Euh, j'ai passé quelques années de mon enfance à Djibouti, à la Corne de l'Afrique, entre l'Éthiopie et la Somalie, et je peux t'assurer que rien ne pousse là-bas, ou presque.
99% du territoire sont un désert volcanique de pierres et de sel, et ce qui tient lieu de forêt "primaire" fait pâle figure comparé à la plus pauvre de nos forêts.
Quand on sait que l'Éthiopie est encore plus pauvre que Djibouti, quand on sait qu'elle dépend intégralement de Djibouti pour son commerce extérieur (accès vers un port), et quand on a vécu là-bas, on a bien du mal à croire ce genre de "fantasmes" qui racontent que l'Éthiopie est un pays prospère... Djibouti, c'est des températures de plus de 50°C à l'ombre la majeure partie de l'année, c'est 10 litres d'eau consommés par personne et par jour pour compenser la transpiration (enfin, au début, au bout de quelques mois, certains comme moi arrivaient à vivre comme les Djiboutiens, en ne buvant presque pas), et lorsque j'y étais, il n'était pas tombé une goutte de pluie depuis 7 ans ! Le ciel est bleu, limpide, sans nuage, le soleil très lourd et fort, au point que les capteurs CCD des caméscopes mourraient très rapidement (quelques mois tout au plus) et qu'un ballon de foot laissé sur la lunette arrière d'une voiture à l'ombre explosait en quelques minutes à peine !
J'ai vu des zébus à Djibouti des zébus (sorte de vaches/buffles) mommifiés vivants par le soleil. Aujourd'hui encore, tu les vois de la route, immobiles, la tête dressée en ta direction, comme s'ils te regardaient passer... sauf qu'ils sont morts, tués par le soleil qui a tânné leur avant même que leur tête ne retombe, et a mommifié leur corps.
Sur l'aéroport de Djibouti, en bout de piste, des enfants viennent quotidiennement poser des bouteilles en verre et reviennent les chercher quelques heures après, une fois qu'elles ont fondu sur elle même et qu'elles aient la forme d'une sorte de cendrier qu'ils iront ensuite vendre sur les marchés.
J'ai aussi parcouru le désert, visité le Goubet (cratère volcanique), le Lac Abbé (lac placé sur une faille volcanique et recouvert d'une couche de sédiments de 0 à 2 mètres d'épaisseur, crachés par les "fumeurs", sorte de gigantesques cheminées par lesquelles s'échappent la vapeur d'eau), et le lac Assal, lac sâlé situé à 150 mètres en dessous du niveau de la mer, presque entièrement recouvert d'une banquise de sel, où il est interdit de se rendre en saison chaude, car les températures à l'ombre dépassent les 75°C !
Bref, c'est gros de parler de prospérité en parlant de ces pays de la Corne de l'Afrique, alors que leurs seules ressources sont la pêche, le commerce du sel, et les quelques milliards d'¤ offerts chaque année par la France et autres pays développés.
Pour te donner une idée, la première chose qui nous tardait de voir en revenant en France, mes frères et soeurs et moi, c'était de la verdure, tant cette couleur était totalement absente du paysage là-bas.
[^] # Re: American Army ?!
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Des petits jeux pour les fêtes. Évalué à 2.
99% du territoire sont un désert volcanique de pierres et de sel, et ce qui tient lieu de forêt "primaire" fait pâle figure comparé à la plus pauvre de nos forêts.
Quand on sait que l'Éthiopie est encore plus pauvre que Djibouti, quand on sait qu'elle dépend intégralement de Djibouti pour son commerce extérieur (accès vers un port), et quand on a vécu là-bas, on a bien du mal à croire ce genre de "fantasmes" qui racontent que l'Éthiopie est un pays prospère... Djibouti, c'est des températures de plus de 50°C à l'ombre la majeure partie de l'année, c'est 10 litres d'eau consommés par personne et par jour pour compenser la transpiration (enfin, au début, au bout de quelques mois, certains comme moi arrivaient à vivre comme les Djiboutiens, en ne buvant presque pas), et lorsque j'y étais, il n'était pas tombé une goutte de pluie depuis 7 ans ! Le ciel est bleu, limpide, sans nuage, le soleil très lourd et fort, au point que les capteurs CCD des caméscopes mourraient très rapidement (quelques mois tout au plus) et qu'un ballon de foot laissé sur la lunette arrière d'une voiture à l'ombre explosait en quelques minutes à peine !
J'ai vu des zébus à Djibouti des zébus (sorte de vaches/buffles) mommifiés vivants par le soleil. Aujourd'hui encore, tu les vois de la route, immobiles, la tête dressée en ta direction, comme s'ils te regardaient passer... sauf qu'ils sont morts, tués par le soleil qui a tânné leur avant même que leur tête ne retombe, et a mommifié leur corps.
Sur l'aéroport de Djibouti, en bout de piste, des enfants viennent quotidiennement poser des bouteilles en verre et reviennent les chercher quelques heures après, une fois qu'elles ont fondu sur elle même et qu'elles aient la forme d'une sorte de cendrier qu'ils iront ensuite vendre sur les marchés.
J'ai aussi parcouru le désert, visité le Goubet (cratère volcanique), le Lac Abbé (lac placé sur une faille volcanique et recouvert d'une couche de sédiments de 0 à 2 mètres d'épaisseur, crachés par les "fumeurs", sorte de gigantesques cheminées par lesquelles s'échappent la vapeur d'eau), et le lac Assal, lac sâlé situé à 150 mètres en dessous du niveau de la mer, presque entièrement recouvert d'une banquise de sel, où il est interdit de se rendre en saison chaude, car les températures à l'ombre dépassent les 75°C !
Bref, c'est gros de parler de prospérité en parlant de ces pays de la Corne de l'Afrique, alors que leurs seules ressources sont la pêche, le commerce du sel, et les quelques milliards d'¤ offerts chaque année par la France et autres pays développés.
Pour te donner une idée, la première chose qui nous tardait de voir en revenant en France, mes frères et soeurs et moi, c'était de la verdure, tant cette couleur était totalement absente du paysage là-bas.