En suivant le même raisonnement, on peut dire que chaque trajet en voiture est une invention (on suit rarement, au mm près, exactement le même chemin en voiture), et pourtant la voiture a été prévue ainsi par le constructeur.
Si il fallait changer le type de pneu, le carburant, le volant, le pare-brise et le revètement intérieur et le moteur en fonction de la route tu aurais raison. Mais ce n'est pas le cas.
Un ordinateur arrive avec une pléthore de réglages à faire, de pilotes à charger, de périphériques à initialiser. Et tout ca doit être fait de façon logiciel. Il y a donc une variété très grande de paramêtres à prendre en compte avant même de pouvoir démarrer. Ca n'est pas vraiment comparables au nombre de paramêtres à prendre en compte pour démarrer une voiture.
Bref, à mon avis, la seule chose que tu arrives à démontrer ici c'est que l'informatique est, par nature, la science du traitement de l'information, des idées et des données, et que, à ce titre, vouloir la breveter pose un énorme problème, car cela revient à breveter des idées, à breveter sa substance et non son implémentation (ie. non un moyen particulier trouvé pour accomplir quelque chose).
C'est pourtant l'idée inverse de celle que je veux faire passer. Beaucoup de personnes pensent que le brevet logiciel est équivalent au brevet d'idées et de concept. Mais ça n'est pas le cas, si on essaye de breveter une idée, les trois critères fondamentaux font sens, car le référentiel des idées est bien connu et bien défini. On se heurte alors tout de suites aux problèmes de brevetabilité. On peut philosopher sur la définition d'une idée, mais il n'est pas possible de dire qu'une idée est nouvelle parcequ'on l'a pensée autrement. Le raisonnement qui mène à une idée ne rentrerais pas en ligne de compte si on voulait breveter une idée (à moins de prétendre à l'exclusivité d'un mode de raisonnement, ce qui est risible).
je ne crois pas qu'un brevet requière une implémentation parfaite pour être valide
Absolument pas en effet. Mais lorsqu'un rpoduit qui dépend du domaine technologique est mis sur le marché, c'ets la responsabilité du concepteur que celui ci fasse ce pourquoi il a été créé. Un frein doit freiner par exemple. Il est impossible dans le domaine informatique de prouver, sur un OS comme Linux ou Windows, qu'un programme va faire quoi que ce soit. De fait il est assez difficile de prouver que c'est suite à une mauvaise utilisation que le programme n'a pas fait ce qui était demandé, et dans le domaine technologique point de clause de rejet de responsabilité possible.(Ce qui pourrait être un beaucoup plus gros handicap pour le libre que les brevets eux-mêmes d'ailleurs).
Il va sans dire que les éditeurs logiciels ne veulent pas avoir à affronter un tel problème (avoir à payer des indemnités pour cause de documents détruits par un programme ca refroidit). Donc ce point pourtant nécessaire au doamine technologique n'est pas évoqué.
Mais a partir du moment ou on accepte (même tacitement) qu'on ne peut pas prévoir ce qu'un programme va faire ou non, il devient difficile d'attaquer un concurrent sous pretexte que son programme fait la même chose que le votre.
Ja savais que j'aurais du développer ce point un peu plus hier. Mais il était tard. Mea Culpa.
J'ai pas la réponse, mais tu peux constater que le problème dépasse très très largement le cadre des brevets logiciels...
Je sais pour m'être escrimé avec des juristes pendant plus d'un an sur ce sujet que la technique du raccourci rapide et de l'explication simpliste ne tient pas. Les grands patrons peuvent posséder beaucoup de défauts, mais l'idiotie fait rarement partie du lot.
[^] # Re: Il va falloir arreter les anneries très vite.
Posté par Jerome Herman . En réponse à la dépêche Lettre du président de la FSF Europe à l'EICTA au sujet des brevets logiciels. Évalué à 2.
Si il fallait changer le type de pneu, le carburant, le volant, le pare-brise et le revètement intérieur et le moteur en fonction de la route tu aurais raison. Mais ce n'est pas le cas.
Un ordinateur arrive avec une pléthore de réglages à faire, de pilotes à charger, de périphériques à initialiser. Et tout ca doit être fait de façon logiciel. Il y a donc une variété très grande de paramêtres à prendre en compte avant même de pouvoir démarrer. Ca n'est pas vraiment comparables au nombre de paramêtres à prendre en compte pour démarrer une voiture.
Bref, à mon avis, la seule chose que tu arrives à démontrer ici c'est que l'informatique est, par nature, la science du traitement de l'information, des idées et des données, et que, à ce titre, vouloir la breveter pose un énorme problème, car cela revient à breveter des idées, à breveter sa substance et non son implémentation (ie. non un moyen particulier trouvé pour accomplir quelque chose).
C'est pourtant l'idée inverse de celle que je veux faire passer. Beaucoup de personnes pensent que le brevet logiciel est équivalent au brevet d'idées et de concept. Mais ça n'est pas le cas, si on essaye de breveter une idée, les trois critères fondamentaux font sens, car le référentiel des idées est bien connu et bien défini. On se heurte alors tout de suites aux problèmes de brevetabilité. On peut philosopher sur la définition d'une idée, mais il n'est pas possible de dire qu'une idée est nouvelle parcequ'on l'a pensée autrement. Le raisonnement qui mène à une idée ne rentrerais pas en ligne de compte si on voulait breveter une idée (à moins de prétendre à l'exclusivité d'un mode de raisonnement, ce qui est risible).
je ne crois pas qu'un brevet requière une implémentation parfaite pour être valide
Absolument pas en effet. Mais lorsqu'un rpoduit qui dépend du domaine technologique est mis sur le marché, c'ets la responsabilité du concepteur que celui ci fasse ce pourquoi il a été créé. Un frein doit freiner par exemple. Il est impossible dans le domaine informatique de prouver, sur un OS comme Linux ou Windows, qu'un programme va faire quoi que ce soit. De fait il est assez difficile de prouver que c'est suite à une mauvaise utilisation que le programme n'a pas fait ce qui était demandé, et dans le domaine technologique point de clause de rejet de responsabilité possible.(Ce qui pourrait être un beaucoup plus gros handicap pour le libre que les brevets eux-mêmes d'ailleurs).
Il va sans dire que les éditeurs logiciels ne veulent pas avoir à affronter un tel problème (avoir à payer des indemnités pour cause de documents détruits par un programme ca refroidit). Donc ce point pourtant nécessaire au doamine technologique n'est pas évoqué.
Mais a partir du moment ou on accepte (même tacitement) qu'on ne peut pas prévoir ce qu'un programme va faire ou non, il devient difficile d'attaquer un concurrent sous pretexte que son programme fait la même chose que le votre.
Ja savais que j'aurais du développer ce point un peu plus hier. Mais il était tard. Mea Culpa.
J'ai pas la réponse, mais tu peux constater que le problème dépasse très très largement le cadre des brevets logiciels...
Je sais pour m'être escrimé avec des juristes pendant plus d'un an sur ce sujet que la technique du raccourci rapide et de l'explication simpliste ne tient pas. Les grands patrons peuvent posséder beaucoup de défauts, mais l'idiotie fait rarement partie du lot.