Tu parles du même Keynes dont les thèses ont été (brillamment) balayées dans les années 70 par les économistes de l'école de Chicago (Friedman, ...), parce qu'il avait tout simplement "oublié" dans ses modèles que les gens "anticipaient" les décisions de politique économique, qui finissaient donc par avoir les effets contraires de ceux qu'on recherchait. Sans parler des hypothèses de rigidités nominales...
En fait, ce n'est pas récent que les économistes ne jurent que par la "loi du marché". Les XVIIIè et XIXè siècles étaient autrement plus libéraux que ne pourraient en rêver aujourd'hui un MEDEF ou un Madelin, surtout dans l'empire britannique. Dans l'histoire de la pensée économique, le pur keynésianisme n'aura finalement finalement été qu'une parenthèse (1930-1970). Le système de la sécurité sociale française n'a été que le fruit de l'époque (et de l'endroit) où il a été mis en place.
Il est d'ailleurs bizarre que souvent les programmes d'économie en France ne décrivent qu'un monde économique keynésien, alors que les keynésiens mêmes sont devenus néo-keynésiens ou néo-classiques.
[^] # Re: Navrant
Posté par Uk6 . En réponse à la dépêche The Economist : « L'économie du partage ». Évalué à 2.
En fait, ce n'est pas récent que les économistes ne jurent que par la "loi du marché". Les XVIIIè et XIXè siècles étaient autrement plus libéraux que ne pourraient en rêver aujourd'hui un MEDEF ou un Madelin, surtout dans l'empire britannique. Dans l'histoire de la pensée économique, le pur keynésianisme n'aura finalement finalement été qu'une parenthèse (1930-1970). Le système de la sécurité sociale française n'a été que le fruit de l'époque (et de l'endroit) où il a été mis en place.
Il est d'ailleurs bizarre que souvent les programmes d'économie en France ne décrivent qu'un monde économique keynésien, alors que les keynésiens mêmes sont devenus néo-keynésiens ou néo-classiques.