Il y a encore des universités qui sont restées sur des schémas de pensée anciens !
Il fut une époque où les universités ne voulaient pas entendre parler d'industrie, c'était très mal vu. L'université servait à former des chercheurs et des enseignants qui avaient pour mission de former des chercheurs et des enseignants et ainsi de suite. C'est ce système qui a décrédibilisé l'Université aux yeux des entreprises et elles se sont tournées vers les écoles d'ingénieur. Ce phénomène est essentiellement français.
Il y a environ 35 ans, l'Université a décidé sous la pression des politiques de se rapprocher des entreprises. C'est ainsi que Chaban-Delmas a demandé au directeur de la Sereb (Le maître d'oeuvre de la fusée Diamant) d'accueillir un thésard. Et c'est par le hasard de mon parcours universitaire que j'en ai bénéficié et cela a duré 33 ans et 3 mois.
Depuis cette époque, les choses en changé à l'excès. Certaines entreprises ont trouvé à l'Université de la matière grise à un prix abordable et les universités ont trouvé un moyen de financer leurs laboratoires sans se rendre compte qu'elles avaient vendu leur âme au diable.
Un excès dans un sens vient souvent après un excès dans le sens opposé. Espérons que le point d'équilibre soit rapidement trouvé car la privatisation du travail universitaire n'est pas dans sa tradition universitaire du partage de la connaissance et n'est pas faite pour le bien de la collectivité.
Ce qui se passe maintenant, c'est que la recherche en reconnaissance de la parole coûte trop cher aux entreprises. Le fait de reverser leurs travaux vers la communauté du Logiciel Libre leur permet de bénéficier de produits performants sans avoir à en supporter tout le coût de développement.
Serait-ce un juste retour ?
[^] # Re: Et un autre
Posté par Pierre Jarillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche IBM dope la reconnaissance vocale Open Source. Évalué à 8.
Il fut une époque où les universités ne voulaient pas entendre parler d'industrie, c'était très mal vu. L'université servait à former des chercheurs et des enseignants qui avaient pour mission de former des chercheurs et des enseignants et ainsi de suite. C'est ce système qui a décrédibilisé l'Université aux yeux des entreprises et elles se sont tournées vers les écoles d'ingénieur. Ce phénomène est essentiellement français.
Il y a environ 35 ans, l'Université a décidé sous la pression des politiques de se rapprocher des entreprises. C'est ainsi que Chaban-Delmas a demandé au directeur de la Sereb (Le maître d'oeuvre de la fusée Diamant) d'accueillir un thésard. Et c'est par le hasard de mon parcours universitaire que j'en ai bénéficié et cela a duré 33 ans et 3 mois.
Depuis cette époque, les choses en changé à l'excès. Certaines entreprises ont trouvé à l'Université de la matière grise à un prix abordable et les universités ont trouvé un moyen de financer leurs laboratoires sans se rendre compte qu'elles avaient vendu leur âme au diable.
Un excès dans un sens vient souvent après un excès dans le sens opposé. Espérons que le point d'équilibre soit rapidement trouvé car la privatisation du travail universitaire n'est pas dans sa tradition universitaire du partage de la connaissance et n'est pas faite pour le bien de la collectivité.
Ce qui se passe maintenant, c'est que la recherche en reconnaissance de la parole coûte trop cher aux entreprises. Le fait de reverser leurs travaux vers la communauté du Logiciel Libre leur permet de bénéficier de produits performants sans avoir à en supporter tout le coût de développement.
Serait-ce un juste retour ?