Avant de crier que un tel fork n'est pas justifié, faudrais faudrais d'abords faire acte d'empathie, histoire de chercher à comprendre une telle motivation.
Car le mécontentement il y a ; il ne se réduit à un pelé et il couve depuis plus de deux ans.
Il y a eut plusieurs signes, il y a plusieurs raisons :
+ Raisons relationnels :
- Perte du capital de de crédibilité des meneurs (ego sur-dimensionné, déclarations arrogantes, ...)
- Constitution d'une fondation basée sur le copinage où le vote non-anonyme en ait le symptôme le plus flagrant
- Pratique de la censure sur les forums gérés par ces même meneurs
-> La sympathie inhérente au libre a tournée à l'amertume.
+ Raisons techniques :
- Un nombre de dépendances hallucinantes
- Une redondance exubérante des bibliothèques
- C'est devenu quasi-incompilable (même avec les paquets dev de debian, c'est une horreur, j'ai abandonné (plus le temps de jouer))
- Une très faible réutilisation des choses déjà existantes (procmail, latex, ...)
- La faible adoption par les dev des éléments censés être standard comme bonobo (ils doivent avoir leurs raisons)
- La lourdeur de gtk2 (c'est plus joli, c'est mieux, mais c'est plus lent (faut changer de pc, 1gz se justifie pour faire tourner Warcraft3 pas pour lancer un terminal et la soi-disante modernité n'est pas un argument technique en soit))
-> Un coût pour le développeur est devenu insupportable.
+ Raisons ergonomiques :
- Certains aime le mode spatial, d'autre pas, le choix n'a pas été proposé de manière ouverte
- Certains aime le système de signets de epiphany (liste non hiérarchique, j'ai cru mourrir) , d'autre pas, ...
- Certains aime la disposition des boutons à la macs, d'autre pas, ...
- Certaines fonctionnalités ont été masquées (configuration peu accessible), pour une mise à niveau vers le bas (clairement énoncé comme telle)
- Certains éléments de configuration ne sont plus accessibles directement dans le logiciel utilisé (ex: masquage du texte dans les barre d'icônes), faut passer par un soft central qui va disturber d'autres réglages qui ne le concerne pas vraiment.
-> Le choix de certain fut le choix de tous (çà me rappelle quelque chose ...).
+ Raisons conjoncturelles : Gnome avait pour but de faire un bureau, qu'en reste-t-il ?
- Qt/KDE sont devenus libres (sous GNU/linux)
- OpenOffice a remplacé Gnumeric, Abiword, ...,
- Firefox a remplacé Galeon, Epiphany, ...,
- Eclipse a remplacé Ajuta, ...
- Nautilus, les distributions n'en parle même pas,
- Evolution, en effet ça à l'air d'être apprécié (disons qu'il ne faut pas avoir connu gnus ou mutt avant) ...
- Les outils de configuration utilisés sont plutôt ceux associés à la distribution (quand ce n'est pas fait à la main ou par webmin)
-> Le succès d'un logiciel libre actuellement ne se limite plus au succès du logiciel sur la plateforme GNU/Linux, c'est une bonne chose. Or ce constat pose clairement le problème de la non-portabilité des bibiothèques Gnome.
Au final, ni le développeur ni l'utilisateur n'ont plus autant de raisons pour utiliser les bibiothèques Gnome qu'il y a 4 ans. Moi même à cette époque j'étais fan de Gnome ; or mise à part GDM et la superbe collection d'icônes, il ne me reste plus rien. Je suis même retourné à gv parceque ggv n'indique pas la page courante dans la panneau gauche, c'est dire.
En réalité le fork existe depuis toujours :
- plusieurs logiciels sont restés au stade << Gtk >> : Gimp, Dia, Freeciv, Inkscape, ... ; ceux que j'utilise encore,
- d'autres sont/vont passer au stage << Gtk >> : Gnu Emacs, Firefox, OpenOffice, ..., d'autres logiciels que j'utilise,
- enfin certains devrais revenir au stage << Gtk >> : Ggv, ..., le reste de mes utilisations.
# << Gtk only >>, le fork qui n'en n'était pas un.
Posté par philou . En réponse à la dépêche Un fork de GNOME sur les rails ?. Évalué à 10.
Car le mécontentement il y a ; il ne se réduit à un pelé et il couve depuis plus de deux ans.
Il y a eut plusieurs signes, il y a plusieurs raisons :
+ Raisons relationnels :
- Perte du capital de de crédibilité des meneurs (ego sur-dimensionné, déclarations arrogantes, ...)
- Constitution d'une fondation basée sur le copinage où le vote non-anonyme en ait le symptôme le plus flagrant
- Pratique de la censure sur les forums gérés par ces même meneurs
-> La sympathie inhérente au libre a tournée à l'amertume.
+ Raisons techniques :
- Un nombre de dépendances hallucinantes
- Une redondance exubérante des bibliothèques
- C'est devenu quasi-incompilable (même avec les paquets dev de debian, c'est une horreur, j'ai abandonné (plus le temps de jouer))
- Une très faible réutilisation des choses déjà existantes (procmail, latex, ...)
- La faible adoption par les dev des éléments censés être standard comme bonobo (ils doivent avoir leurs raisons)
- La lourdeur de gtk2 (c'est plus joli, c'est mieux, mais c'est plus lent (faut changer de pc, 1gz se justifie pour faire tourner Warcraft3 pas pour lancer un terminal et la soi-disante modernité n'est pas un argument technique en soit))
-> Un coût pour le développeur est devenu insupportable.
+ Raisons ergonomiques :
- Certains aime le mode spatial, d'autre pas, le choix n'a pas été proposé de manière ouverte
- Certains aime le système de signets de epiphany (liste non hiérarchique, j'ai cru mourrir) , d'autre pas, ...
- Certains aime la disposition des boutons à la macs, d'autre pas, ...
- Certaines fonctionnalités ont été masquées (configuration peu accessible), pour une mise à niveau vers le bas (clairement énoncé comme telle)
- Certains éléments de configuration ne sont plus accessibles directement dans le logiciel utilisé (ex: masquage du texte dans les barre d'icônes), faut passer par un soft central qui va disturber d'autres réglages qui ne le concerne pas vraiment.
-> Le choix de certain fut le choix de tous (çà me rappelle quelque chose ...).
+ Raisons conjoncturelles : Gnome avait pour but de faire un bureau, qu'en reste-t-il ?
- Qt/KDE sont devenus libres (sous GNU/linux)
- OpenOffice a remplacé Gnumeric, Abiword, ...,
- Firefox a remplacé Galeon, Epiphany, ...,
- Eclipse a remplacé Ajuta, ...
- Nautilus, les distributions n'en parle même pas,
- Evolution, en effet ça à l'air d'être apprécié (disons qu'il ne faut pas avoir connu gnus ou mutt avant) ...
- Les outils de configuration utilisés sont plutôt ceux associés à la distribution (quand ce n'est pas fait à la main ou par webmin)
-> Le succès d'un logiciel libre actuellement ne se limite plus au succès du logiciel sur la plateforme GNU/Linux, c'est une bonne chose. Or ce constat pose clairement le problème de la non-portabilité des bibiothèques Gnome.
Au final, ni le développeur ni l'utilisateur n'ont plus autant de raisons pour utiliser les bibiothèques Gnome qu'il y a 4 ans. Moi même à cette époque j'étais fan de Gnome ; or mise à part GDM et la superbe collection d'icônes, il ne me reste plus rien. Je suis même retourné à gv parceque ggv n'indique pas la page courante dans la panneau gauche, c'est dire.
En réalité le fork existe depuis toujours :
- plusieurs logiciels sont restés au stade << Gtk >> : Gimp, Dia, Freeciv, Inkscape, ... ; ceux que j'utilise encore,
- d'autres sont/vont passer au stage << Gtk >> : Gnu Emacs, Firefox, OpenOffice, ..., d'autres logiciels que j'utilise,
- enfin certains devrais revenir au stage << Gtk >> : Ggv, ..., le reste de mes utilisations.