur la diffusion de l'information et du savoir. De plus il faut comprendre la notion d'immateriel, d'infiniment reproductible et de voir qu'il est sans doute illusoire de vouloir appliquer aux systèmes d'informations le cadre juridique déjà existant comme les brevets.
Poser un brevet sur le mp3 revient, si on pousse un peu les choses, à poser un brevet sur une mise en place particulière d'algos de compressions dont la plupart ont été bien antérieurs au mp3 lui-même (J. Fourier 1768-1830). L'informatique évolue et les languages de programmation se rapprochent de plus en plus du language mathématique. Il apparaît alors de plus en plus évident que breveter un logiciel issue d'un effort de recherche public, par exemple, et dont les rapports sont gratuitement accessibles de partout dans le monde contredit la notion de recherche. Il n'a pas été dans l'histoire question de brevet sur certain resultats mathématiques (je n'ai pas trouvé de lien là dessus) mais comme on peut les retrouver indépendament rien n'a marché.
Bien qu'utile pour la diffusion de la culture, la notion de propriété intelectuelle (et par suite de brevet) est, à mon avis, profondement remise en cause par l'Internet
complètement libre comme le rêve les scientifiques ?
C'est pour moi un des débats les plus importants du moment et qui revient toujours (brevet, DRM, LL, ...) à la même question : A quoi veut-on que l'internet de demain ressemble ! Et ceci sachant que technologiquement on ne peut pas tout avoir. On peut pas voter tranquillement sur Internet et en même temps avoir une agence d'état qui verifie si les gens on des photos pédophiles sur leurs ordis. Il doit y avoir un vrai débat public sur Internet pour les gens s'y intéresse. On a bien vu l'importance d'internet comme media d'information sur l'affaire DADVSI alors que la presse traditionelle n'en parle pas (plus maintenant qu'au mois de décembre). Le problème actuel est que bcp de gens sont pas du tout au courant alors que c'est aujourd'hui par leurs choix de consomateurs qu'il peuvent choisir l'Internet de demain. Après tout, si tout le monde préfère, avec une bonne connaissance du pbm, avoir windows avec des DRM partouts et quelques multinationales qui contrôlent le monde, c'est arpès tout un choix démocratique et respectable.
[^] # Re: Suppression
Posté par Jakie Kasperwsky . En réponse à la dépêche l'UE lance une consultation sur les brevets. Évalué à 3.
Le problème est que les brevets marchaient sans trop de pbm avant l'avènement de l'informatique. Poser des brevets sur un objet en forme de lune qui permet de poser des bouteilles dans un équilibre rigolo peut avoir un sens puisque ça permet de créer un marché de R&D dans un domaine où il y en a peu. Mais en informatique le problème est différent. Il pousser la population dans sont ensemble à regarder les choses en face. Internet est une remise en question profonde du droit d'auteurs ou de tout concept permettant d'avoir un contrôle sur la diffusion de l'information et du savoir. De plus il faut comprendre la notion d'immateriel, d'infiniment reproductible et de voir qu'il est sans doute illusoire de vouloir appliquer aux systèmes d'informations le cadre juridique déjà existant comme les brevets.
Poser un brevet sur le mp3 revient, si on pousse un peu les choses, à poser un brevet sur une mise en place particulière d'algos de compressions dont la plupart ont été bien antérieurs au mp3 lui-même (J. Fourier 1768-1830). L'informatique évolue et les languages de programmation se rapprochent de plus en plus du language mathématique. Il apparaît alors de plus en plus évident que breveter un logiciel issue d'un effort de recherche public, par exemple, et dont les rapports sont gratuitement accessibles de partout dans le monde contredit la notion de recherche. Il n'a pas été dans l'histoire question de brevet sur certain resultats mathématiques (je n'ai pas trouvé de lien là dessus) mais comme on peut les retrouver indépendament rien n'a marché.
Bien qu'utile pour la diffusion de la culture, la notion de propriété intelectuelle (et par suite de brevet) est, à mon avis, profondement remise en cause par l'Internet
complètement libre comme le rêve les scientifiques ?
C'est pour moi un des débats les plus importants du moment et qui revient toujours (brevet, DRM, LL, ...) à la même question : A quoi veut-on que l'internet de demain ressemble ! Et ceci sachant que technologiquement on ne peut pas tout avoir. On peut pas voter tranquillement sur Internet et en même temps avoir une agence d'état qui verifie si les gens on des photos pédophiles sur leurs ordis. Il doit y avoir un vrai débat public sur Internet pour les gens s'y intéresse. On a bien vu l'importance d'internet comme media d'information sur l'affaire DADVSI alors que la presse traditionelle n'en parle pas (plus maintenant qu'au mois de décembre). Le problème actuel est que bcp de gens sont pas du tout au courant alors que c'est aujourd'hui par leurs choix de consomateurs qu'il peuvent choisir l'Internet de demain. Après tout, si tout le monde préfère, avec une bonne connaissance du pbm, avoir windows avec des DRM partouts et quelques multinationales qui contrôlent le monde, c'est arpès tout un choix démocratique et respectable.