Je pense que cet article est très intéressant mais n'aborde pas la dimension immatérielle du logiciel.
Si je devais donner une définition de l'immatériel, je dirais que c'est tout simplement ce qui peut être reproduit indéfiniment avec un coût négligeable.
Toute notre économie a été construite sur le coût de production et sur son circuit commercial. Tant qu'il n'y avait pas Internet, ce circuit conçu pour la diffusion des biens matériels a assuré également la diffusion des biens immatériels et a pu laisser croire que le même modèle économique leur convenait.
En réalité, dans la production littéraire, musicale et dans l'informatique, les créateurs ne touchent qu'une infime part du chiffre d'affaire qu'ils engendrent. De plus, les créateurs de logiciels sont totalement dépossédés de leur travail par les entreprises qui les utilisent. Ceci est frustrant car celui qui crée un logiciel a autant le droit de mettre son nom sur son 1⁄2uvre que le peintre sur son tableau ou l'écrivain sur son livre.
Ce travail de réappropriation par leurs auteurs est l'un des moteurs de cette évolution. Elle est permise par Internet qui permet de raccourcir drastiquement les chaînes commerciales et conduit même à leur disparition dans le cas de l'immatériel.
# Matériel et immatériel
Posté par Pierre Jarillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche [Café Philo] Le travail et le logiciel libre. Évalué à 10.
Si je devais donner une définition de l'immatériel, je dirais que c'est tout simplement ce qui peut être reproduit indéfiniment avec un coût négligeable.
Toute notre économie a été construite sur le coût de production et sur son circuit commercial. Tant qu'il n'y avait pas Internet, ce circuit conçu pour la diffusion des biens matériels a assuré également la diffusion des biens immatériels et a pu laisser croire que le même modèle économique leur convenait.
En réalité, dans la production littéraire, musicale et dans l'informatique, les créateurs ne touchent qu'une infime part du chiffre d'affaire qu'ils engendrent. De plus, les créateurs de logiciels sont totalement dépossédés de leur travail par les entreprises qui les utilisent. Ceci est frustrant car celui qui crée un logiciel a autant le droit de mettre son nom sur son 1⁄2uvre que le peintre sur son tableau ou l'écrivain sur son livre.
Ce travail de réappropriation par leurs auteurs est l'un des moteurs de cette évolution. Elle est permise par Internet qui permet de raccourcir drastiquement les chaînes commerciales et conduit même à leur disparition dans le cas de l'immatériel.