• [^] # Re: c'est tjs le même problème...

    Posté par . En réponse à la dépêche La version 3 de Nessus sera propriétaire. Évalué à -1.

    le probleme c'est que toi tu n'as absolument aucune idee du quotidien des americains.


    Considères-tu que 4 correspondants réguliers (je parle de personnes qui viennent me voir en France, pas de simples contacts sur Internet) et 2 membres de ma famille là-bas ça ne permet pas de se faire une idée suffisante ?

    Un americain se fait aussi taxer je te ferais remarquer, et plus que tu ne le penses.


    Attention, je n'ai pas dit « pas de taxe », mais plutôt beaucoup moins de taxes. Compares donc tes charges avec les charges sur un salaire français (charges patronales + charges salariales + rds +csg), et met ça en balance avec le fait que la sécu ne rembourse quasiment plus rien, et n'a presque jamais rien remboursé dans l'optique et le dentaire (une sécu privée revient beaucoup moins cher pour un célibataire, et à peine au même prix pour une famille, et encore, si on exclue l'enventualité d'une famille de myope ayant des problèmes dentaires, auquel cas la sécu serait complètement à la ramasse comparée à une assurance privée).

    La realite c'est que 99% des americains qui le peuvent prennent un fonds de pension


    Les différences entre un américain et un français qui côtisent pour leur retraite ne manquent pourtant pas, à l'avantage du système américain :

    1°) le système de retraite français offre une rentabilité plus de 2 fois inférieure au taux du livret A (2,25% par an). C'est à dire que si un épargnant plaçait tout au long de sa vie l'argent qu'il donne à l'État en côtisations retraite, il aurait à la fin de sa carrière une retraite plus de 2 fois plus élevée ! En contrepartie de nos retraites minables (moyenne des retraites du privé : 800 ¤, moyenne des retraites du public : 1600 ¤), on a cependant l'avantage de ne pas tout perdre sur un placement foireux, mais c'est léger comme avantage, vu le rendement (quoi que, celui qui perd tout doit se dire que finalement, la répartition c'est peut-être bien ;-)).

    2°) du fait du système par répartition, l'argent côtisé pour les retraites est bloqué et immédiatement réinvesti dans les retraites, du coup, impossible de toucher à son capital retraite avant l'heure pour s'acheter une maison ou faire face à une grosse dépense imprévue. La raison du système par répartition français est historique, non seulement en regard de notre Constitution, mais aussi du fait qu'après la guerre, il a bien fallu assurer un revenu à nos anciens combattants. En gros, il n'y avait pas vraiment le choix, du coup, on n'a pas droit au meilleur système, mais au meilleur compromis du moment.

    3°) encore du fait du système par répartition, le système français ne dispose pas de la puissance économique que sont les fonds de pension. La puissance économique des fonds de pensions et leur intérêt stratégique pour les États-Unis n'est pourtant plus à démontrer.

    Non serieusement, faut arreter de raconter n'importe quoi, les USA c'est bien si t'es riche et si t'as un tres bon job, si c'est pas le cas, vaut mieux vivre en France.


    Je n'ai jamais prétendu le contraire. Il est évident que le système américain est davantage basé sur la méritocratie, tandis que le système français sur la médiocrité (pas au sens péjoratif du terme).

    Cependant, je trouve que tu es excessif. Mon cousin ne gagne que 3000 dollars par mois avec des horaires « tranquilles » pour reprendre ses propres termes, ce qui est d'après ce qu'il me dit un salaire très moyen là où il est, et il vit beaucoup mieux qu'il ne vivait en France, tout simplement parce qu'en France, on ne lui a proposé que le chômage ou des emplois au smic.

    Je suis d'accord pour dire qu'il ne fait pas bon être pauvre aux États-Unis, mais là-bas au moins, les jeunes et les bosseurs ont une chance de très bien s'en sortir. Regarde un peu par chez nous : 1 jeune diplômé de l'enseignement supérieur n'a toujours pas de premier emploi 1 an après l'obtention de son diplôme, 25% des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage, taux de pauvreté de l'ordre de 15% selon le mode de calcul européen. Rien de bien follichon en somme. C'est toute une génération de dés1⁄2uvrés dont on parle là, et je sais de quoi je parle, si j'ai monté ma boîte et que je continu l'aventure avec 1200 ¤ par mois en moyenne avec des creux à 500 ¤, c'est bien pour éviter de crever de faim.