• [^] # Récapitulons

    Posté par . En réponse à la dépêche Brevets Logiciels: Appel de Richard M. Stallman. Évalué à 2.

    Je pense que c'est à moi que tu réponds. Tu me donnes l'occasion de récapituler.

    Merci de cette précision. J'ai cité ton nom parce que toi et Yeupou, dont je ne me souvenais pas sur l'instant du pseudo du moment, étiez les premiers participants à l'enfilade escamotée dont je me suis souvenu. Il m'a semblé que prétendre que cette enfilade était uniquement composée d'échanges entre l'auteur de la dépêche et des modérateurs de DLFP consistait à la présenter selon une certaine perspective, comme en quelque sorte une affaire interne au site, ce qui dans tous les cas est faux. Je me suis tout de même enquis à ce sujet. Ton intervention était d'expliquer calmement à l'auteur, littéralement hors de lui et extrêmement virulent envers ses interlocuteurs, que les normes et les standards étaient choses nécessaires et importantes pour les logiciels libres. C'est peut-être à ce moment qu'il a compris l'énormité des diatribes qu"il venait d'écrire, ce qui l'a poussé non pas à se calmer, mais vers le comportement encore plus extrême d'en effacer les traces.

    Il me semblait intéressant que quelqu'un qui propose une nouvelle sur un appel de Richard Stallman, avec une bonne traduction de celui-ci sur son site personnel, par ailleurs agréable à lire et aimablement présenté, ne comprenne pas par ailleurs l'importance des normes et se laisse aller à un comportement agressif et insultant envers ceux qui lui font remarquer le problème, était une chose intéressante. Au moment où l'enfilade a été supprimée, il n'y avait plus à ma connaissance de contribution active ; les choses avaient été dites. Que l'auteur ait voulu supprimer les traces de ces échanges est compréhensible. Que les responsables de DLFP aient accédé à cette requête ne l'est pas.

    Il est absurde d'invoquer la loi Informatique et Libertés ou la responsabilité des hébergeurs pour justifier cette censure. L'auteur n'a été en aucun cas calomnié ou diffamé, et ses propres propos sont de sa propre responsabilité. Ce site est en grande partie constitué des commentaires des différents participants, qui se transmutent ce faisant, et même si ce n'est pas toujours dans le sens voulu au départ par ses auteurs, en information. Supprimer des commentaires pour une autre raison qu'une des raisons légales, par exemple des propos racistes ou de la diffamation, c'est supprimer de l'information, c'est faire acte de censure. Prétendre qu'un événement qui s'est effectivement déroulé n'a pas eu lieu en l'occultant me rappelle les méthodes staliniennes à ce point de vue, même si les conséquences en matière de santé publiques sont moins graves... Je n'aurais pas dû lâcher cet adjectif, qui a fourni un échappatoire commode et décentré le débat. Tu évoques de nouveau l'affaire Martin Winckler dans une autre nouvelle et je ne vois pas, quant au geste, de différence de nature entre le travail de nettoyage qu'il y a au lieu sur le site de France Inter après l'affaire Winckler et le travail de nettoyage qui a eu lieu sur ce site.

    Il n'était en outre pas besoin d'en appeler au petit père des peuples pour situer ce genre d'actes et la désinformation qui va avec. Nos démocraties libérales avancées en sont tout aussi capables. Pour rester sur France Inter, lors de l'interdiction du livre du Docteur Gubler, qui expliquait comment on avait menti délibérément sur l'état de santé d'un président de la République, des "experts" et des "spécialistes" avaient suavement expliqué au brave public, lors d'une émission du genre "le téléphone sonne", que cette interdiction était de nature tout-à-fait exceptionnelle, et la première depuis longtemps. Au même moment, quelqu'un comme moi doté d'une mémoire très moyenne se souvenait d'au moins deux interdictions notoires : Affaires Africaines de Pierre Péan et Suicide mode d'emploi. On pourrait discuter à l'envi des motifs moraux invoqués quant au second.

    Benoît Sibaud s'est laissé aller à littéralement traîner dans la boue Yeupou dont le seul tort avait été de remarquer une anomalie et d'en avertir autrui. Je trouve par ailleurs pertinent de signaler un forfait à l"endroit même où il s'est perpétré.

    Quand on s'intéresse aux logiciels libres en France, on tombe forcément un jour sur ton nom. Ton activité est notoire et positive. Pour ma part ma principale contribution est de faire du prosélytisme pour les LL et d'aider les gens qui me le demandent. J'ai quatre enfants, tous en âge scolaire, et j'ai été impliqué jusque récemment dans le milieu associatif, en l'occurence la gestion d'une cantine scolaire (qui présente d'ailleurs des similitudes avec la défense des logiciels libres mais c'est une autre histoire) ; je n'exclus toutefois pas totalement de m'impliquer plus dans le domaine.

    J'ai moi-même à certains moments raconté des bêtises, en particulier là où je parle de censure à cause de moinssages. Je ne demande pas pour autant que ces commentaires soient supprimés... Le fait que cette enfilade pollue une nouvelle sur un appel de RMS contre les brevets logiciels est bien sûr regrettable.