Je regarde un film maximum deux fois (sauf cas rares)
Hehe. Je suppose alors que tu n'as pas d'enfants... J'ai une petite d'un peu plus de deux ans, et certains épisodes de Heidi sont tellement passés que je pourrais te les réciter par coeur. Idem pour Tchoupi et Caillou (ses héros personnels), et je ne te parle pas du succès inconditionnel de Shrek -- bon, surtout le générique en fait, après c'est trop long :)
Pour en revenir au sujet, le CD à 20 euros, dans une famille "canonique" de 4 consommateurs (papa - maman - 2 enfants), c'est strictement ingérable. Donc au final, soit papa impose ses goûts, soit il les sacrifie au profit de sa progéniture.
Évidemment, la musique a toujours été chère, et toujours assez peu achetée: quand j'étais petit, j'enregistrais la radio, sur des cassettes dont l'arrivée sur le marché avait provoqué le même débat que le passage au numérique. Au final, le prix n'a jamais empêché la consommation, il l'a juste réservée à une élite. Le problème, c'est que maintenant l'accès aux données devient tellement commode que même cette élite commence à se demander si c'est bien raisonnable de payer si cher quelque chose qui vaut si peu, et qui correspond de moins en moins à ces attentes, vu le formatage croissant des sorties musicales dans les "majors". Pire, le p2p offre de meilleurs services que les canaux de distribution officiels. Le dernier live de Radiohead à Cannes ? Introuvable dans la grande distribution. L'album de Torgue et Houppin ? Il faut en général le commander, avec des délais allant du grotesque au ridicule. Un album un peu ancien de Stevie Ray Vaughan ? "Hahaha, qui c'est ce rigolo, il passe à la star'ac" ?
Dans ces conditions, le débat n'est pas tellement "pourquoi abandonner la grande distribution ?" mais "comment ça a pu durer aussi longtemps".
[^] # Re: Libérer, d'accord, mais pirater, pas d'accord
Posté par Polaris . En réponse à la dépêche Appel du Nouvel Observateur contre la répression du peer-to-peer. Évalué à 6.
Hehe. Je suppose alors que tu n'as pas d'enfants... J'ai une petite d'un peu plus de deux ans, et certains épisodes de Heidi sont tellement passés que je pourrais te les réciter par coeur. Idem pour Tchoupi et Caillou (ses héros personnels), et je ne te parle pas du succès inconditionnel de Shrek -- bon, surtout le générique en fait, après c'est trop long :)
Pour en revenir au sujet, le CD à 20 euros, dans une famille "canonique" de 4 consommateurs (papa - maman - 2 enfants), c'est strictement ingérable. Donc au final, soit papa impose ses goûts, soit il les sacrifie au profit de sa progéniture.
Évidemment, la musique a toujours été chère, et toujours assez peu achetée: quand j'étais petit, j'enregistrais la radio, sur des cassettes dont l'arrivée sur le marché avait provoqué le même débat que le passage au numérique. Au final, le prix n'a jamais empêché la consommation, il l'a juste réservée à une élite. Le problème, c'est que maintenant l'accès aux données devient tellement commode que même cette élite commence à se demander si c'est bien raisonnable de payer si cher quelque chose qui vaut si peu, et qui correspond de moins en moins à ces attentes, vu le formatage croissant des sorties musicales dans les "majors". Pire, le p2p offre de meilleurs services que les canaux de distribution officiels. Le dernier live de Radiohead à Cannes ? Introuvable dans la grande distribution. L'album de Torgue et Houppin ? Il faut en général le commander, avec des délais allant du grotesque au ridicule. Un album un peu ancien de Stevie Ray Vaughan ? "Hahaha, qui c'est ce rigolo, il passe à la star'ac" ?
Dans ces conditions, le débat n'est pas tellement "pourquoi abandonner la grande distribution ?" mais "comment ça a pu durer aussi longtemps".