[l'INPI et l'OEB] n'attribuent pas de brevets pour des algorithmes (des formules mathématiques), mais pour l'application de ces algorithmes à l'informatique.
A la fin de l'article suivant, j'expose que l'INRIA a réussi à déposer en France un brevet sur une suite de transformations matricielles. Bien sûr le texte du brevet fait état d'applications informatiques, mais l'objet du dépôt est bien une suite de transformations mathématiques (on lira le PDF du brevet pour plus de détails). http://www.libroscope.org/Recherche-publique-contre(...)
La communauté du Libre est très opposée aux brevets, en invoquant quatre arguments.
La "communauté du libre" n'est pas une assemblée de moutons qui sont toujours d'accord sur tout, et sa "position" sur les brevets logiciels ne saurait se résumer à quatre arguments compilés pour l'occasion.
Et on peut penser que les détenteurs de brevets, qui ont tout intérêt à ce que leur format se diffuse facilement, autoriseront l'écriture de décodeurs sans versement de royalties, mais pas celle d'encodeurs
Pouvoir décoder ces formats mais pas les générer, voilà un joli cadeau fait au logiciel libre.
Les nombreuses initiatives en faveur de formats ouverts aideront probablement également à diminuer l'intérêt pour des formats couverts par des brevets
Et pourtant il n'y a pas d'alternative efficace et non-brevetée à MPEG pour les flux vidéo (Theora est breveté, Tarkin est aux oubliettes).
Passons sur le paragraphe sur le coût des brevets : l'auteur s'y auto-disqualifie en n'énonçant que de vagues possibilités jamais étayées : "généralement [sic] peu innovants", "très souvent [sic] le salarié", "il est probable [sic] qu'il obtiendrait des aides"...
Mais peut-on réellement se satisfaire de la situation actuelle
Bel exemple d'argument fallacieux.
Dire "la situation actuelle n'est pas satisfaisante" ne permet pas de conclure "les brevets ne risquent pas d'empirer la situation".
la recherche et l'innovation est actuellement le quasi-monopole de grosses entreprises américaines
Encore une affirmation très vague, sujette à caution, totalement gratuite et non-étayée.
Une alternative valable (ne pénalisant pas l'innovation) au système des brevets serait d'augmenter le rôle de la recherche publique
Oui, à condition que la recherche publique elle-même ne cherche pas à privatiser les connaissances (cf. article lié plus haut, avec exemple de l'INRIA).
Même si cette brevetabilité limitée est acceptée, l'OEB risque de continuer, comme avant, à accorder des brevets illégaux.
Ah, voila donc la seule affirmation de bon sens dans le texte, qui est par ailleurs un pot-pourri des plus belles approximations argumentaires sur les brevets logiciels ! Félicitations à l'auteur.
# article approximatif et fallacieux
Posté par Antoine . En réponse à la dépêche Quelques réflexions autour des brevets logiciels. Évalué à 7.
A la fin de l'article suivant, j'expose que l'INRIA a réussi à déposer en France un brevet sur une suite de transformations matricielles. Bien sûr le texte du brevet fait état d'applications informatiques, mais l'objet du dépôt est bien une suite de transformations mathématiques (on lira le PDF du brevet pour plus de détails).
http://www.libroscope.org/Recherche-publique-contre(...)
La communauté du Libre est très opposée aux brevets, en invoquant quatre arguments.
La "communauté du libre" n'est pas une assemblée de moutons qui sont toujours d'accord sur tout, et sa "position" sur les brevets logiciels ne saurait se résumer à quatre arguments compilés pour l'occasion.
Et on peut penser que les détenteurs de brevets, qui ont tout intérêt à ce que leur format se diffuse facilement, autoriseront l'écriture de décodeurs sans versement de royalties, mais pas celle d'encodeurs
Pouvoir décoder ces formats mais pas les générer, voilà un joli cadeau fait au logiciel libre.
Les nombreuses initiatives en faveur de formats ouverts aideront probablement également à diminuer l'intérêt pour des formats couverts par des brevets
Et pourtant il n'y a pas d'alternative efficace et non-brevetée à MPEG pour les flux vidéo (Theora est breveté, Tarkin est aux oubliettes).
Passons sur le paragraphe sur le coût des brevets : l'auteur s'y auto-disqualifie en n'énonçant que de vagues possibilités jamais étayées : "généralement [sic] peu innovants", "très souvent [sic] le salarié", "il est probable [sic] qu'il obtiendrait des aides"...
Mais peut-on réellement se satisfaire de la situation actuelle
Bel exemple d'argument fallacieux.
Dire "la situation actuelle n'est pas satisfaisante" ne permet pas de conclure "les brevets ne risquent pas d'empirer la situation".
la recherche et l'innovation est actuellement le quasi-monopole de grosses entreprises américaines
Encore une affirmation très vague, sujette à caution, totalement gratuite et non-étayée.
Une alternative valable (ne pénalisant pas l'innovation) au système des brevets serait d'augmenter le rôle de la recherche publique
Oui, à condition que la recherche publique elle-même ne cherche pas à privatiser les connaissances (cf. article lié plus haut, avec exemple de l'INRIA).
Même si cette brevetabilité limitée est acceptée, l'OEB risque de continuer, comme avant, à accorder des brevets illégaux.
Ah, voila donc la seule affirmation de bon sens dans le texte, qui est par ailleurs un pot-pourri des plus belles approximations argumentaires sur les brevets logiciels ! Félicitations à l'auteur.