Note : pour eux, ça va mieux en 2004 mais SuSE ne compte que pour une goute d'eau (moins de 10%, de mémoire) dans leurs revenus, malgré ce que veut bien titrer la presse.
Red Hat : des années dans le rouge (et pas un peu !)
Red Hat 2004 2003 2002 2001
Annual Sales ($ mil.) 126.1 90.9 78.9 103.4
Annual Net Income ($ mil.) 14.0 (6.6) (140.2) (86.7)
Ca a duré comme ça pendant près de dix ans. Vu la maigreur de leur bénéfice, s'ils ne l'améliorent pas, il leur faudra 20 ans pour récupérer leur investissement initial.
Sendmail (logiciel très très connu et diffusé, résultats financiers de l'éditeur pas géniaux)
Sendmail Inc.
Fiscal Year-End January
2003 Sales (mil.) 15ドル.0
1-Year Sales Growth 6.4%
2003 Net Income (mil.) (10ドル.0)
2003 Employees 80
1-Year Employee Growth (38.5%)
IBM : ça marche plutôt bien.
International Business Machines Corporation
2003 2002 2001 2000
Annual Sales ($ mil.) 89,131.0 81,186.0 85,866.0 88,396.0
Annual Net Income ($ mil.) 7,583.0 3,579.0 7,723.0 8,093.0
Note : IBM fait du hard et du soft et dans le soft vend des logiciels proprio aussi. C'est le deuxième plus gros vendeur de licences au monde derrière M$... Et dans les logiciels proprio vendus, on trouve du LL. Exemple : Tomcat et Eclipse dans Websphere.
Autres
D'autres exemples, il y en a : Mandrakesoft ne gagne pratiquement rien, SUSE est apparamment en perte (de toute façon, une boîte qui refuse de communiquer son résultat net, c'est louche), Linspire est en perte, Alcôve a failli couler en 2003,...
Restent Linagora et IdealX qui "semblent" bien se porter, mais il n'y a pas de chiffres connus du résultat net. Et il y a Trolltech, Sleepycat et cie qui semblent bénéficiaires. Cependant, c'est dommage, ce sont des boîtes qui tirent une grosse partie de leurs revenus de la vente de licences (comme M$ et comme IBM).
Bref...
Bref, la où je suis d'accord avec pBpG, c'est que vous allez avoir du mal (je ne dis pas que c'est impossible, hein !) à convaincre la majorité des investisseurs et des analystes financiers sur base des chiffres financiers des entreprises connues faisant du logiciel libre...
Je pense personnellement qu'il y a moyen de créer des boîtes rentables sur la durée faisant du logiciel libre, mais pas forcément des vaches à lait à la M$ et en laissant un peu l'idéalisme candide de côté. La seule voie que je vois pour une forte rentabilité, c'est un modèle d'affaires à la Trolltech (parce que les licences, c'est _très_ rentable => coût marginal très faible).
[^] # Re: Encore un article creux!
Posté par Robert VISEUR . En réponse à la dépêche De l'économie et de l'open source. Évalué à 3.
Novell sur le déclin (Netware qui plonge) :
Novell
2003 2002 2001 2000
Annual Sales ($ mil.) 1,105.5 1,134.3 1,040.1 1,161.7
Annual Net Income ($ mil.) (161.9) (246.8) (272.8) 49.5
Note : pour eux, ça va mieux en 2004 mais SuSE ne compte que pour une goute d'eau (moins de 10%, de mémoire) dans leurs revenus, malgré ce que veut bien titrer la presse.
Red Hat : des années dans le rouge (et pas un peu !)
Red Hat 2004 2003 2002 2001
Annual Sales ($ mil.) 126.1 90.9 78.9 103.4
Annual Net Income ($ mil.) 14.0 (6.6) (140.2) (86.7)
Ca a duré comme ça pendant près de dix ans. Vu la maigreur de leur bénéfice, s'ils ne l'améliorent pas, il leur faudra 20 ans pour récupérer leur investissement initial.
Sendmail (logiciel très très connu et diffusé, résultats financiers de l'éditeur pas géniaux)
Sendmail Inc.
Fiscal Year-End January
2003 Sales (mil.) 15ドル.0
1-Year Sales Growth 6.4%
2003 Net Income (mil.) (10ドル.0)
2003 Employees 80
1-Year Employee Growth (38.5%)
IBM : ça marche plutôt bien.
International Business Machines Corporation
2003 2002 2001 2000
Annual Sales ($ mil.) 89,131.0 81,186.0 85,866.0 88,396.0
Annual Net Income ($ mil.) 7,583.0 3,579.0 7,723.0 8,093.0
Note : IBM fait du hard et du soft et dans le soft vend des logiciels proprio aussi. C'est le deuxième plus gros vendeur de licences au monde derrière M$... Et dans les logiciels proprio vendus, on trouve du LL. Exemple : Tomcat et Eclipse dans Websphere.
Autres
D'autres exemples, il y en a : Mandrakesoft ne gagne pratiquement rien, SUSE est apparamment en perte (de toute façon, une boîte qui refuse de communiquer son résultat net, c'est louche), Linspire est en perte, Alcôve a failli couler en 2003,...
Restent Linagora et IdealX qui "semblent" bien se porter, mais il n'y a pas de chiffres connus du résultat net. Et il y a Trolltech, Sleepycat et cie qui semblent bénéficiaires. Cependant, c'est dommage, ce sont des boîtes qui tirent une grosse partie de leurs revenus de la vente de licences (comme M$ et comme IBM).
Bref...
Bref, la où je suis d'accord avec pBpG, c'est que vous allez avoir du mal (je ne dis pas que c'est impossible, hein !) à convaincre la majorité des investisseurs et des analystes financiers sur base des chiffres financiers des entreprises connues faisant du logiciel libre...
Je pense personnellement qu'il y a moyen de créer des boîtes rentables sur la durée faisant du logiciel libre, mais pas forcément des vaches à lait à la M$ et en laissant un peu l'idéalisme candide de côté. La seule voie que je vois pour une forte rentabilité, c'est un modèle d'affaires à la Trolltech (parce que les licences, c'est _très_ rentable => coût marginal très faible).