Plus besoin de la GPL? Je pense au contraire que nous aurions aujourd'hui besoin de plus que la GPL. Vingt ans après, pourquoi est-ce que la plupart des auteurs de logiciels libres préfèrent encore utiliser cette licence? C'est parce qu'ils sont convaincus que la liberté ne vaut que si elle est partagée, et savent que la GPL garantit ce principe de partage, en empêchant toute appropriation. C'est ce qu'on appelle le copyleft, et c'est ce qui a fait la force du libre jusqu'à présent.
Mais qu'est-ce qui fait sa faiblesse? Pourquoi tant d'excellents projets libres stagnent-ils malgré leur grand nombre de contributeurs? C'est parce que ce principe de partage ne s'applique pas au plan économique. Celui qui contribue au code sait que son don profitera à tous, mais celui qui donne de l'argent ne sait en général pas où ira cet argent.
Bien sûr, on peut financer des projets libres de façon communautaire et transparente, tout comme on peut redistribuer à la communauté les sources d'un projet BSD dérivé, tout comme on peut avoir des armes à feu et ne tuer personne (voir plus haut). C'est la conception libertarienne de la liberté défendue par ESR. Mais le problème est que l'économie de la connaissance, basée sur la coopération, et l'économie capitaliste, basée sur la concurrence, fonctionnent sur deux modes opposés et largement inconciliables.
# Nous avons besoin de plus que la GPL
Posté par Patrix . En réponse à la dépêche ESR : «Nous n'avons plus besoin de la GPL.». Évalué à 1.
Mais qu'est-ce qui fait sa faiblesse? Pourquoi tant d'excellents projets libres stagnent-ils malgré leur grand nombre de contributeurs? C'est parce que ce principe de partage ne s'applique pas au plan économique. Celui qui contribue au code sait que son don profitera à tous, mais celui qui donne de l'argent ne sait en général pas où ira cet argent.
Bien sûr, on peut financer des projets libres de façon communautaire et transparente, tout comme on peut redistribuer à la communauté les sources d'un projet BSD dérivé, tout comme on peut avoir des armes à feu et ne tuer personne (voir plus haut). C'est la conception libertarienne de la liberté défendue par ESR. Mais le problème est que l'économie de la connaissance, basée sur la coopération, et l'économie capitaliste, basée sur la concurrence, fonctionnent sur deux modes opposés et largement inconciliables.
N'avons nous pas besoin d'un copyleft économique?