Très franchement, je ne partage pas l'enthousiasme général autour de ce genre
d'annonces. On a beau tous savoir ici, que libre!=gratuit, l'ampleur des sommes
en jeu me paraît complétement ahurissant.
Sachant qu'en matière scientifique les auteurs et les lecteurs sont les mêmes,
faire payer l'auteur plutôt que le lecteur me paraît ne faire que déplacer le problème.
Pour ma part, je suis chercheur en maths, et pour que mes travaux soient publiés
on me demande
- de parler un bon anglais (les revues n'ont pas de relecteur ou traducteur,
quelques phrases un peu bancales suffisent à faire pencher la balance du
mauvais coté)
- de taper en bon Latex, en suivant de bonnes règles typographiques
(seules les revues les plus riches ont un typographe professionnel qui passe derrière)
- de me conformer aux modèles de style de la revue, ce qui implique souvent
de lire une doc, pas toujours claire.
Sachant que les referees ne sont pas payés (allez les bons jours un bon pour
un numéro gratuit de la revue), je ne vois pas bien comment on peu justifier
un tel flux de capitaux.
Il existe d'ailleurs déjà des revues gratuites d'un bout à l'autre et de qualité.
(Par exemple Electronic Journal of Probability http://www.math.washington.edu/~ejpecp/index.php(...)
Tout ce qui manque à ce genre de revues , c'est de payer une secrétaire
ou une décharge de services à l'Editeur en chef pour qu'il ait plus de temps
pour suivre l'avancement des dossiers, mais ça à mon avis c'est à la collectivité
(en clair vos impots) de le prendre en charge.
# Loin du compte
Posté par mac_is_mac (site web personnel) . En réponse à la dépêche Interview de Vivian Siegel (PLoS). Évalué à 2.
d'annonces. On a beau tous savoir ici, que libre!=gratuit, l'ampleur des sommes
en jeu me paraît complétement ahurissant.
Sachant qu'en matière scientifique les auteurs et les lecteurs sont les mêmes,
faire payer l'auteur plutôt que le lecteur me paraît ne faire que déplacer le problème.
Pour ma part, je suis chercheur en maths, et pour que mes travaux soient publiés
on me demande
- de parler un bon anglais (les revues n'ont pas de relecteur ou traducteur,
quelques phrases un peu bancales suffisent à faire pencher la balance du
mauvais coté)
- de taper en bon Latex, en suivant de bonnes règles typographiques
(seules les revues les plus riches ont un typographe professionnel qui passe derrière)
- de me conformer aux modèles de style de la revue, ce qui implique souvent
de lire une doc, pas toujours claire.
Sachant que les referees ne sont pas payés (allez les bons jours un bon pour
un numéro gratuit de la revue), je ne vois pas bien comment on peu justifier
un tel flux de capitaux.
Il existe d'ailleurs déjà des revues gratuites d'un bout à l'autre et de qualité.
(Par exemple Electronic Journal of Probability http://www.math.washington.edu/~ejpecp/index.php(...)
Tout ce qui manque à ce genre de revues , c'est de payer une secrétaire
ou une décharge de services à l'Editeur en chef pour qu'il ait plus de temps
pour suivre l'avancement des dossiers, mais ça à mon avis c'est à la collectivité
(en clair vos impots) de le prendre en charge.