Je vois VRAIMENT pas qu'elle ligne rouge fiable pourrait définir cette fameuse directive "indispensable" ...
C'est effectivement très complexe.
Le problème de l'informatique est el suivant : ce quie st fondamental en informatique est très complexe et nécessite souvent des années de recherches intensives. Par contre ce qui est très évolué est souvent très simple.
Je m'explique les notions fondamentales d'un OS par exemple, tels que la gestion de mémoire avec mémoire virtuelle ou l'ordonancement des taches nécessite de la part de l'équipe de dévellopement des connaissances systèmes extrèmement pointue. Néamoins leur coté fondamental rend rédibitoire tout brevet. Si l'algorithme des esclaiers (pour l'ordonancement de tache) avait été breveté, celà aurait été un coup dur pour l'informatique en général.
A l'inverse une chose aussi complexe que de corriger la lumière sur une photo et d'effacer les yeux rouges prend exactement 12 secondes à effectuer. Même si le nombre d'algorithmes mis en place est absolument monstrueux, l'utilisation est immédiate.
A partir de là on ne peut que constater que l'approche standard qui distingue ce qui est "trivial pour l'homme du metier" de ce qui est "innovant" ne tient plus. Hors cette distinction est fondamentale pour faire le tri entre ce qui est brevetable et ce qui ne l'est pas. L'existence antérieure ou non n'est qu'un pis aller. En effet si un programme informatique "nouveau" (au sens ou aucun programme similaire n'existe déjà) se présente sur le marché celà peut vouloir dire deux choses : soit il a résolu un problème auquel d'autres se sont frotés sans parvenir à le résoudre (auquel cas le brevet est un plus, puisqu'il apporte une solution que d'autres cherchent et dont ils ont potentiellement besoin), soit il a résolu un problème surlequel personne ne s'est penché mais qui aurait été résolu "facilement" si ca avait été le cas (auquel cas le brevet n'est que le fruit d'un concours de circonstances).
A partir de là on peut se dire que la seule façon de valider un brevet logiciel serait d'organiser pour chaque brevet une phase de validation de X mois pendant laquelle le brevet n'est pas encore reconnu. Pendant cette phase le problème serait porté à la connaissance de tous, mais pas la solution. Si la solution est trouvé avant X mois alors le brevet n'est pas valide, sinon il l'est.
Malheureusement la méthode çi dessus demand eune logistique ennorme. Tout d'abord pour vérifier que les algorithmes proposés par les invalideurs du brevet résolvent bien le problème de façon satisfaisante et ensuite pour s'assurrer que les invalideurs sont en nombre raisonnable, sans quoi les brevets sur des technologies à la mode seraient invalidés par de gros groupes, alors que les brevets sur des technologies marginales seraient ignorés du public et des entreprises et donc seraient validés beaucoup plus facilement. Au final le cout d'un brevet deviendrait prohibitif.
En plus il y a une autre TRES grosse différence entre le monde réel et le monde virtuel. Le monde réel a des limites définies. Par exemple la gravité à paris n'est pas prête de changer. La loi de conservation de la masse non plus. Idem pour la resistance de l'acier ou le coefficiant calorimétrique de l'eau. En informatique tout ceci n'a aucun sens. Les règles fondamentales que l'on applique aujourd'hui n'auront aucun sens demain. A quoi bon homologuer le reccord de son en longueur si le sportif a commis son exploit sur la lune ou la gravité est nettement moindre ?
De même peut-on accorder un brevet à la première personne qui réussi à faire de l'aquisition 3D temps réel, non pas parcequ'elle a investi des millions en recherche sur le sujet, mais parcequ'elle a investi des millions dans l'ordinateur le plus puissant du monde ?
Même quand on sort du cadre des logiciels libres et de l'intercompatibilité. Les problèmes des brevets logiciels sont ennormes, et au jour d'aujourd'hui on a aucune réponse valable à y apporter.
[^] # Re: Moi y en a pas comprendre ! C'est pas une bonne nouvelle ????
Posté par Jerome Herman . En réponse à la dépêche La brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur adoptée par le Conseil. Évalué à 8.
C'est effectivement très complexe.
Le problème de l'informatique est el suivant : ce quie st fondamental en informatique est très complexe et nécessite souvent des années de recherches intensives. Par contre ce qui est très évolué est souvent très simple.
Je m'explique les notions fondamentales d'un OS par exemple, tels que la gestion de mémoire avec mémoire virtuelle ou l'ordonancement des taches nécessite de la part de l'équipe de dévellopement des connaissances systèmes extrèmement pointue. Néamoins leur coté fondamental rend rédibitoire tout brevet. Si l'algorithme des esclaiers (pour l'ordonancement de tache) avait été breveté, celà aurait été un coup dur pour l'informatique en général.
A l'inverse une chose aussi complexe que de corriger la lumière sur une photo et d'effacer les yeux rouges prend exactement 12 secondes à effectuer. Même si le nombre d'algorithmes mis en place est absolument monstrueux, l'utilisation est immédiate.
A partir de là on ne peut que constater que l'approche standard qui distingue ce qui est "trivial pour l'homme du metier" de ce qui est "innovant" ne tient plus. Hors cette distinction est fondamentale pour faire le tri entre ce qui est brevetable et ce qui ne l'est pas. L'existence antérieure ou non n'est qu'un pis aller. En effet si un programme informatique "nouveau" (au sens ou aucun programme similaire n'existe déjà) se présente sur le marché celà peut vouloir dire deux choses : soit il a résolu un problème auquel d'autres se sont frotés sans parvenir à le résoudre (auquel cas le brevet est un plus, puisqu'il apporte une solution que d'autres cherchent et dont ils ont potentiellement besoin), soit il a résolu un problème surlequel personne ne s'est penché mais qui aurait été résolu "facilement" si ca avait été le cas (auquel cas le brevet n'est que le fruit d'un concours de circonstances).
A partir de là on peut se dire que la seule façon de valider un brevet logiciel serait d'organiser pour chaque brevet une phase de validation de X mois pendant laquelle le brevet n'est pas encore reconnu. Pendant cette phase le problème serait porté à la connaissance de tous, mais pas la solution. Si la solution est trouvé avant X mois alors le brevet n'est pas valide, sinon il l'est.
Malheureusement la méthode çi dessus demand eune logistique ennorme. Tout d'abord pour vérifier que les algorithmes proposés par les invalideurs du brevet résolvent bien le problème de façon satisfaisante et ensuite pour s'assurrer que les invalideurs sont en nombre raisonnable, sans quoi les brevets sur des technologies à la mode seraient invalidés par de gros groupes, alors que les brevets sur des technologies marginales seraient ignorés du public et des entreprises et donc seraient validés beaucoup plus facilement. Au final le cout d'un brevet deviendrait prohibitif.
En plus il y a une autre TRES grosse différence entre le monde réel et le monde virtuel. Le monde réel a des limites définies. Par exemple la gravité à paris n'est pas prête de changer. La loi de conservation de la masse non plus. Idem pour la resistance de l'acier ou le coefficiant calorimétrique de l'eau. En informatique tout ceci n'a aucun sens. Les règles fondamentales que l'on applique aujourd'hui n'auront aucun sens demain. A quoi bon homologuer le reccord de son en longueur si le sportif a commis son exploit sur la lune ou la gravité est nettement moindre ?
De même peut-on accorder un brevet à la première personne qui réussi à faire de l'aquisition 3D temps réel, non pas parcequ'elle a investi des millions en recherche sur le sujet, mais parcequ'elle a investi des millions dans l'ordinateur le plus puissant du monde ?
Même quand on sort du cadre des logiciels libres et de l'intercompatibilité. Les problèmes des brevets logiciels sont ennormes, et au jour d'aujourd'hui on a aucune réponse valable à y apporter.