A propos des licenses, je fais une thèse dans une équipe INRIA. Voici quelques observations que j'ai pu faire :
Les chercheurs autour de moi ne faisaient pas très attention aux licenses. Ça change pas mal ces dernières années, mais il faut bien comprendre que c'est quelque chose de récent. Je parle bien sûr des 'petits' codes. 'petits' n'est pas au sens de 'peu de ligne de code', mais 'développé pendant peu de temps' (une thèse, une tâche, ...)
Généralement, les chercheurs sont très contents si des personnes désirent utiliser leur code : ça fait tout plein de retour d'expérience, ce qui est souvent très profitable.
Par contre, il faut aussi comprendre que le travail de diffusion (packaging, documentation complète, publicité, ...) n'est pas très valorisable auprès de nos instances (sauf si le projet/code a déjà acquis une certaine notoriété). C'est pourquoi il faut généralement directement s'adresser aux équipes/développeurs pour avoir une doc un peu plus récente/à jour, ... Et tous les chercheurs ne sont pas prêts à s'investir sur leur temps libre pour faire ce travail de diffusion s'ils n'ont pas la certitude que ça intéressera un certain nombre de personnes. Énormément de code développé est abandonné au bout de quelque temps : des concepts sont validés et subsistent (dans d'autres projets/codes), mais le code de base est souvent archivé et laissé tel quel.
Autre remarque : l'INRIA est structurée en équipes (approximativement 5 à 20 personnes en moyenne) relativement indépendantes. Cela explique les nombreuses disparités dans les politiques de diffusion de code. L'INRIA (centrale) demande de faire remonter les logiciels diffusés (ceux de la page citée plus haut), mais toutes les équipes ne le font pas nécessairement : elles estiment parfois que leur code n'est pas prêt pour une diffusion (pas assez de doc, trop compliquer à compiler/installer sans aide, ...). Les choix de licences, supports, ... sont entièrement fixés par les équipes, pas par un 'bureau central'.
Pour le budget, ne pas perdre de vue que l'INRIA crée actuellement trois pôles supplémentaires (Lille,Saclay, Bordeaux) en plus des cinq autres déjà existants. Cela nécessite des moyens importants (nouveaux locaux et personnel (chercheur et administratif))
[^] # Re: Merci
Posté par Vincent Danjean . En réponse à la dépêche Quelques précisions sur la bibliothèque de traitement d'images 'INRIA'. Évalué à 10.
Les chercheurs autour de moi ne faisaient pas très attention aux licenses. Ça change pas mal ces dernières années, mais il faut bien comprendre que c'est quelque chose de récent. Je parle bien sûr des 'petits' codes. 'petits' n'est pas au sens de 'peu de ligne de code', mais 'développé pendant peu de temps' (une thèse, une tâche, ...)
Généralement, les chercheurs sont très contents si des personnes désirent utiliser leur code : ça fait tout plein de retour d'expérience, ce qui est souvent très profitable.
Par contre, il faut aussi comprendre que le travail de diffusion (packaging, documentation complète, publicité, ...) n'est pas très valorisable auprès de nos instances (sauf si le projet/code a déjà acquis une certaine notoriété). C'est pourquoi il faut généralement directement s'adresser aux équipes/développeurs pour avoir une doc un peu plus récente/à jour, ... Et tous les chercheurs ne sont pas prêts à s'investir sur leur temps libre pour faire ce travail de diffusion s'ils n'ont pas la certitude que ça intéressera un certain nombre de personnes. Énormément de code développé est abandonné au bout de quelque temps : des concepts sont validés et subsistent (dans d'autres projets/codes), mais le code de base est souvent archivé et laissé tel quel.
Autre remarque : l'INRIA est structurée en équipes (approximativement 5 à 20 personnes en moyenne) relativement indépendantes. Cela explique les nombreuses disparités dans les politiques de diffusion de code. L'INRIA (centrale) demande de faire remonter les logiciels diffusés (ceux de la page citée plus haut), mais toutes les équipes ne le font pas nécessairement : elles estiment parfois que leur code n'est pas prêt pour une diffusion (pas assez de doc, trop compliquer à compiler/installer sans aide, ...). Les choix de licences, supports, ... sont entièrement fixés par les équipes, pas par un 'bureau central'.
Pour le budget, ne pas perdre de vue que l'INRIA crée actuellement trois pôles supplémentaires (Lille,Saclay, Bordeaux) en plus des cinq autres déjà existants. Cela nécessite des moyens importants (nouveaux locaux et personnel (chercheur et administratif))