• [^] # Re: Coup d'épée dans l'eau

    Posté par . En réponse à la dépêche Est-ce que le logiciel doit prendre en otage les données ?. Évalué à 4.

    > Depuis des années, ça ne choque personne que la recherche publique, financée
    > avec de l'argent public, publie ses résultats dans des revues scientifiques
    > privées en abandonnant les copyrights à la revue, en payant souvent pour
    > avoir le droit de publier et en payant toujours pour avoir le droit de les lire.

    Ca choque beaucoup de monde, au contraire, mais il faut bien comprendre l'importance des publications pour la carriere d'un chercheur: un chercheur est oblige de publier dans des bons journaux, et ceux-ci demandent effectivement que les droits d'auteurs leur soient donnes, et un chercheur ne peut, tout seul, faire la revolution. Il y a maintenant des journaux a acces libre, mais la plupart d'entre eux ne sont pas encore tres bien cotes par les chercheurs (et les comites qui examinent les CV...). Certains journaux ont aussi une approche plus raisonnable: par exemple "Proteomics" demande les droits d'auteurs pour une duree de 3 ans; apres, ils reviennent au chercheur (avec licence d'utilisation illimitee pour le journal). 3 ans est un peu long a mon gout, mais c'est un interessant compromis: le journal a la garantie de l'exclusivite pendant un moment, mais ne monopolise pas l'acces a la litterature scientifique.

    Mais le salut viendra d'initiatives telles que celle-ci:

    http://www.earlham.edu/~peters/fos/newsletter/08-02-04.htm(...)

    "On January 14, the U.S. House Appropriations Committee adopted a set of recommendations for next year's federal budget. One key recommendation would have the National Institutes of Health (NIH) put a condition on its research grants so that articles based on NIH-funded research would be deposited in PubMed Central (PMC), the NIH's open-access digital library. In most cases, the articles would not become OA through PMC until six months after publication in a journal. But if NIH paid any part of their publication costs, they would become OA immediately."

    En gros, si les fonds publics paient pour la recherche, les publications doivent etre a acces libres -- et vu la taille du NIH et les montagnes d'argent qu'ils distribuent, les journaux ne pourront pas vraiment refuser tous les articles soumis a cette restriction. C'est comme ca que les choses avanceront, et meme tres rapidement.

    Zorglub