• [^] # Re: Il faudra de toutes façons faire qque chose

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Brevets logiciels : nouvelle offensive surprise. Évalué à 4.

    Si les brevets (logiciel ou non) sont reconnus dans pratiquement tous les pays, c'est parcequ'ils servent effectivement un intérêt: celui de valoriser l'effort R&D, et de l'équilibrer par rapport à la mise en oeuvre: Cloner un procédé connu ne coute pas cher, et d'autant moins pour du logiciel.

    Non, ça c'est la propagande pro-brevet :) Cela n'a jamais été prouvé, vu qu'il n'y a jamais de temps sans brevet.

    Enfin si, il y eu des pays qui ont vécu quelques années sans brevet: la Suisse (1850-1907) et les Pays-Bas (1869-1912).

    "Durant cette période, quelques petites boites ont pu émergé : Novartis (qui depuis fait du lobbying à Bruxels pour pouvoir breveter des gènes), Nestlé (création des céréales pour enfants en 1865, son PDG en 1998, disait "the protection of intellectual property is essential for economic growth", la protection de la propriété intellectuel est essentielle pour la croissance de l'économie), Lindt (chocolat fondant, 1879), Maggi (le cube ), Unilever (qui a copier la margarine française en 1870), Philips (copie des lampes de Thomas Edison 1890, et fait aujourd'hui du lobbying pour la propriété intellectuel), entre autres...

    Cela signifie bien qu'il est possible de faire autrement et que cela marche. On pourrait prendre pour example l'industrie du logiciel qui s'en est bien sortit sans brevets. Du coté de Redmond, début des années 80, les brevets n'ont pas été nécessaire pour créer un des plus gros monopoles d'aujourd'hui."

    Ensuite, tu parles de cloner un logiciel. C'est justement bien plus difficile d'implémenter une "idée brevetable" que de la trouver. Donc, le clonage est au contraire quasiement égal au temps de développement de l'idée première. A moins qu'il ne s'agisse d'avancé en algorithmie, ce qui revient à breveter les maths, or cela a toujours été reconnu comme un bien commun ("les idées sont de libres parcours").

    Paradoxalement, les partisans du libre sont favorables à une forme de libéralisme et de dérégulation en ce qui concerne les brevets. Je voyais plutôt ces personnes comme hostiles à ce genre de concepts ;-)

    Tu débarques vraiment pour encore croire que la communauté du libre est composé uniquement de révolutionnaire communiste... Il a pourtant sufisament de troll politique sur ce site pour montrer le contraire.


    Puisque tu évoques la recherche, il peut être légitime de s'interroger sur le fait que si l'on met tout en GPL, les résultats profitent directement aux industriels les plus puissants (c'est-à-dire ceux qui ont les moyens de s'accaparer, déployer, et profiter le plus rapidement des solutions les exploitant), sans aucun retour pour l'organisme de recherche, ni même pour le pays si l'industriel est étranger. Les brevets permettent à un organisme de recherche (ou sa tutelle) d'avoir une politique et un contrôle sur l'exploitation de résultats.


    Il faut savoir si ton organisme de recherche est publique ou pas. Si il est publique, il n'a pas à chercher de "retour". Son but premier est avant tout d'augmenter la compétitvité du pays voir d'augmenter les connaissances mondials. L'inventeur du web n'a pas gagner un rond mais à créé la croissance des 7 dernières années. Le monde lui est redevable pour ça. Il n'est pas devenu riche, juste une sommité mondialement connu.

    Si l'organisme est privé, il peut devenir incontrounable dans un domaine, n'ont pas parce qu'ils tiennent les utilisateurs de leur techno par les couilles mais parce qu'ils sont les meilleurs. C'est sûr être les meilleurs impliquent de former ses chercheurs, de les retenir, de les soigner. C'est beaucoup plus facile pour un financier de détenir un bout de papier pour lui dire que l'idée lui appartient que de satisfaire ses employés.

    "La première sécurité est la liberté"