• # Un si joli troll....

    Posté par . En réponse à la dépêche Ubuntu, un cauchemar pour la Debian ?. Évalué à 10.

    Ce serait dommage de le manquer.

    Debian a perdu des utilisateurs face à Red Hat Entreprise Linux, les gens qui voulaient un support en acier se sont détournés.
    Debian a perdu des utilisateurs face à Gentoo, les gens qui voulaient controller les moindres détails de leur distribs se sont détournés.
    Debian a perdu des utilisateurs face à FreeBSD. Les gens qui voulaient un système à la pointe niveau réseau se sont détournés.
    Debian a perdu des utilisateurs face à slacware. Les gens qui voulaient un bon compromis temps d'install/utilisabitlié se sont détournés.
    Les gens Debian perd face à Ubuntu ne représentent qu'une fraction du reste. Ceux qui aujourd'hui utilisent Linux en utilisateur amateur et qui veulent juste faire du openoffice, du net et imprimer leurs documents n'ont pas leur place chez Debian (et les RTFM par paquets de 100 dans leurs forums le rapellent chaque jour à ceux qui oublieraient).

    Debian, omnubilé par sa quète d'un graal inatégnable a oublié les deux règles fondamentales du libre :
    - release early, release often (distribuez en avance, distribuez souvent)
    - given enough eyeball, all bugs are shallow (avec suffisament d'yeux, tous les bugs sont visibles).
    Debian a négligé les "petits" utilisateurs, et les petits utilisateurs s'en sont allés. Certes parmis les petits utilisateurs, seulement un sur cent remonte les bugs et seulement un sur cinq cents esaye de les corriger, mais ils sont des milliers.
    Debian a pensé pouvoir maintenir à lui seul deux cents architectures, dont certaines sont utilisés par une poignée de personnes au mieux dont certains juste pour jouer. Denian a voulu porter le poinds du monde sur ses épaules, et c'est nobles. Mais c'est orgeuilleux aussi et le poids du monde écrase Debian au fur et à mesure que les bras pour porter se raréfient.
    Quand FreeBSD maintien 50 000 paquets, il le fait dans un arbre à part, indépendant de la distribution, pour qu'aucun paquet ne puisse empécher le système d'évoluer.
    Quand OpenBSD audite de façon intensive les paquets, il ne le fait que sur un ensemble restreint. De façon a bien dissocier ce qui est important fiable et sécure de ce qui ne l'est pas.
    Quand Debian maintien ses paquets, c'est en mode tout ou rien. Et le plus souvent c'ets le rien qui gagne.

    J'avoue volontier mon incompétance à me servir correctement et à maintenir une Debian. C'est sur une Debian Woody que j'ai buté le plus, un environnement J2EE pour un serveur Tomcat dont j'ai été incapable d'optimiser le garbage collector pour que le système n'arrive pas à court de mémoire. On a ensuite comparé le prix d'un professionnel Debian capable de faire ce réglage (et éventuellement les suivants) et le prix d'un serveur plus gros qui accéptait plus de 4Go de mémoire facilement. Le serveur était moins cher de 75%, mais Debian Woody était incapable de faire fonctionner les cartes réseaux sans une vingtaine de patchs, certains cassant le driver SCSI au passage. Ce fut donc une Gentoo en SE-Linux qui remplaça la Debian. Ca aurait pu être une RHEL, ou un FreeBSD, ou une Suse Server, mais pas une Debian.

    Debian est un bonheur à administrer, mais parfois il y a juste besoin de plus de puissance. Parceque les normes ont changés, parceque la boite a grossi, parcequ'un client important exige un nouveau système, parcequ'on ferait 2000¤ d'éconnomies par mois en utilisant le périph Y au lieu du périph X. Et là Debian ne peut pas, parceque la norme n'est "pas assez" libre, parceque le noyeau maintenu ne passe pas les 8Go de ram, parceque le nouveau système n'a pas été porté sur Alpha-VMS, parceque le périph Y est trop récent.

    Alors Debian gicle de l'endroit ou elle est le plus à sa place : sur le serveur d'un admin-sys qui a pas envie de se prendre la tête sur la maintenance post-installation. Ca fait un admin de moins pour remonter les bugs, un admin de moins pour écrire des scripts et chercher des moyens de faire focntionner tel ou tel appli "quand même". Et à coté de ça, un poste "desktop" sous Ubuntu plutôt que sous Debian c'est négligeable.