• [^] # Re: C'est une question de masse critique.

    Posté par . En réponse à la dépêche Le Ministère de l'Agriculture migre ses serveurs NT4 sous Linux. Évalué à 4.

    Non. L'offre et la demande, ça n'est pas ce qui est utilisé en pratique.

    Il faut bien comprendre que la question n'est pas combien ça coûte mais combien le client potentiel est-il prêt à payer. En partant de là, que l'offre soit infinie ou non, le client n'en tient pas réellement compte (il faudrait qu'il soit rationnel, ce qui n'est jamais le cas, et, en plus, qu'il veuille bien perdre du temps - et donc de l'énergie et de l'argent - à faire valoir ce point). Ce qui intéresse le client, c'est combien gagne-t-on si on ne passe pas par ce producteur/intermédiaire/commerçant.

    C'est pour cela que les monopoles ou les positions dominantes sont si gênantes : étant donné que cela me coûtera beaucoup trop cher de construire ma voiture moi-même, je suis obligé de l'acheter à un constructeur, s'il n'y a qu'un constructeur, il la vend au prix qu'il veut. Ce prix peut-être calculé sur le coût de revient et sur le nombre de voitures qui seront vendues (offre-demande), mais pas forcément.

    La présence de concurrence, et dans des conditions équitables (pas d'entente entre les acteurs), fait baisser les prix qui se retrouvent plus proches du coût de revient. L'illusion offre-demande vient du fait que la concurrence est plus rude là où il y a plus de demande.

    Il n'y a qu'aux enchères que la théorie offre-demande pourrait s'appliquer. Les achats-ventes courantes ne se font pas aux enchères.