1) brevet, c'est un raccourci rapide de ma part, bien sûr je parlais de brevets logiciels.
2) et 3) Les termes réactionnaires et progressistes sont --ne t'en déplaise-- tout à fait inadaptés. Ils sont marqués politiquement, et les employer renvoie les partisans/adversaires des brevets logiciels sur un terrain politique. Cette politisation du débat est un risque quand on emploi un vocabulaire marqué politiquement, et n'est certainement pas souhaitable pour nous -- adversaires des brevets logiciels-- puisque le vote au premier passage au parlement européen avait transcendé les clivages politiques. Lorsque Bill Gates nous a traité --nous, adversaires des brevets logiciels-- de communistes, il cherche à nous rattacher à une frange politique, pour gagner dans son camps les opposants de cette frange. En lui répondant «réactionnaire», on emploie le vocabulaire de cette même frange politique pour désigner «les tenants du grand capital». Après ça il sera encore plus facile à Bill Gates de nous traiter de communistes, et aux gens peu informés de le croire.
Les termes «réactionnaire et progressiste» ne correspondent en plus à la situation ici: les partisants des brevets logiciels ne souhaitent pas «faire revivre un état passé». Ils souhaitent au contraire s'approprier des choses qui ont toujours été un bien commun: les idées. Garder les idées accessibles à tous, c'est ici humaniste mais pas progressiste, puisque c'est garder la situation telle qu'elle est. Ça serait progressiste aux USA ou la situation est moins bonne.
Donc pour résumer: je trouve dommage que ce texte emploie un vocabulaire de nature en parasiter le message qu'il contient, parce que je suis en total accord avec le message en question.
[^] # Re: Dommage...
Posté par fleny68 . En réponse à la dépêche Faut-il célébrer la confiscation intellectuelle ?. Évalué à 7.
2) et 3) Les termes réactionnaires et progressistes sont --ne t'en déplaise-- tout à fait inadaptés. Ils sont marqués politiquement, et les employer renvoie les partisans/adversaires des brevets logiciels sur un terrain politique. Cette politisation du débat est un risque quand on emploi un vocabulaire marqué politiquement, et n'est certainement pas souhaitable pour nous -- adversaires des brevets logiciels-- puisque le vote au premier passage au parlement européen avait transcendé les clivages politiques. Lorsque Bill Gates nous a traité --nous, adversaires des brevets logiciels-- de communistes, il cherche à nous rattacher à une frange politique, pour gagner dans son camps les opposants de cette frange. En lui répondant «réactionnaire», on emploie le vocabulaire de cette même frange politique pour désigner «les tenants du grand capital». Après ça il sera encore plus facile à Bill Gates de nous traiter de communistes, et aux gens peu informés de le croire.
Les termes «réactionnaire et progressiste» ne correspondent en plus à la situation ici: les partisants des brevets logiciels ne souhaitent pas «faire revivre un état passé». Ils souhaitent au contraire s'approprier des choses qui ont toujours été un bien commun: les idées. Garder les idées accessibles à tous, c'est ici humaniste mais pas progressiste, puisque c'est garder la situation telle qu'elle est. Ça serait progressiste aux USA ou la situation est moins bonne.
Donc pour résumer: je trouve dommage que ce texte emploie un vocabulaire de nature en parasiter le message qu'il contient, parce que je suis en total accord avec le message en question.