Posté par R4f .
En réponse à la dépêche LinuxEdu.
Évalué à 2.
Quelques affirmations fausses se sont glissées en home page du site LinuxEdu, j'aimerais revenir dessus :
Porteurs d’enjeux très importants, les logiciels libres assurent de fortes garanties à l’utilisateur :
- Garantie de « sur-mesure » : parce que le code source est accessible et modifiable, les logiciels libres peuvent être adaptés aux exigences d’une utilisation quotidienne.
Qu'est-ce qui garantit que les logiciels seront sur-mesure ?
Rien !
Naturellement, la licence permet qu'un logiciel libre soit adapté, mais rien ne garantit qu'il le sera...
Si aucun informaticien ne veut modifier mon logiciel libre pour le mettre à jour, le débugger... je n'ai pas de sur-mesure.
- Garantie de pérennité : un logiciel libre ne tombe jamais dans l’oubli ! Si un informaticien décide d’arrêter de travailler sur son programme, un autre pourra prendre la suite.
Idem : les logiciels libres tombés dans l'oubli se comptent par millions. Allez faire un tour sur SourceForge (ou Savannah, ou GNA) et vous verrez combien de projets sont inactifs, certains restant même à l'état de «planning», ou alpha.
- Garantie de partage : les logiciels libres génèrent des documents qui sont eux aussi dans des formats libres et ouverts, ce qui est essentiel pour la mise en commun des ressources. Leur disponibilité dans le temps et dans l’espace est garantie.
Faux, on peut générer des documents tout à fait fermés avec des logiciels libres. Naturellement, on peut retrouver les spécifications en relisant le code, mais malgré tout le format en question n'est pas nécessairement «librement utilisable» (brevets...).
- Garantie de satisfaction : il est possible de tester des solutions logicielles multiples et ouvertes, sans la contrainte d’un achat préalable, grâce aux considérables ressources offertes par les sites web de logiciels libres.
Faux, un logiciel libre n'est pas nécessairement gratuit («free beer»/«free speech»...), de plus il n'existe pas des logiciels libres sur tous les segments de marchés ou existent des logiciels non libres.
- Garantie d’économie : le caractère très peu onéreux des logiciels libres est un argument imparable face au poids financier des licences propriétaires...
Faux : il ne faut pas prendre en compte que le coût d'acquisition d'un logiciel pour envisager l'adoption de telle ou telle solution. D'autres facteurs entrent en compte et constituent le TCO (Total Cost of Ownership : coût total de possession). Et là, les logiciels libres ne sortent pas toujours vainqueurs (sinon ce serait vite vu ;-).
Donc, en gros, il faut suivre de près les études de TCO qui sortent régulièrement (tous les 6 mois) et qui placent tantôt GNU/Linux, tantôt Windows en tête, suivant qui finance l'étude et ce qu'on prend en compte...
Bref : ce n'est jamais une bonne idée de défendre une bonne cause avec de mauvais arguments !
# LinuxEdu : ils exagèrent !
Posté par R4f . En réponse à la dépêche LinuxEdu. Évalué à 2.
Qu'est-ce qui garantit que les logiciels seront sur-mesure ?
Rien !
Naturellement, la licence permet qu'un logiciel libre soit adapté, mais rien ne garantit qu'il le sera...
Si aucun informaticien ne veut modifier mon logiciel libre pour le mettre à jour, le débugger... je n'ai pas de sur-mesure.
Idem : les logiciels libres tombés dans l'oubli se comptent par millions. Allez faire un tour sur SourceForge (ou Savannah, ou GNA) et vous verrez combien de projets sont inactifs, certains restant même à l'état de «planning», ou alpha.
Faux, on peut générer des documents tout à fait fermés avec des logiciels libres. Naturellement, on peut retrouver les spécifications en relisant le code, mais malgré tout le format en question n'est pas nécessairement «librement utilisable» (brevets...).
Faux, un logiciel libre n'est pas nécessairement gratuit («free beer»/«free speech»...), de plus il n'existe pas des logiciels libres sur tous les segments de marchés ou existent des logiciels non libres.
Faux : il ne faut pas prendre en compte que le coût d'acquisition d'un logiciel pour envisager l'adoption de telle ou telle solution. D'autres facteurs entrent en compte et constituent le TCO (Total Cost of Ownership : coût total de possession). Et là, les logiciels libres ne sortent pas toujours vainqueurs (sinon ce serait vite vu ;-).
Donc, en gros, il faut suivre de près les études de TCO qui sortent régulièrement (tous les 6 mois) et qui placent tantôt GNU/Linux, tantôt Windows en tête, suivant qui finance l'étude et ce qu'on prend en compte...
Bref : ce n'est jamais une bonne idée de défendre une bonne cause avec de mauvais arguments !
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PS: salut Yann !