• [^] # Re: Compatibilite binaire

    Posté par . En réponse à la dépêche Gaël Duval répond à Mark Shuttleworth. Évalué à 2.

    C'est quoi "tout" ? tout ça à forcement une limite. Je trouve qu'il vaut mieux la fixer en connaissance de cause que d'en rester sur un "tout" indéfinie.

    Précisément.

    Le "tout" ici, c'est : tout les logiciels / packages que mon fournisseur distribue.
    C'est ça la limite, l'ensemble fini. Parceque mon dealer de linux peut difficilement s'assurer que "tout les packages externes susceptibles d'etre installés mais eventuellement fabriqués et distribués par d'autres (et sur lesquels il n' a pas le controle / ne peut pas les corriger)" fonctionnent avec sa distro.

    Ce qui fait que, compatibilité binaire ou pas, une incertitude subsistera concernant l'intégration et le bon fonctionnement de ces packages sur ma distro, et on n'aura probablement pas un support officiel de Red Hat sur les packages Mandriva (ce qui n'aidera ni les débutants qui ne peuvent pas compiler eux-memes, puisqu'on ne pourra pas leur recommander d'utiliser des packages externes dont il ne sauraient pas gérer les incompatibilité, ni les ISV, qui veulent pouvoir faire du support "officiel" cf. oracle).

    Ça donne ceci, dans le texte de Duval, lorsqu'il parle de la compatibilité binaire entre Mandriva et Red Hat (pourtant supposée bonne):

    "Il en résulte qu'on obtient souvent une très bonne compatibilité au niveau source, et même parfois une compatibilité binaire, en fonction des versions utilisées, par exemple entre Red Hat/Fedora et Mandriva. Bien entendu, ce sont des compatibilités binaires accidentelles, ".

    On voit bien que même dans ce cas "idéal" (deux distribs proches, LSB compliant) sa réponse est très vague et n'aidera pas l'utilisateur (surtout néophyte) à determiner si le package lambda pour RHEL marchera sur sa Mdv, ni l'ISV pour établir s'il peut supporter son package fabriqué sur RHEL pour les utilisateurs Mdv.

    Ce n'est pas pour autant qu'il faut nier le fait que l'absence de compatibilité pose des problèmes

    Ah, "nier", oui, je préfère (plutôt qu''éluder": ce que je ne pense pas avoir fait) !
    Ou pour être plus précis: je pense que ça pose des tout petits problèmes, très secondaires (en fait, essentiellement pour les logiciels propriétaires - pourquoi se donner tant de peine avec eux - qui ont par ailleur des solutions de secours).
    Ou bien: que la tentative de compatibilité binaire est la (mauvaise) solution a un autre problème.

    D'autre part j'ajoutais que plus la "compatibilité des sources" (stabilité des API et interopérabilité entre environements logiciels: des objectifs plus faciles à atteindre) est bonne, moins la question de la compat binaire se pose (si la compilation et l'intégration fonctionne comme sur des roulettes, alors les ISV n'ont pas beaucoup d'effort à faire pour supporter plein de distros).

    Quant à ceux qui souhaitent la compatibilité binaire pour installer de temps en temps la dernière version de nautilus ou autre, ça n'est pas le but qu'indique Duval (et pour le coup ce serait délirant, faire tourner gnome 2.12 sur gtk 1 ou 2 au choix ? ):

    "Au final, je pense que la seule voie possible pour les distributions Linux est de se mettre d'accord sur des versions de logiciel et de bibliothèques communes à un instant t".

    Ça ressemble à un voeux pieu.