- d'une part le brevet constitue un monopole temporaire accordé par la société à un inventeur, afin qu'il puisse se rémunérer de son invention. Ce monopole a pour but très clair d'inciter les inventeurs à inventer.
- d'autre part, le coût d'une invention est l'élément essentiel à prendre en compte. C'est en effet la seule part significative qui est à la charge de l'inventeur, étant donné que tout le reste a des chances de lui être fourni par le milieu socio-intellectuello-culturel dans lequel il évolue.
Le brevetage des idées/oeuvres d'art/formules mathématiques/logiciels se heurte de front aux deux points:
- d'abord leur coût tend vers zéro, car le recours à l'expérimentation n'est par définition pas nécessaire. on peut concevoir le pointillisme, résoudre une intégrale, imaginer la barre de progression sous sa douche.
- ensuite, l'expérience prouve que les brevets sur les idées pures sont contre-productifs: ils n'incitent clairement pas les "inventeurs" à en trouver, favorisent l'apparition de monopoles indûs, et enfin sont globalement dommageables pour la société en freinant énormément le développement socio-intellectuello-culturel.
Enfin, et en parlant de vérité historique, il se trouve simplement que le développement de nos sociétés modernes, et notamment des démocraties, est justement basé sur la libre circulation des idées. Depuis le début, seule l'expression particulière d'une idée est soumise à un monopole privé. C'est cet équilibre qui permet à notre système d'exister: l'écrivain/peintre/musicien/... est rémunéré sur son oeuvre, mais la société toute entière profite de ses idées.
[^] # Re: Ce commentaire n'est pas un troll ...
Posté par anonyme512 . En réponse à la dépêche Entretien avec Michel Rocard dans "Le Monde" sur les brevets logiciels. Évalué à 6.
- d'une part le brevet constitue un monopole temporaire accordé par la société à un inventeur, afin qu'il puisse se rémunérer de son invention. Ce monopole a pour but très clair d'inciter les inventeurs à inventer.
- d'autre part, le coût d'une invention est l'élément essentiel à prendre en compte. C'est en effet la seule part significative qui est à la charge de l'inventeur, étant donné que tout le reste a des chances de lui être fourni par le milieu socio-intellectuello-culturel dans lequel il évolue.
Le brevetage des idées/oeuvres d'art/formules mathématiques/logiciels se heurte de front aux deux points:
- d'abord leur coût tend vers zéro, car le recours à l'expérimentation n'est par définition pas nécessaire. on peut concevoir le pointillisme, résoudre une intégrale, imaginer la barre de progression sous sa douche.
- ensuite, l'expérience prouve que les brevets sur les idées pures sont contre-productifs: ils n'incitent clairement pas les "inventeurs" à en trouver, favorisent l'apparition de monopoles indûs, et enfin sont globalement dommageables pour la société en freinant énormément le développement socio-intellectuello-culturel.
Enfin, et en parlant de vérité historique, il se trouve simplement que le développement de nos sociétés modernes, et notamment des démocraties, est justement basé sur la libre circulation des idées. Depuis le début, seule l'expression particulière d'une idée est soumise à un monopole privé. C'est cet équilibre qui permet à notre système d'exister: l'écrivain/peintre/musicien/... est rémunéré sur son oeuvre, mais la société toute entière profite de ses idées.