Si le vendeur décide de le vendre à 20 euros, alors c'est normal.
La seule décision que tu puisses prendre, c'est de l'acheter ou pas.
Si tu le trouves trop cher, tu ne l'achètes pas (et tu ne le pirates pas non-plus). Si tout le monde est d'accord avec toi les prix baisseront d'eux-même...
La liberté de pratique des prix ne va pas de soi, c'est une décision politique. Dans certains systèmes politiques, tous les prix sont fixés. Dans notre système politique, seuls certains le sont. C'est un choix politique de ne pas limiter le prix de la musique.
La décision politique qui a été prise, c'est de dire : dans un marché où règne la libre concurrence, la demande et les prix évolueront de conserve pour le plus grand bien du consommateur.
Ceci est peut-être vrai pour certains produits, à condition qu'il y ait une véritable concurrence, sans entente sur les prix, et que cela ne se fasse pas au détriment du producteur.
Pour la musique, il me semble qu'il y a un problème :
- il n'y a pas de libre concurrence : je n'ai pas envie d'acheter du Mozart à 1¤ si j'aime la variété française à 20¤;
- le prix à peu près uniforme des CDs fait un peu penser à une entente sur les prix, non ?
- le producteur (de l'oeuvre musicale = groupe, musicien, chanteur, auteur, ... ) ne semble pas être bénéficiaire de cet état de fait.
Alors, d'accord, on pourrait dire, ne consommons plus de culture. Oui, mais justement, la culture n'est peut-être pas un produit de consommation comme les autres. Ne devrait-il pas exister un droit d'accès à la culture pour tous ?
[^] # Re: Libérer, d'accord, mais pirater, pas d'accord
Posté par Guillaume Vauvert . En réponse à la dépêche Appel du Nouvel Observateur contre la répression du peer-to-peer. Évalué à 10.
La liberté de pratique des prix ne va pas de soi, c'est une décision politique. Dans certains systèmes politiques, tous les prix sont fixés. Dans notre système politique, seuls certains le sont. C'est un choix politique de ne pas limiter le prix de la musique.
La décision politique qui a été prise, c'est de dire : dans un marché où règne la libre concurrence, la demande et les prix évolueront de conserve pour le plus grand bien du consommateur.
Ceci est peut-être vrai pour certains produits, à condition qu'il y ait une véritable concurrence, sans entente sur les prix, et que cela ne se fasse pas au détriment du producteur.
Pour la musique, il me semble qu'il y a un problème :
- il n'y a pas de libre concurrence : je n'ai pas envie d'acheter du Mozart à 1¤ si j'aime la variété française à 20¤;
- le prix à peu près uniforme des CDs fait un peu penser à une entente sur les prix, non ?
- le producteur (de l'oeuvre musicale = groupe, musicien, chanteur, auteur, ... ) ne semble pas être bénéficiaire de cet état de fait.
Alors, d'accord, on pourrait dire, ne consommons plus de culture. Oui, mais justement, la culture n'est peut-être pas un produit de consommation comme les autres. Ne devrait-il pas exister un droit d'accès à la culture pour tous ?
Guillaume Vauvert