l'intérêt de cette licence par rapport a la creative common
Au niveau économique, les licences CC offrent en gros deux choix à l'auteur. Soit il interdit à tout le monde de commercialiser sa création sans son autorisation (c'est l'option Noncommercial). Soit il permet à tout le monde d'exploiter commercialement son travail sans le rétribuer en retour. Sans surprise, l'option Noncommercial est choisie par la majorité des créateurs diffusant leurs oeuvres sous Creative Commons, soit parce qu'ils comptent dessus pour manger, soit parce qu'ils rechignent à voir des intermédiaires se faire payer grâce à leur travail sans être payés en retour. Bien sûr on pourra dire que rien n'interdit à ces intermédiaires de payer les auteurs, mais le problème est qu'on vit dans une d'économie de marché...
La licence IANG offre une troisième alternative: donner le pouvoir économique à ceux qui financent la création. Les clients, les donateurs, les investisseurs, toutes les personnes contribuant à un projet économique basé sur une création IANG doivent pouvoir décider où va leur argent. Et elles doivent pouvoir le faire démocratiquement. Ainsi, les usagers étant majoritares, le financement sera orienté non pas vers la recherche de profit, mais vers l'utilité sociale. Non seulement les auteurs pourront espérer (mais pas exiger) des retombées économiques plus grandes qu'avec le modèle «libre» (en fait libéral) actuel, mais il est probable qu'ils seront plus avantagés que dans le modèle propriétaire, car leur rétribution se fera sur un modèle de don.
[^] # Re: Intérêt de cette licence?
Posté par Patrix . En réponse à la dépêche Licence IANG pour des créations libres et équitables. Évalué à 4.
Au niveau économique, les licences CC offrent en gros deux choix à l'auteur. Soit il interdit à tout le monde de commercialiser sa création sans son autorisation (c'est l'option Noncommercial). Soit il permet à tout le monde d'exploiter commercialement son travail sans le rétribuer en retour. Sans surprise, l'option Noncommercial est choisie par la majorité des créateurs diffusant leurs oeuvres sous Creative Commons, soit parce qu'ils comptent dessus pour manger, soit parce qu'ils rechignent à voir des intermédiaires se faire payer grâce à leur travail sans être payés en retour. Bien sûr on pourra dire que rien n'interdit à ces intermédiaires de payer les auteurs, mais le problème est qu'on vit dans une d'économie de marché...
La licence IANG offre une troisième alternative: donner le pouvoir économique à ceux qui financent la création. Les clients, les donateurs, les investisseurs, toutes les personnes contribuant à un projet économique basé sur une création IANG doivent pouvoir décider où va leur argent. Et elles doivent pouvoir le faire démocratiquement. Ainsi, les usagers étant majoritares, le financement sera orienté non pas vers la recherche de profit, mais vers l'utilité sociale. Non seulement les auteurs pourront espérer (mais pas exiger) des retombées économiques plus grandes qu'avec le modèle «libre» (en fait libéral) actuel, mais il est probable qu'ils seront plus avantagés que dans le modèle propriétaire, car leur rétribution se fera sur un modèle de don.