Le fil de cette discussion est au delà des perceptions de chacun le fond existentiel de sociétés éditrices comme Mandriva et Cannonical, c'est à dire celles qui comme elles ne s'appuient pas sur des sociétés ayant une forte assise dans le domaine professionnel - comme Suse/Novell - ou ayant une forte base installée du au primo-entrant - comme Red-Hat, ni même à celui qui dominera le marché intérieur de la Chine.
Va falloir être clair, avoir pour parain un milliardaire comme BS ça aide. mais ça n'explique pas l'engouement populaire pour Ubuntu. Au contraire au premier abord c'est plutôt un aspect qui inspire une sympathie plus que relative. Et l'on connait nombres de situations hors du domaine informatique où cet avantage n'a débouché sur aucune réussite finale.
> Ragoutoutou
> - mandriva vend un produit et du support par rapport à ce produit.
> - Canonical sponsorise un projet communautaire et vend du support par rapport
> à ce projet
>
> Pierre Jarillon
> Mandriva sponsorise aussi des projets libres en faisant travailler certains de ses
> employés sur ces projets.
>
OK mais est ce réellement ce qui les différencie fondamentalement ?
> Axel R.
> personnelles, mais à l'usage, je ne regrette rien. Ubuntu est une distribution qui
> s'installe facilement, qui contient, à mon avis, les mêmes facilités d'utilisation
> que Mandrake, mais surtout qui, au niveau de la philosophie me semble bien
> plus libre.
>
Difficile de contester la position de Mandrake/Mandriva dans ce domaine.
Ce n'est vraiment pas un domaine où ses dirigeants ont fauté même lorsque la société était en difficulté. Rien avoir avec la position de Suse concernant Yast avant la période Novell.
> La ségrégation "club mandriva" représente aussi un frein à l'extension de la
> communauté mandriva (min 60¤ par ans tout de même pour le niveau
> d'adhésion le plus bas et qui semble être la taxe de passage pour avoir accès
> à la communauté officielle de mandriva, sur deux ans ça revient plus cher
> que XP home OEM).
>
Quelques soit les arguments à opposer c'est un fait indéniable. Et AMHA fortement handicapant. Ce qui autrefois à pu les sauver devient quoiqu'ils en pensent - quoique les bilans peuvent aussi faire apparaitre - un boulet au niveau de la perception des utilisateurs non professionnels de l'informatique.
La charte et l'organisation du nouveau site en est la meilleure expression. Ce site a été conçu pour "faire sérieux" et rassurer les professionnels, en total décalage avec les nouvelles fonctions de Gael Duval. De par ses anciennes fonctions en est il le grand architecte ? Qu'il ait été validé par le CA ne change rien à l'impression que j'en ai. On est fort éloigné de l'esprit communautaire avec pareille vitrine - rien à voir avec les gouts et les couleurs ni avec les campagnes Benetton :-)
> Infernal Quack
> Je pense aussi que le fait que Mandriva soit réalisée par une entreprise fait que
> les utilisateurs sont beaucoup plus exigeants :
> "Ca marche pas et pourtant il sont payés !".
> Alors que pour Ubuntu ou Debian on se dit "Quel beau travail ! C'est pas parfait
> mais c'est bien pour des bénévoles".
>
Ca c'est comme "Gentoo c'est plus rapide", c'est une appréciation subjective chez beaucoup de personnes engagées car basée sur des émotions mais qui a du mal à trouver une valeur tangible chez l'utilisateur lambda.
Sachant que tout produit marchand ou non est soumis à des aléas concernant sa qualité - dépendant en grande partie de sa complexité (les bassines en plastique ne posent guère de problèmes à l'usager) - et ce quelque soit l'engagement fourni pour présenter un produit impeccable, chose qu'un utilisateur aura par habitude pris en compte, ce qui devient déterminant pour lui au delà de l'attrait à l'origine de son choix c'est l'après-vente qu'il y ait eu achat ou non.
- Ca marche sans problème. Ok je n'hésita pas si ce produit correspond à mes souhaits.
- Ca marche toujours sans problème. Super. Je deviens un fan :-)
- Dans le cas contraire quel est le niveau du SAV de la Maison Mandrake (cité à dessein) ou des Forums dédiés ? J'ai mon opinion sur ce sujet - d'ailleurs j'ai un post en cours qui illustre la situation (utilisateur de niveau plus que moyen et réponse aux abonnées abscents, en l'état. Peut être le problème est il mal exposé voire imaginaire, peut-être qu'il n'y a pas de solution. Mais au niveau des utilisateurs, du moins pour nombres d'entre eux, l'abscence de réponse n'est pas sans conséquence au niveau de la perception qu'ils peuvent avoir sur la solidarité communautaire et de son niveau global de compétence) . Cela ne veut pas dire que tout se termine ainsi sinon plus personne n'utiliserait cette Distrib. Moi compris.
Son atout c'est la technicité - matériels reconnus en premier lieu - et choix étendus des appli. Et une bonne image concernant le respect des LL. D'accord, pour RMS ce n'est pas son champion. Mais ce n'est pas non plus Debian. L'honneur peut être sauf.
Alors que possède donc Ubuntu de plus pour lui tailler des croupières en moins de 2 (non en fait en 3 releases) ? Cf les stats de DistroWatch.
A priori rien. Choix d'appli plus restrictifs, options unilatérales (grub sans lilo, Gnome sans KDE - même s'il y a l'option Kubuntu totalement communautaire - l'option Sudo fortement contestée, etc.) devraient au contraire la pénaliser.
Rien de tout cela. Même la Corel qui en son temps se positionnait sur un créneau similaire - en fait un peu entre Ubuntu et Linspire - n'a connu un tel engouement. Certes Ubuntu a su éviter les erreurs de ses ainées (pas taper : c'est juste une opinion personnelle et subjective) mais cela ne suffit pas à tout expliquer.
Alors quoi.?
Quelques pistes :
1/ Ubuntu repose sur une base réputée. Pas suffisant. En fait même pas significatif. Combien de distrib reposent sur Debian. et n'occupent pas le devant de la scène ?
Je sens que vous allez me remettre la question de l'argent sur le tapis.
Je doute encore. Regardez Mozilla. AOL leur a filé une grosse cagnote quand ils sont parti. Mais au bout d'un certain temps lls ont mangé des pissenlits. Si vous avez un doute demandez à Tristan Nitot. Ils avez en quelque sortes leur Debian avec la suite Mozilla. Un produit techniquement aussi abouti que Phoenix/Firebird/Firefox de qualité égale voire globalement supérieur à leur rival des premières heures. Et puis, alors qu'ils étaient financièrement au bout du rouleau ils ont su rebondir et s'acheminent désormais non pas vers un succès définitif - les positions d'IE sont toujours confortables - mais vers un futur possible proprement inimaginable lorsqu'on sait qu'il y a 3 ans IE était à 95%.
2/ Un projet cohérent, solide et attractif à la fois. Même si je n'adhère pas plus que ça à leurs choix initiaux (rien à voir avec le choix de Gnome au dépend de KDE - pour preuve WMaker + Gnome Panel ou Enlightenment + Gnome Panel sur mon antiquité à 400Mhz) c'est un de leur plus grand atout. Du moins les gens d'Ubuntu en joue et en rajoute.
Pourtant Mandriva n'a apparemment rien à leur envier. Au contraire.
Seule une finition souvent inférieure et un look moins profond (jouer sur l'aspect 'human' c'est plutot 'hard' n'est il pas ?) sont à porter à son débit.
3/ L'image qu'ils ont su donner de leur projet. Et l'organisation qu'ils ont su mettre en place ou même succiter au sein de la communauté pour offrir le meilleurs service possible au plus grand nombre. Certes ce service peut s'appuyer sur la compétence d'un nombre important d'utilisateurs Debian expérimentés.
Si on se réferre aux avis régulièrement parus c'est l'atout numéro un d'Ubuntu par rapport à Mandriva. C'est néanmoins paradoxal quand on sait que Mandrake à longtemps joué du terme de "distribution user-friendly". Question technique Mandriva en est toujours le champion (AMHA). Apparemment ce n'est plus suffisant.
Si Gael Duval s'y prend bien il pourra très certainement changé des choses sur ce point là. Mais redresser, faire pencher la balance sur cet aspect sera mission impossible ... tant qu'ils auront à trainer le boulet Mandriva-Club qui restera; je pense, un obstacle dans une approche communautaire pleine et entière aux yeux de beaucoup. Mandriva-Club fait parti du modèle économique de la société et il leur est surement difficile de percevoir que ce qui les a sauvé autrefois n'est peut-être plus un atout - surtout si moultes piécettes viennent toujours régulièrement remplir les caisses. Mais c'était avant. Avant l'arrivée de Ubuntu.
La plupart du temps quand on remet en cause un pareil modèle c'est lorsqu'on est déjà en dehors du ring. Ou presque. Genre opération de la dernière chance. Et pour de multiples raisons cela s'avère sans succès aucun alors qu'une pareille décision prise à temps aurait pu inverser le cours des choses.
Ainsi il y avait un avant et un après IE pour Netscape. Le choix de placer gratuitement Netscape sur tous les CD de connexion des FAI ou des revues a été pris BEAUCOUP trop tard. Un peu avant n'aurait pas suffit non plus. C'était au tout début de l'arrivée de IE qu'il fallait prendre cette décision. Vu que Windows prédominait sur les PC cela n'aurait pas été suffisant. Mais rien d'impossible. Ainsi Apache a su résister à son concurent de Redmond. Et le contenir de manière durable. Une chose est certaine le renversement de situation en faveur de IE aurait été moins rapide, voire dans le meilleurs des cas - un produit meilleurs, de nouveau services - aurait pu permettre à Netscape première mouture de conserver son avantage. Dans ce genre de situation il ne s'agit d'anticiper, mais d'être simplement réactif à un changement d'environnement.
Plus récemment Opéra s'est rendu à l'évidence. Depuis quelques jours son navigateur est en accès gratuit. En s'enfermant dans une logique mercantile il n'a cessé de perdre du terrain sur son rival (Netscape) longtemps à la remorque question technique. Son modèle à la fois propriétaire, payant avec en plus le handicap d'être faiblement implanté par rapport à IE, était intenable. Aujourd'hui Mozilla occupe une place qu'il aurait pu et du occuper.
On pourrait multiplier les exemples, ainsi la position de Sun quand à l'ouverture vis à vis de Java aurait très certainement empéché l'adoption rapide de C# et par voix de conséquence de .Net.
Racheter des sociétés ne modifiera pas la perception que les usagers auront de leur entreprise. Les accords signés et les nouveaux marchés conquis par Mandriva aujourd'hui, et dont Gael Duval se réjouis (tant mieux), seront perdus demain si d'autres produits apparaissent plus attractifs et succitent une adhésion plus grande.
[^] # Re: Pourquoi je suis passé sous Ubuntu ?
Posté par Mars . En réponse à la dépêche Gaël Duval répond à Mark Shuttleworth. Évalué à 5.
Va falloir être clair, avoir pour parain un milliardaire comme BS ça aide. mais ça n'explique pas l'engouement populaire pour Ubuntu. Au contraire au premier abord c'est plutôt un aspect qui inspire une sympathie plus que relative. Et l'on connait nombres de situations hors du domaine informatique où cet avantage n'a débouché sur aucune réussite finale.
> Ragoutoutou
> - mandriva vend un produit et du support par rapport à ce produit.
> - Canonical sponsorise un projet communautaire et vend du support par rapport
> à ce projet
>
> Pierre Jarillon
> Mandriva sponsorise aussi des projets libres en faisant travailler certains de ses
> employés sur ces projets.
>
OK mais est ce réellement ce qui les différencie fondamentalement ?
> Axel R.
> personnelles, mais à l'usage, je ne regrette rien. Ubuntu est une distribution qui
> s'installe facilement, qui contient, à mon avis, les mêmes facilités d'utilisation
> que Mandrake, mais surtout qui, au niveau de la philosophie me semble bien
> plus libre.
>
Difficile de contester la position de Mandrake/Mandriva dans ce domaine.
Ce n'est vraiment pas un domaine où ses dirigeants ont fauté même lorsque la société était en difficulté. Rien avoir avec la position de Suse concernant Yast avant la période Novell.
> La ségrégation "club mandriva" représente aussi un frein à l'extension de la
> communauté mandriva (min 60¤ par ans tout de même pour le niveau
> d'adhésion le plus bas et qui semble être la taxe de passage pour avoir accès
> à la communauté officielle de mandriva, sur deux ans ça revient plus cher
> que XP home OEM).
>
Quelques soit les arguments à opposer c'est un fait indéniable. Et AMHA fortement handicapant. Ce qui autrefois à pu les sauver devient quoiqu'ils en pensent - quoique les bilans peuvent aussi faire apparaitre - un boulet au niveau de la perception des utilisateurs non professionnels de l'informatique.
La charte et l'organisation du nouveau site en est la meilleure expression. Ce site a été conçu pour "faire sérieux" et rassurer les professionnels, en total décalage avec les nouvelles fonctions de Gael Duval. De par ses anciennes fonctions en est il le grand architecte ? Qu'il ait été validé par le CA ne change rien à l'impression que j'en ai. On est fort éloigné de l'esprit communautaire avec pareille vitrine - rien à voir avec les gouts et les couleurs ni avec les campagnes Benetton :-)
> Infernal Quack
> Je pense aussi que le fait que Mandriva soit réalisée par une entreprise fait que
> les utilisateurs sont beaucoup plus exigeants :
> "Ca marche pas et pourtant il sont payés !".
> Alors que pour Ubuntu ou Debian on se dit "Quel beau travail ! C'est pas parfait
> mais c'est bien pour des bénévoles".
>
Ca c'est comme "Gentoo c'est plus rapide", c'est une appréciation subjective chez beaucoup de personnes engagées car basée sur des émotions mais qui a du mal à trouver une valeur tangible chez l'utilisateur lambda.
Sachant que tout produit marchand ou non est soumis à des aléas concernant sa qualité - dépendant en grande partie de sa complexité (les bassines en plastique ne posent guère de problèmes à l'usager) - et ce quelque soit l'engagement fourni pour présenter un produit impeccable, chose qu'un utilisateur aura par habitude pris en compte, ce qui devient déterminant pour lui au delà de l'attrait à l'origine de son choix c'est l'après-vente qu'il y ait eu achat ou non.
- Ca marche sans problème. Ok je n'hésita pas si ce produit correspond à mes souhaits.
- Ca marche toujours sans problème. Super. Je deviens un fan :-)
- Dans le cas contraire quel est le niveau du SAV de la Maison Mandrake (cité à dessein) ou des Forums dédiés ? J'ai mon opinion sur ce sujet - d'ailleurs j'ai un post en cours qui illustre la situation (utilisateur de niveau plus que moyen et réponse aux abonnées abscents, en l'état. Peut être le problème est il mal exposé voire imaginaire, peut-être qu'il n'y a pas de solution. Mais au niveau des utilisateurs, du moins pour nombres d'entre eux, l'abscence de réponse n'est pas sans conséquence au niveau de la perception qu'ils peuvent avoir sur la solidarité communautaire et de son niveau global de compétence) . Cela ne veut pas dire que tout se termine ainsi sinon plus personne n'utiliserait cette Distrib. Moi compris.
Son atout c'est la technicité - matériels reconnus en premier lieu - et choix étendus des appli. Et une bonne image concernant le respect des LL. D'accord, pour RMS ce n'est pas son champion. Mais ce n'est pas non plus Debian. L'honneur peut être sauf.
Alors que possède donc Ubuntu de plus pour lui tailler des croupières en moins de 2 (non en fait en 3 releases) ? Cf les stats de DistroWatch.
A priori rien. Choix d'appli plus restrictifs, options unilatérales (grub sans lilo, Gnome sans KDE - même s'il y a l'option Kubuntu totalement communautaire - l'option Sudo fortement contestée, etc.) devraient au contraire la pénaliser.
Rien de tout cela. Même la Corel qui en son temps se positionnait sur un créneau similaire - en fait un peu entre Ubuntu et Linspire - n'a connu un tel engouement. Certes Ubuntu a su éviter les erreurs de ses ainées (pas taper : c'est juste une opinion personnelle et subjective) mais cela ne suffit pas à tout expliquer.
Alors quoi.?
Quelques pistes :
1/ Ubuntu repose sur une base réputée. Pas suffisant. En fait même pas significatif. Combien de distrib reposent sur Debian. et n'occupent pas le devant de la scène ?
Je sens que vous allez me remettre la question de l'argent sur le tapis.
Je doute encore. Regardez Mozilla. AOL leur a filé une grosse cagnote quand ils sont parti. Mais au bout d'un certain temps lls ont mangé des pissenlits. Si vous avez un doute demandez à Tristan Nitot. Ils avez en quelque sortes leur Debian avec la suite Mozilla. Un produit techniquement aussi abouti que Phoenix/Firebird/Firefox de qualité égale voire globalement supérieur à leur rival des premières heures. Et puis, alors qu'ils étaient financièrement au bout du rouleau ils ont su rebondir et s'acheminent désormais non pas vers un succès définitif - les positions d'IE sont toujours confortables - mais vers un futur possible proprement inimaginable lorsqu'on sait qu'il y a 3 ans IE était à 95%.
2/ Un projet cohérent, solide et attractif à la fois. Même si je n'adhère pas plus que ça à leurs choix initiaux (rien à voir avec le choix de Gnome au dépend de KDE - pour preuve WMaker + Gnome Panel ou Enlightenment + Gnome Panel sur mon antiquité à 400Mhz) c'est un de leur plus grand atout. Du moins les gens d'Ubuntu en joue et en rajoute.
Pourtant Mandriva n'a apparemment rien à leur envier. Au contraire.
Seule une finition souvent inférieure et un look moins profond (jouer sur l'aspect 'human' c'est plutot 'hard' n'est il pas ?) sont à porter à son débit.
3/ L'image qu'ils ont su donner de leur projet. Et l'organisation qu'ils ont su mettre en place ou même succiter au sein de la communauté pour offrir le meilleurs service possible au plus grand nombre. Certes ce service peut s'appuyer sur la compétence d'un nombre important d'utilisateurs Debian expérimentés.
Si on se réferre aux avis régulièrement parus c'est l'atout numéro un d'Ubuntu par rapport à Mandriva. C'est néanmoins paradoxal quand on sait que Mandrake à longtemps joué du terme de "distribution user-friendly". Question technique Mandriva en est toujours le champion (AMHA). Apparemment ce n'est plus suffisant.
Si Gael Duval s'y prend bien il pourra très certainement changé des choses sur ce point là. Mais redresser, faire pencher la balance sur cet aspect sera mission impossible ... tant qu'ils auront à trainer le boulet Mandriva-Club qui restera; je pense, un obstacle dans une approche communautaire pleine et entière aux yeux de beaucoup. Mandriva-Club fait parti du modèle économique de la société et il leur est surement difficile de percevoir que ce qui les a sauvé autrefois n'est peut-être plus un atout - surtout si moultes piécettes viennent toujours régulièrement remplir les caisses. Mais c'était avant. Avant l'arrivée de Ubuntu.
La plupart du temps quand on remet en cause un pareil modèle c'est lorsqu'on est déjà en dehors du ring. Ou presque. Genre opération de la dernière chance. Et pour de multiples raisons cela s'avère sans succès aucun alors qu'une pareille décision prise à temps aurait pu inverser le cours des choses.
Ainsi il y avait un avant et un après IE pour Netscape. Le choix de placer gratuitement Netscape sur tous les CD de connexion des FAI ou des revues a été pris BEAUCOUP trop tard. Un peu avant n'aurait pas suffit non plus. C'était au tout début de l'arrivée de IE qu'il fallait prendre cette décision. Vu que Windows prédominait sur les PC cela n'aurait pas été suffisant. Mais rien d'impossible. Ainsi Apache a su résister à son concurent de Redmond. Et le contenir de manière durable. Une chose est certaine le renversement de situation en faveur de IE aurait été moins rapide, voire dans le meilleurs des cas - un produit meilleurs, de nouveau services - aurait pu permettre à Netscape première mouture de conserver son avantage. Dans ce genre de situation il ne s'agit d'anticiper, mais d'être simplement réactif à un changement d'environnement.
Plus récemment Opéra s'est rendu à l'évidence. Depuis quelques jours son navigateur est en accès gratuit. En s'enfermant dans une logique mercantile il n'a cessé de perdre du terrain sur son rival (Netscape) longtemps à la remorque question technique. Son modèle à la fois propriétaire, payant avec en plus le handicap d'être faiblement implanté par rapport à IE, était intenable. Aujourd'hui Mozilla occupe une place qu'il aurait pu et du occuper.
On pourrait multiplier les exemples, ainsi la position de Sun quand à l'ouverture vis à vis de Java aurait très certainement empéché l'adoption rapide de C# et par voix de conséquence de .Net.
Racheter des sociétés ne modifiera pas la perception que les usagers auront de leur entreprise. Les accords signés et les nouveaux marchés conquis par Mandriva aujourd'hui, et dont Gael Duval se réjouis (tant mieux), seront perdus demain si d'autres produits apparaissent plus attractifs et succitent une adhésion plus grande.