• [^] # Re: Ne boudons pas notre plaisir... mais ne tirons pas de plan sur la co

    Posté par . En réponse à la dépêche Brevets : M. Rocard remplace A. McCarthy. Évalué à 6.

    Tu as écrit :


    Pour revenir au secteur public, la France peut avoir un service des postes totalement public. Mais les sociétés étrangères (ici des pays Européen) doivent pouvoir concurrencer la postes. Le _marché_ doit être ouvert.
    Si la France refuse d'ouvrir le marché de son électricité, elle n'a alors plus de droit de vendre de l'électricité à l'étrangé. Normal.



    Sauf que justement si tu veux faire du service public, c'est-à-dire garantir à tous un accès équitable aux mêmes ressources, et bien tu es bien obligé de faire payer un peu plus cher les personnes pour qui l'accès au service est plus facile, afin de dégager des ressources pour rendre ce même service accessible à moindre frais dans des zones moins favorisées. Une société privée n'a aucun intérêt à faire ce genre de concessions. Elle tirera les prix vers le bas et finira par imposer ses conditions à la société publique qui devra arrêter de déservir les zones non rentables.

    Ce qui nous amène à la question du service public assuré par des sociétés privées. Le "service public privé" est un mythe. Un état n'a aucun moyen de faire pression sur une société privée qui gèrerait tout une infrastructure essentielle à la marche de l'économie (je te laisse choisir le secteur). En tout cas, pas celui de donner la gestion du réseau à quelqu'un d'autre, qui serait le seul moyen vraiment contraignant. A moins que tu ne penses que transférer la gestion de tout un réseau national d'une société à une autre se fasse en trois coups de cuillères à pot. En l'absence de contrainte, la logique comptable de recherche de rentabilité se fera nécessairement au détriment de la qualité et/ou de la sécurité.

    C'est toute la notion de solidarité nationale et de qualité du service public qui est en jeu.