Je pense par contre que le code est souvent écris plus "à la vas vite" et c'est certainement la raison qui fait qu'on a plus confiance en le matériel.
Certainement, en tout cas dans le cas des fabriquants de périphériques.
On peut facilement trouver un matériel qu'on considère comme étant d'une certaine qualité. Pour un pilote propriétaire, il faut bien prendre celui fourni par le constructeur, et si l'on se pose avant la question de choisir un matériel fourni avec un pilote propriétaire de qualité, là, on ne trouve pas grand chose...
Peut-être aussi est-ce qu'on se dit qu'un problème matériel se manifeste généralement assez vite et que si cela a fonctionné correctement pendant un certain temps, c'est que ça doit être bon.
À part cela, on peut aussi, notamment sur un serveur, utiliser du RAID si l'on n'a pas confiance dans les disques, utiliser de la mémoire ECC... Du côté des pilotes, je n'en vois pas trop qui comprennent un système pour rattrapper leur éventuelle défaillance.
Si la fiabilité est la préoccupation numéro un, il existe des unices propriétaires qui font très bien leur travail.
Si l'on ne considère que la fiabilité technique, en effet. En particulier, sur les Unix propriétaires, les pilotes ne sont généralement pas écrit par le fabriquant des périphériques, mais par le vendeur du système. Du coup, il y a moins de pilotes, peut-être moins performants, mais plus fiables.
Cependant, si l'on considère dans la fiabilité l'assurance de ne pas avoir de backdoor dans le système, on n'est pas très avancé avec un Unix entièrement propriétaire...
D'ailleurs, la différence importante, entre le matériel et le logiciel, se situe justement dans ce domaine. Si l'on se pose les questions, pour être caricatural, "Est-ce que ma carte réseau ne laisserait pas des fois la NSA accéder à ma machine comme elle veut ?" et "Est-ce que le pilote propriétaire de ma carte réseau ne laisserait pas des fois la NSA accéder à ma machine comme elle veut ?", il est plus difficile pour le firmware qui tourne sur le chip intégré à la carte d'aller prendre le contrôle du noyau que pour le pilote qui est déjà exécuté sur le CPU en mode privilégié...
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Re: Le risque n'est pas le même
Posté par Arthur Accroc . En réponse à la dépêche Pilotes binaires dans Linux: quel est le problème ?. Évalué à 5.
Certainement, en tout cas dans le cas des fabriquants de périphériques.
On peut facilement trouver un matériel qu'on considère comme étant d'une certaine qualité. Pour un pilote propriétaire, il faut bien prendre celui fourni par le constructeur, et si l'on se pose avant la question de choisir un matériel fourni avec un pilote propriétaire de qualité, là, on ne trouve pas grand chose...
Peut-être aussi est-ce qu'on se dit qu'un problème matériel se manifeste généralement assez vite et que si cela a fonctionné correctement pendant un certain temps, c'est que ça doit être bon.
À part cela, on peut aussi, notamment sur un serveur, utiliser du RAID si l'on n'a pas confiance dans les disques, utiliser de la mémoire ECC... Du côté des pilotes, je n'en vois pas trop qui comprennent un système pour rattrapper leur éventuelle défaillance.
Si l'on ne considère que la fiabilité technique, en effet. En particulier, sur les Unix propriétaires, les pilotes ne sont généralement pas écrit par le fabriquant des périphériques, mais par le vendeur du système. Du coup, il y a moins de pilotes, peut-être moins performants, mais plus fiables.
Cependant, si l'on considère dans la fiabilité l'assurance de ne pas avoir de backdoor dans le système, on n'est pas très avancé avec un Unix entièrement propriétaire...
D'ailleurs, la différence importante, entre le matériel et le logiciel, se situe justement dans ce domaine. Si l'on se pose les questions, pour être caricatural, "Est-ce que ma carte réseau ne laisserait pas des fois la NSA accéder à ma machine comme elle veut ?" et "Est-ce que le pilote propriétaire de ma carte réseau ne laisserait pas des fois la NSA accéder à ma machine comme elle veut ?", il est plus difficile pour le firmware qui tourne sur le chip intégré à la carte d'aller prendre le contrôle du noyau que pour le pilote qui est déjà exécuté sur le CPU en mode privilégié...
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone