Il y a 3 différences entre les brevets 'industriels" et les brevets "logiciels"
1. L'investissement.
Un codec demande pas mal de connaissances.
Qui amène ces connaissances ?
- le système éducatif
- la communauté scientifique.
Le "petit pas" que fait un individu dans la création d'un Codec est le résultat d'un effort collectif. Il n'est donc pas normal que, pour ce petit pas qui ne nécessite pas d'investissement fort, un individu raffle la mise.
Dans le cas d'un brevet industriel, l'investissement en matériaux, outils, prototypes , etc, est important.
A la limite, dans le cas industriel, le dépôt du brevet représente 1% du coût. Dans le cas logiciel, le dépôt du brevet représente 99% du coût.
2. La ré-utilisabilité (?)
Si je paye des royalties pour un moteur à explosion, je peux fabriquer mon moteur directement.
Si je paye de royalties pour un Codec, je dois ensuite coder, intégrer à mon application, débugger, paramétrer les variables correctement... Ce n'est pas très long (investissement matériel nul, temporel léger) mais c'est là la phase de "prototypage".
Donc un brevet logiciel n'est pas ré-utilisable directement.
3. Le droit de contourner.
Je peux construire un autre moteur à explosion sur des bases différentes que celles du brevet.
Les brevets sur les aglo de Codec sont tellement flous qu'ils intègreront "toute transformation par ondelettes". D'où l'impossibilité de le contourner...
A mon sens, ces trois points sont la raison d'être du brevet industriel, et donc la raison de ne-pas-être du brevet logiciel.
[^] # Re: Ce commentaire n'est pas un troll ...
Posté par charlieecho . En réponse à la dépêche Entretien avec Michel Rocard dans "Le Monde" sur les brevets logiciels. Évalué à 6.
1. L'investissement.
Un codec demande pas mal de connaissances.
Qui amène ces connaissances ?
- le système éducatif
- la communauté scientifique.
Le "petit pas" que fait un individu dans la création d'un Codec est le résultat d'un effort collectif. Il n'est donc pas normal que, pour ce petit pas qui ne nécessite pas d'investissement fort, un individu raffle la mise.
Dans le cas d'un brevet industriel, l'investissement en matériaux, outils, prototypes , etc, est important.
A la limite, dans le cas industriel, le dépôt du brevet représente 1% du coût. Dans le cas logiciel, le dépôt du brevet représente 99% du coût.
2. La ré-utilisabilité (?)
Si je paye des royalties pour un moteur à explosion, je peux fabriquer mon moteur directement.
Si je paye de royalties pour un Codec, je dois ensuite coder, intégrer à mon application, débugger, paramétrer les variables correctement... Ce n'est pas très long (investissement matériel nul, temporel léger) mais c'est là la phase de "prototypage".
Donc un brevet logiciel n'est pas ré-utilisable directement.
3. Le droit de contourner.
Je peux construire un autre moteur à explosion sur des bases différentes que celles du brevet.
Les brevets sur les aglo de Codec sont tellement flous qu'ils intègreront "toute transformation par ondelettes". D'où l'impossibilité de le contourner...
A mon sens, ces trois points sont la raison d'être du brevet industriel, et donc la raison de ne-pas-être du brevet logiciel.