Il y a quelque chose qui m'échappe dans cette phrase, en tant que chargé de recherche inria. Dans ses voeux pour l'année 2005, notre président Gilles Kahn a indiqué explicitement que les chercheurs étaient associés aux prises de décision concernant les logiciels qu'ils développent, en particulier pour tout ce qui concerne la valorisation. Si le compilateur est fermé, c'est que l'auteur négocie mal avec la direction.
Quelques autres remarques en vrac.
D'abord, si l'auteur avait publié ses algorithmes "révolutionnaires" (peut être l'a-t-il fait), la protection par brevet serait impossible, au moins en France (publié = impossible à breveter).
D'autre part, si le compilateur est impossible à développer sans l'auteur, pourquoi n'est-ce pas utilisé comme argument de négociation, de la forme : libre ou j'arrête de développer. Ou mieux : libre, sinon le jour ou je me casse, personne ne pourra rien en faire. Ou encore : libre sinon vous pourrez toujours essayer de vendre des licences quand personne ne sera capable de faire le support.
A part ça, je livre ma super astuce personnelle pour distribuer mes créations sous licences libres : j'utilise une bibliothèque avec une licence contaminante, par exemple la GPL. Un de mes anciens thésards a ainsi développé tout un code de réseaux de neurones basé sur la GSL qui est GPL (pas LGPL). Moralité, l'Inria peut soit ne pas le diffuser (développement interne) soit le diffuser en GPL. Gnark, gnark ;-) Autre astuce : négocier dès le début d'un développement logiciel en disant que l'outil est sympa sans plus. On obtient ainsi le droit de distribuer ça dans une licence libre et c'est plié.
Bien entendu, je parle ici en tant que Boubou, sans engager mon autre moi (Fabrice Rossi) CR à l'Inria.
[^] # Re: Protection par l'obscurantisme
Posté par boubou . En réponse à la dépêche Lisaac 0.84 est sorti. Évalué à 7.
Il y a quelque chose qui m'échappe dans cette phrase, en tant que chargé de recherche inria. Dans ses voeux pour l'année 2005, notre président Gilles Kahn a indiqué explicitement que les chercheurs étaient associés aux prises de décision concernant les logiciels qu'ils développent, en particulier pour tout ce qui concerne la valorisation. Si le compilateur est fermé, c'est que l'auteur négocie mal avec la direction.
Quelques autres remarques en vrac.
D'abord, si l'auteur avait publié ses algorithmes "révolutionnaires" (peut être l'a-t-il fait), la protection par brevet serait impossible, au moins en France (publié = impossible à breveter).
D'autre part, si le compilateur est impossible à développer sans l'auteur, pourquoi n'est-ce pas utilisé comme argument de négociation, de la forme : libre ou j'arrête de développer. Ou mieux : libre, sinon le jour ou je me casse, personne ne pourra rien en faire. Ou encore : libre sinon vous pourrez toujours essayer de vendre des licences quand personne ne sera capable de faire le support.
A part ça, je livre ma super astuce personnelle pour distribuer mes créations sous licences libres : j'utilise une bibliothèque avec une licence contaminante, par exemple la GPL. Un de mes anciens thésards a ainsi développé tout un code de réseaux de neurones basé sur la GSL qui est GPL (pas LGPL). Moralité, l'Inria peut soit ne pas le diffuser (développement interne) soit le diffuser en GPL. Gnark, gnark ;-) Autre astuce : négocier dès le début d'un développement logiciel en disant que l'outil est sympa sans plus. On obtient ainsi le droit de distribuer ça dans une licence libre et c'est plié.
Bien entendu, je parle ici en tant que Boubou, sans engager mon autre moi (Fabrice Rossi) CR à l'Inria.