Il faut révéler à ceux qui n'en ont pas les moyen intellectuel l'ignoble réalité : Nous sommes terriblement soumis à la société de consommation et au marché. Pourtant nulle Loi n'autorise les entreprises --ou le Marché-Roi- à nous soumettre à leur bon vouloir. Aussi le « fascisme de marché » se contente-t-il d'instiller journellement par la publicité cette soumission à la consommation du citoyen, qui devient cet esclave dont le nom est pudiquement "client" (D'ou mon adhésion au mouvement "Nique la Pub"). Mais je vous le demande, avons-nous vraiment besoin de nous acheter un nouveau costume à 10.000 Francs tous les deux mois ? Avons-nous vraiment besoin de ne nous acheter que des produits de marques ?
Toute valorisation des produits est ipso facto dévalorisation des valeurs, donc de l'Autre. Une fois cela compris, on accède à un monde d'anti-consommation, ou bien de consommation alternative, qui rétabli dans notre esprit la priorité de la Solidarité. Mais hélas le paradoxe, et la grande illusion, c'est que le système publicitaire « intègre », sous forme de signes associés aux produits, les valeurs éthiques et politiques qui lui sont précisément contraires : liberté, redistribution, amour, prestations sociales, intelligence, services publics, spiritualité, égalité des salaires, grandeur, mariage Gay, RMI, héroïsme, avortement, santé morale, syndicalisme, éducation nationale, nature idyllique, fonction public, sports collectifs, égalité/fraternité, SMIC, socialisme, beauté, solidarité, vérité, ISF, citoyenneté, lutte des classes, politique sociale, mouvements anti-pub, engagement politique, et même révolutionnaire, etc.
Car la puissance du conditionnement publicitaire est directement liée à l'illusion de liberté absolue qu'il donne aux consommateurs alléchés. Le message adressé au masse est simple : Il faut que tu consommes comme moi, mais moins que moi, pour que je me sente fort d'un bonheur supérieur au tiens. Alors les masse achètent des Macintosh sans savoir pourquoi, mais parce que la pub le leur à ordonnée. Et celui qui à un Mac est heureux : "Vive les démunis, dont le spectacle me prouve bien que je suis un nanti. Je me sens d'autant plus exister dans l'acte de consommer que j'écrase par mes moyens d'existence ceux qui n'ont pas les mêmes moyens que moi." Lorsqu'un grand nombre d'individus esclaves du système finissent par être pénétrés de ce discours, ils forment une majorité terrorisante, qui humilie ceux qui n'ont pas de Mac, et qui s'humilie elle-même de ne pas en avoir.
Les plus aliénés à l'idéologie de la consommation sont aussi les plus acharnés à la défendre pour préserver leur illusion de liberté. En fait, ce sont les pauvres sans Mac qui sont les plus fervant soutients de ce systéme, car ils n'ont pas compris que la valeur réelle de la consomation était nulle. Alors ces chiens de gardes de la consomation défendent l'acte de consommer. La défende en attaquant. Au niveau collectif, le désir de s'installer dans le confort majoritaire se mue vite en intolérance majoritaire à l'égard des empêcheurs de tourner en rond.
C'est la tyrannie du consommateur ayatollah, autorisé à dominer le monde par le moyen de l'argent-roi, qui est instituée. Quiconque n'a pas les moyens d'acheter se voit aussitôt éliminé de la course, renvoyé à son statut d'indigent qui ne peut s'offrir l'accès à la modernité, symbolisée par cet objet : le Mac; Son heureux possesseur manifeste une arrogance de classe qui néantise socialement le non-consommateur; Tout s'achète, tout se consomme. On a le droit de vomir sur les autres par le seul fait qu'on en a les moyens. Et les bruits de bottes des consomateurs cherchent à dissuader toutes contestations. Pourtant la décroissance durable est la solution d'avenir pour la planéte, et la France doit montrer l'exemple.
Non à la consommation de Mac ! Une Alter-consomation est possible !
[^] # Le libéralisme est un Totalitarisme
Posté par Anticholesterol . En réponse à la dépêche Faire entrer les logiciels libres à l'école. Évalué à -3.
Toute valorisation des produits est ipso facto dévalorisation des valeurs, donc de l'Autre. Une fois cela compris, on accède à un monde d'anti-consommation, ou bien de consommation alternative, qui rétabli dans notre esprit la priorité de la Solidarité. Mais hélas le paradoxe, et la grande illusion, c'est que le système publicitaire « intègre », sous forme de signes associés aux produits, les valeurs éthiques et politiques qui lui sont précisément contraires : liberté, redistribution, amour, prestations sociales, intelligence, services publics, spiritualité, égalité des salaires, grandeur, mariage Gay, RMI, héroïsme, avortement, santé morale, syndicalisme, éducation nationale, nature idyllique, fonction public, sports collectifs, égalité/fraternité, SMIC, socialisme, beauté, solidarité, vérité, ISF, citoyenneté, lutte des classes, politique sociale, mouvements anti-pub, engagement politique, et même révolutionnaire, etc.
Car la puissance du conditionnement publicitaire est directement liée à l'illusion de liberté absolue qu'il donne aux consommateurs alléchés. Le message adressé au masse est simple : Il faut que tu consommes comme moi, mais moins que moi, pour que je me sente fort d'un bonheur supérieur au tiens. Alors les masse achètent des Macintosh sans savoir pourquoi, mais parce que la pub le leur à ordonnée. Et celui qui à un Mac est heureux : "Vive les démunis, dont le spectacle me prouve bien que je suis un nanti. Je me sens d'autant plus exister dans l'acte de consommer que j'écrase par mes moyens d'existence ceux qui n'ont pas les mêmes moyens que moi." Lorsqu'un grand nombre d'individus esclaves du système finissent par être pénétrés de ce discours, ils forment une majorité terrorisante, qui humilie ceux qui n'ont pas de Mac, et qui s'humilie elle-même de ne pas en avoir.
Les plus aliénés à l'idéologie de la consommation sont aussi les plus acharnés à la défendre pour préserver leur illusion de liberté. En fait, ce sont les pauvres sans Mac qui sont les plus fervant soutients de ce systéme, car ils n'ont pas compris que la valeur réelle de la consomation était nulle. Alors ces chiens de gardes de la consomation défendent l'acte de consommer. La défende en attaquant. Au niveau collectif, le désir de s'installer dans le confort majoritaire se mue vite en intolérance majoritaire à l'égard des empêcheurs de tourner en rond.
C'est la tyrannie du consommateur ayatollah, autorisé à dominer le monde par le moyen de l'argent-roi, qui est instituée. Quiconque n'a pas les moyens d'acheter se voit aussitôt éliminé de la course, renvoyé à son statut d'indigent qui ne peut s'offrir l'accès à la modernité, symbolisée par cet objet : le Mac; Son heureux possesseur manifeste une arrogance de classe qui néantise socialement le non-consommateur; Tout s'achète, tout se consomme. On a le droit de vomir sur les autres par le seul fait qu'on en a les moyens. Et les bruits de bottes des consomateurs cherchent à dissuader toutes contestations. Pourtant la décroissance durable est la solution d'avenir pour la planéte, et la France doit montrer l'exemple.
Non à la consommation de Mac ! Une Alter-consomation est possible !