En quoi cette couche de logiciel est-elle intrinsèquement différente ?
Elle ne fonctionne pas sur le périphérique, comme un firmware, mais sur le processeur central, en mode noyau.
Ça lui ouvre nettement plus de possibilités pour planter le système ou contenir du code malicieux sans qu'on le sache...
Même en espérant que nVidia n'est pas un autre Sony, comme tout fabriquant de carte 3D, ils programment leurs drivers pour la performance (pour impressionner plus que le concurrent), en dépit de toute autre considération. Confronté à ce problème Microsoft a mis en place il y a plusieurs années un programme de certification des drivers pour obliger les fabriquants de matériel à faire des drivers potables qui ne plantent pas (plus ;-) ) Windows; sous Linux, ils peuvent à nouveau "se lâcher" et je suis convaincu qu'ils le font.
Exemple : j'ai installé une fois (!) un driver nVidia propriétaire (pas sur ma machine et encore moins sur un serveur, et c'était ça, le driver VESA, ou la mise-à-jour d'XFree, voire de la distrib), ça marchait super bien... jusqu'à ce que l'APM ou l'ACPI se déclenche. Là, freeze complet du système. Efficace.
Avoir une architecture à micronoyau où les pilotes tourneraient en mode non privilégié limiterait déjà beaucoup le risque, en échange d'une certaine perte de performances.
Andrew Tannenbaum considère que le jeu en vaut la chandelle (c'est le genre de trucs qu'il reproche à l'architecture du noyau de Linux), et je serais assez d'accord avec lui si un jour on ne peut éviter d'utiliser ces saletés de drivers binaires.
Cela dit, les considérations sont différentes suivant qu'on utilise sa machine uniquement comme une console de jeux en plus cher, pour stocker ses informations bancaires, ou comme serveur pour le boulot. Mais comprend qu'il y en a qui ont besoin d'un Linux fiable.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Le risque n'est pas le même
Posté par Arthur Accroc . En réponse à la dépêche Pilotes binaires dans Linux: quel est le problème ?. Évalué à 6.
Elle ne fonctionne pas sur le périphérique, comme un firmware, mais sur le processeur central, en mode noyau.
Ça lui ouvre nettement plus de possibilités pour planter le système ou contenir du code malicieux sans qu'on le sache...
Même en espérant que nVidia n'est pas un autre Sony, comme tout fabriquant de carte 3D, ils programment leurs drivers pour la performance (pour impressionner plus que le concurrent), en dépit de toute autre considération. Confronté à ce problème Microsoft a mis en place il y a plusieurs années un programme de certification des drivers pour obliger les fabriquants de matériel à faire des drivers potables qui ne plantent pas (plus ;-) ) Windows; sous Linux, ils peuvent à nouveau "se lâcher" et je suis convaincu qu'ils le font.
Exemple : j'ai installé une fois (!) un driver nVidia propriétaire (pas sur ma machine et encore moins sur un serveur, et c'était ça, le driver VESA, ou la mise-à-jour d'XFree, voire de la distrib), ça marchait super bien... jusqu'à ce que l'APM ou l'ACPI se déclenche. Là, freeze complet du système. Efficace.
Avoir une architecture à micronoyau où les pilotes tourneraient en mode non privilégié limiterait déjà beaucoup le risque, en échange d'une certaine perte de performances.
Andrew Tannenbaum considère que le jeu en vaut la chandelle (c'est le genre de trucs qu'il reproche à l'architecture du noyau de Linux), et je serais assez d'accord avec lui si un jour on ne peut éviter d'utiliser ces saletés de drivers binaires.
Cela dit, les considérations sont différentes suivant qu'on utilise sa machine uniquement comme une console de jeux en plus cher, pour stocker ses informations bancaires, ou comme serveur pour le boulot. Mais comprend qu'il y en a qui ont besoin d'un Linux fiable.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone