Tu y vas un peu fort : considérer que le passage "réalité" -> métaphore du desktop est "trivial" me parait largement sous-estimer le travail nécessaire pour arriver à cela.
Je n'ai pas dit que ce passage était trivial, j'ai dit qu'une fois ce passage effectué, l'idée de la corbeille était triviale.
Cela dit, je pense quand même que la métaphore du "bureau" est triviale. Et non, je ne pense pas qu'un travail énorme ait été nécessaire pour arriver à ça. De même que je ne pense pas qu'il ait fallu beaucoup de recherches pour créer les tableurs, qui sont une métaphore évidente des cahiers de comptes.
Ce ne sont que des idées. Certes de bonnes idées, mais pas de quoi nécessiter un investissement conséquent et surtout pas de quoi empêcher les autres de les mettre en oeuvre à cause des brevets.
Evidemment, quand tout le monde est habitué à cela, c'est trivial mais je te rappelerais qu'à l'époque où ces idées ont été introduites, en France beaucoup dans les centres de calcul s'interrogaient sur "l'intérêt des terminaux graphiques"!
Qu'ils se soient interrogés sur leur intérêt, c'est une chose - et c'est sans doute encore le cas chez certains admins systèmes à l'heure actuelle. Mais de là à dire qu'il y a eu un saut conceptuel que la plupart des gens étaient incapables de faire à l'époque, je pense qu'il ne faut quand même pas exagérer. Les concepts de souris et d'interface graphique existaient d'ailleurs déjà depuis le début des années 60, ni Xerox, ni Apple, ni Microsoft ne les ont inventés.
Ne serait-ce qu'inventer le dispositif de la souris est loin d'être trivial.
C'est un procédé physique, ça rentre dans le cadre du champ des brevets actuels.
Mais également le mapping avec le déplacement physique d'objet,
Il me semble que c'est couvert par les amendents à la directive sur les brevets logiciels, ie. un logiciel lié à un "effet physique" ou mettant en oeuvre des "forces de la nature".
Cela dit, utiliser les touches du clavier pour déplacer quelque chose à l'écran est du même ressort que le faire avec une souris selon moi. Je ne vois pas ce que ça a de compliqué à "inventer", c'est le principe même de la métaphore de la machine à écrire.
ou le declenchement d'opérations par rapport à des interactions graphiques sont loin d'être évident quand l'univers informatique "courant" est celui de terminaux tty à 600 bauds!
Loin d'être évident pour qui ? Pour ceux qui n'ont pas pris le temps de réfléchir à la question ? Certainement...
"A du supprimer" oui, mais je ne sais pas si c'est par refus de se licencier, ou par une imposition d'Apple (pour raison stratégique en rendant cette opération exclusive aux Macs)
Le fait est que la fonctionnalité "corbeille" a été supprimée de trois systèmes concurrents. Savoir si HP, DR ou MS avaient un autre choix n'est même pas la question*.
Le problème ici est que ce brevet a eu l'effet inverse de celui qu'il était supposé avoir. A savoir permettre à une entreprise de livrer ses "secrets de fabrication" afin que les autres puissent s'en servir. Et ce faisant, elle a effectivement ralenti l'innovation et empêché le développement de la concurrence.
* Cela dit, le fait qu'aucune de ces entreprises n'ait "licencié" la technologie d'Apple permet de donner un début de réponse. Les conditions ne devaient probablement pas être très avantageuses, ce qui revient au même que d'interdire la technologie. Ce qui paraît logique puisque ça donnait à Apple un avantage compétitif par rapport aux autres sur ce marché. Il ne faut d'ailleurs pas oublier que dans ce procès, Apple attaquait sur l'ensemble des concepts liés aux interfaces graphiques, mais qu'ils ont été déboutés sur tout le reste. Heureusement pour l'avenir de l'informatique...
[^] # Re: Il faudra de toutes façons faire qque chose
Posté par Frédéric Lopez . En réponse à la dépêche Brevets logiciels : nouvelle offensive surprise. Évalué à 3.
Je n'ai pas dit que ce passage était trivial, j'ai dit qu'une fois ce passage effectué, l'idée de la corbeille était triviale.
Cela dit, je pense quand même que la métaphore du "bureau" est triviale. Et non, je ne pense pas qu'un travail énorme ait été nécessaire pour arriver à ça. De même que je ne pense pas qu'il ait fallu beaucoup de recherches pour créer les tableurs, qui sont une métaphore évidente des cahiers de comptes.
Ce ne sont que des idées. Certes de bonnes idées, mais pas de quoi nécessiter un investissement conséquent et surtout pas de quoi empêcher les autres de les mettre en oeuvre à cause des brevets.
Qu'ils se soient interrogés sur leur intérêt, c'est une chose - et c'est sans doute encore le cas chez certains admins systèmes à l'heure actuelle. Mais de là à dire qu'il y a eu un saut conceptuel que la plupart des gens étaient incapables de faire à l'époque, je pense qu'il ne faut quand même pas exagérer. Les concepts de souris et d'interface graphique existaient d'ailleurs déjà depuis le début des années 60, ni Xerox, ni Apple, ni Microsoft ne les ont inventés.
C'est un procédé physique, ça rentre dans le cadre du champ des brevets actuels.
Il me semble que c'est couvert par les amendents à la directive sur les brevets logiciels, ie. un logiciel lié à un "effet physique" ou mettant en oeuvre des "forces de la nature".
Cela dit, utiliser les touches du clavier pour déplacer quelque chose à l'écran est du même ressort que le faire avec une souris selon moi. Je ne vois pas ce que ça a de compliqué à "inventer", c'est le principe même de la métaphore de la machine à écrire.
Loin d'être évident pour qui ? Pour ceux qui n'ont pas pris le temps de réfléchir à la question ? Certainement...
Le fait est que la fonctionnalité "corbeille" a été supprimée de trois systèmes concurrents. Savoir si HP, DR ou MS avaient un autre choix n'est même pas la question*.
Le problème ici est que ce brevet a eu l'effet inverse de celui qu'il était supposé avoir. A savoir permettre à une entreprise de livrer ses "secrets de fabrication" afin que les autres puissent s'en servir. Et ce faisant, elle a effectivement ralenti l'innovation et empêché le développement de la concurrence.
* Cela dit, le fait qu'aucune de ces entreprises n'ait "licencié" la technologie d'Apple permet de donner un début de réponse. Les conditions ne devaient probablement pas être très avantageuses, ce qui revient au même que d'interdire la technologie. Ce qui paraît logique puisque ça donnait à Apple un avantage compétitif par rapport aux autres sur ce marché. Il ne faut d'ailleurs pas oublier que dans ce procès, Apple attaquait sur l'ensemble des concepts liés aux interfaces graphiques, mais qu'ils ont été déboutés sur tout le reste. Heureusement pour l'avenir de l'informatique...