Fichtre ça mérite une première page. T'es une vedette, une star ? :-)
> Quand je parle de retard, je parlais de retard dans la DEMARCHE qualité, pas dans la QUALITE.
Car tu ne connais pas la démarche qualité. Car il n'y a pas un page de pub pour te la décrire.
Voilà un explication :
* les logiciels upstream : on trouve de tous et dans tous les états. C'est normal, c'est le libre, on ne cache rien. Ici il y a des tests en tout genre. Test unitaire, test de régression, branche de développement et branche stable, retour utilisateurs, etc. C'est très variable. Il y a aussi le "test suprême", c'est la communauté qui décide quand une applis est stable (mérite un 1.0). Ce n'est pas un planning ou l'équipe marketing qui fait pression.
* les betas des distributions : on ne trouve pas de tous mais ce qui reste est dans des états variables. C'est un lieux parfais pour les testeurs (surtout pour les gros trucs style gnome ou KDE). Prends Fedora ou Gentoo, la branche de développement ou les betas utilisent souvent des versions de développement. Chaque bug/correction sera remonté en upstream. Beaucoup de développeurs du libre bossent aussi sur une distribution et sont donc particulièrement à l'écoute des remontées des testeurs. C'est aussi ici qu'un distributeur peut décider de virer une fonctionnalité car elle est insatisfesante. Ça arrive assez souvent.
* les distributions "bleeding-edge" : là on a un état moins "bizarre". Il peut rester des bugs et ça peut être insatisfesant en entreprise. Il y a encore plus de remontée de bugs pour traquer les cas rares.
* les distributions "enterprise" : en général basée sur une distribution "bleeding-edge" (donc déjà massivement testé). Certaines distributions sont aussi testé par des acteurs commerciaux (Dell, Ibm, Oracle, etc) durant la phase beta.
Exemple :
- Après des tests sommaires dans Rawhide, FC3 test1 sort le 13 juillet 2004.
- Après de nombreux tests, FC3 sort le 8 novembre (plus de 3 mois et demi de test et correction de bug preque exclusivement).
À la sortie de FC3, il n'y a plus grand chose à faire, il faut "attendre" les retours d'expérience (comme le logiciel proprio fait).
En parallèle à FC3, la RHEL 4 est en préparation. Elle profite des corrections de FC3 en phase beta et finale. Elle profite aussi de test auprès d'autres sociétés qui "valident" le produit.
- Courant fevrier ou mars 2005, RHEL 4 sort.
Soit 7 mois (!) après la première mise à disposition. Et ceci est "plannifier". Ça fait parti d'une démarche qualité. Plus "fort". RHEL 4 va avoir SeLinux par défaut. C'est passé par :
- FC2 avec SeLinux désactivé par défaut
- FC3 avec SeLinux activé par défaut
Un an de test pour SeLinux.
Voilà un exemple de démarche qualité pour une distribution.
Pourquoi ce "bordel" marche. Simple : la communauté *aime* ça !
Elle aime jouer avec les dernières versions. Elle aime voir si la dernière version lui fait un joli "kernel panic". Elle aime donner un coup de main en corrigeant un bug, etc.
Pourquoi s'en priver ?
Tu planques à la communauté un soft en phase beta et elle se fache. Donc c'est très naturellement que le logiciel libre s'appuis plus sur les testeurs que le logiciel proprio. De même, c'est très naturellement que les distributeurs proposent des distributions gratuites ou accessible à un coût modique.
[^] # Re: Droit de réponse
Posté par fabb . En réponse à la dépêche Démarche qualité et Logiciel Libre. Évalué à 1.
Fichtre ça mérite une première page. T'es une vedette, une star ? :-)
> Quand je parle de retard, je parlais de retard dans la DEMARCHE qualité, pas dans la QUALITE.
Car tu ne connais pas la démarche qualité. Car il n'y a pas un page de pub pour te la décrire.
Voilà un explication :
* les logiciels upstream : on trouve de tous et dans tous les états. C'est normal, c'est le libre, on ne cache rien. Ici il y a des tests en tout genre. Test unitaire, test de régression, branche de développement et branche stable, retour utilisateurs, etc. C'est très variable. Il y a aussi le "test suprême", c'est la communauté qui décide quand une applis est stable (mérite un 1.0). Ce n'est pas un planning ou l'équipe marketing qui fait pression.
* les betas des distributions : on ne trouve pas de tous mais ce qui reste est dans des états variables. C'est un lieux parfais pour les testeurs (surtout pour les gros trucs style gnome ou KDE). Prends Fedora ou Gentoo, la branche de développement ou les betas utilisent souvent des versions de développement. Chaque bug/correction sera remonté en upstream. Beaucoup de développeurs du libre bossent aussi sur une distribution et sont donc particulièrement à l'écoute des remontées des testeurs. C'est aussi ici qu'un distributeur peut décider de virer une fonctionnalité car elle est insatisfesante. Ça arrive assez souvent.
* les distributions "bleeding-edge" : là on a un état moins "bizarre". Il peut rester des bugs et ça peut être insatisfesant en entreprise. Il y a encore plus de remontée de bugs pour traquer les cas rares.
* les distributions "enterprise" : en général basée sur une distribution "bleeding-edge" (donc déjà massivement testé). Certaines distributions sont aussi testé par des acteurs commerciaux (Dell, Ibm, Oracle, etc) durant la phase beta.
Exemple :
- Après des tests sommaires dans Rawhide, FC3 test1 sort le 13 juillet 2004.
- Après de nombreux tests, FC3 sort le 8 novembre (plus de 3 mois et demi de test et correction de bug preque exclusivement).
À la sortie de FC3, il n'y a plus grand chose à faire, il faut "attendre" les retours d'expérience (comme le logiciel proprio fait).
En parallèle à FC3, la RHEL 4 est en préparation. Elle profite des corrections de FC3 en phase beta et finale. Elle profite aussi de test auprès d'autres sociétés qui "valident" le produit.
- Courant fevrier ou mars 2005, RHEL 4 sort.
Soit 7 mois (!) après la première mise à disposition. Et ceci est "plannifier". Ça fait parti d'une démarche qualité. Plus "fort". RHEL 4 va avoir SeLinux par défaut. C'est passé par :
- FC2 avec SeLinux désactivé par défaut
- FC3 avec SeLinux activé par défaut
Un an de test pour SeLinux.
Voilà un exemple de démarche qualité pour une distribution.
Pourquoi ce "bordel" marche. Simple : la communauté *aime* ça !
Elle aime jouer avec les dernières versions. Elle aime voir si la dernière version lui fait un joli "kernel panic". Elle aime donner un coup de main en corrigeant un bug, etc.
Pourquoi s'en priver ?
Tu planques à la communauté un soft en phase beta et elle se fache. Donc c'est très naturellement que le logiciel libre s'appuis plus sur les testeurs que le logiciel proprio. De même, c'est très naturellement que les distributeurs proposent des distributions gratuites ou accessible à un coût modique.