• [^] # Re: P2P Légal : Exemple

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Un enseignant d'une université espagnole censuré pour avoir défendu les réseaux P2P. Évalué à 2.

    1) le shareware proposait rarement l'accès aux sources donc on pouvait pas le modifier ;
    2) il ne permettait la libre redistribution (car il limitait à la mise à disposition à titre gratuit) ;
    3) il était payant pour l'utilisateur, gratuit à l'essai ;

    pas de liberté de modification
    pas de liberté de distribution (même être libre de faire payer) ;
    Pas de liberté d'utilisation ,

    Donc il est clair que le shareware n'est pas libre. Le libre peut-il être inclus dans le shareware ?


    Le logiciel libre contrairement aux shareware n'est pas une démarche marketing : le logiciel libre se défini indépendemment de l'économie, les shareware et les freeware par rapport à l'économie. Ces deux démarches sont donc fondamentalement différentes car l'une se construit autour de l'acte de payer (ou non), l'autre autour de la liberté de créer.

    De toute façon c'est du service que l'on achète pas du logiciel. Et le marché de l'informatique n'est pas celui du logiciel en boîte, mais du service. Pour une licence Siebel ou SAP achetée, 20 fois plus est dépensé en intégration pour sa mise en service. SAP touche plus en négociant du partenariat, en vendant des formations, de l'expertise, de la doc qu'en vendant du logiciel. De même microsoft ne gagne pas de l'argent en vendant des boîtes de logiciels, ils vendent des livres, des X-boxs, des certifications, des partenariats, du support technique ... et une position presque dominante.

    Le shareware étaient, et les cc-nc restent des réponses inadpatées au marché de la diffusion, sauf si on le réduit à vouloir lutter avec les gros éditeurs avec leurs armes sur leur terrain : celui de l'économie de masse par le petit bout de la lorgnette..