Un procédé n'est jamais matériel. Un procédé c'est une notion abstraite. Un algorithme *est* un procédé. C'est même uniquement ça.
Non par "procédé matériel" je veux dire qu'il décrit quelque chose de matériel, désolé c'était pas clair. L'algorithme non, et là de toute façon il n'y a pas débat, un algorithme n'est pas brevetable.
Quand à un procédé il n'est jamais "créé", il est tout au plus découvert (ce qui est la définition réelle d'une invention). La seule chose qui démarque l'inventeur c'est d'avoir été le premier à avoir eu l'idée de procéder ainsi.
Et c'est alors le procédé qui est breveté, pas l'idée d'arriver au même objectif quel que soit le procédé. (or un brevet logiciel c'est ce dernier cas).
Si tu fais une différence avec des critère concret vas y , expliques, moi je ne demande qu'à comprendre. Mais dire "vas voir ailleurs" en prenant de haut ça n'aide rien, et ça ne crédibilise en rien ton opinion.
Tu peux demander simplement merci, ça me paraissait beaucoup plus logique,dans une discussion, que tu aies la démarche de le faire toi-même, ce n'était pas pour ne pas répondre, juste que ça me paraissait plus logique et plus simple.... Pour l'explication, je l'ai donnée ensuite, et si tu regardes sur les sites à propos des brevets logiciels c'est expliqué en détail. Le procédé, ce qu'il faut protéger, c'est le détail, la manière de faire, et dans le logiciel ça correspond au code source. Les brevets logiciels ne concernent pas le code, mais de vagues idées qui pour le logiciel sont plus proches du cahier des charges et de l'analyse des besoins : on ne rentre pas dans le détail, juste l'idée, la finalité et quelques moyens utilisés (moyens, pas manière). Et donc contrairement au brevet classique qui doit protéger un seul procédé, celui découvert, le brevet logiciel ne protège pas un seul logiciel mais toute une catégories : ceux qui, localement, font la même chose, même si c'est par un procédé complètement différent !
Voilà maintenant on peut utiliser d'autres termes si tu préfères, moi c'est ceux que j'ai rencontré le plus sur ce sujet, mais dis-nous si une utilisation te semble impropre.
- les opposants anti-brevets qui ne savent pas de quoi ils parlent, et se basent sur l'"abstract" du brevet en croyant que c'est cette déclaration seule fait foi
L'existence seule est critiquable, puisque la protection est déjà largement assurée par le copyright. Même si le brevet proposé est peu néfaste, il est au mieux inutile, et son existence facilite les abus (ton deuxième point). On voit ce que donne l'excès de lois et de règles : exactement le contraire de ce qu'elles sont censées faire, alors quand une protection est déjà présente, et que les brevets, au mieux inutiles, sont soutenus par des entreprises qui misent plus sur leurs avocats que leur créativité, c'est direct poubelle : ceux qui les défendent et qui en profiteront ne vont pas faire dans la finesse : si une version moins dangereuse passe mais qu'ils peuvent abuser ensuite (et il ne manque pas de moyens) ça ne va pas les déranger d'être dans la lettre et pas dans l'esprit... Je comprendrais ton point de vue dans un monde "idéal", mais en face, c'est pas des petits inventeurs modestes qui ont besoin de brevets pour vivre que l'on a, c'est des industriels de la "justice".
Le copyright protège la mise une mise application spécifique du procédé, pas le procédé lui-même.
C'est un peu croire que remplacer les compteurs i par des j change du tout au tout et que le copyright ne protège plus la version trivialement modifiée... Bon alors, par qui seront payés les experts qui nous feront la différence entre les deux...?
Notes d'ailleurs que le premier à avoir fait un moteur à explosion aurait très bien pu le breveter dans son ensemble. Si actuellement on ne peut breveter que des sous ensembles ou des choses spécifiques c'est que le moteur en lui même n'est plus innovant (ce qu'il était au départ).
Un bel exemple contre les brevets en général alors.
Je ne pense pas, ce qui est protégé n'est pas la même chose. Les industriels non plus d'ailleurs, sinon ils ne feraient pas de brevets.
Dans le logiciel ? La démarche est moins d'attaquer que d'éviter de se faire attaquer et de pouvoir contre-attaquer...
On est d'accord sur cette constation.
Ah, ben fallait commencer par là... Parce qu'après, je connais moins les autres domaines que l'info, alors peut-être sont-ils mauvais pour l'innovation ailleurs aussi, ça je n'en sais rien. Je ne serais pas surpris, pas tant sur le principe que la dérive probable de leur application.
En quoi un algorithme est différent d'un procédé chimique ? Il s'agit dans les deux cas de décrire un plan d'action inventif et technique pour obtenir quelque chose d'utile. Je ne vois aucun critère vraiment important qui me permet de différencier les deux.
Sais pas. Si c'est pareil, c'est que le procédé chimique doit aussi aller à la poubelle. Pour l'algo, c'est comme breveter des maths, et je trouve ça choquant (comme le vivant). Si le procédé chimique n'a rien de plus, même conclusion alors.
C'est bien ce qui me fait dire que le problème dans "brevet logiciel" c'est plus "brevet" que "logiciel".
Possible, les défenseurs utilisent tellement la comparaison, que l'on ne critique pas assez les brevets en eux-même.
[^] # Re: Lisez-bien...
Posté par Bière Drabo . En réponse à la dépêche Le brevet de Microsoft sur le double-clic sur PDA est accepté !. Évalué à 1.
Non par "procédé matériel" je veux dire qu'il décrit quelque chose de matériel, désolé c'était pas clair. L'algorithme non, et là de toute façon il n'y a pas débat, un algorithme n'est pas brevetable.
Quand à un procédé il n'est jamais "créé", il est tout au plus découvert (ce qui est la définition réelle d'une invention). La seule chose qui démarque l'inventeur c'est d'avoir été le premier à avoir eu l'idée de procéder ainsi.
Et c'est alors le procédé qui est breveté, pas l'idée d'arriver au même objectif quel que soit le procédé. (or un brevet logiciel c'est ce dernier cas).
Si tu fais une différence avec des critère concret vas y , expliques, moi je ne demande qu'à comprendre. Mais dire "vas voir ailleurs" en prenant de haut ça n'aide rien, et ça ne crédibilise en rien ton opinion.
Tu peux demander simplement merci, ça me paraissait beaucoup plus logique,dans une discussion, que tu aies la démarche de le faire toi-même, ce n'était pas pour ne pas répondre, juste que ça me paraissait plus logique et plus simple.... Pour l'explication, je l'ai donnée ensuite, et si tu regardes sur les sites à propos des brevets logiciels c'est expliqué en détail. Le procédé, ce qu'il faut protéger, c'est le détail, la manière de faire, et dans le logiciel ça correspond au code source. Les brevets logiciels ne concernent pas le code, mais de vagues idées qui pour le logiciel sont plus proches du cahier des charges et de l'analyse des besoins : on ne rentre pas dans le détail, juste l'idée, la finalité et quelques moyens utilisés (moyens, pas manière). Et donc contrairement au brevet classique qui doit protéger un seul procédé, celui découvert, le brevet logiciel ne protège pas un seul logiciel mais toute une catégories : ceux qui, localement, font la même chose, même si c'est par un procédé complètement différent !
Voilà maintenant on peut utiliser d'autres termes si tu préfères, moi c'est ceux que j'ai rencontré le plus sur ce sujet, mais dis-nous si une utilisation te semble impropre.
- les opposants anti-brevets qui ne savent pas de quoi ils parlent, et se basent sur l'"abstract" du brevet en croyant que c'est cette déclaration seule fait foi
L'existence seule est critiquable, puisque la protection est déjà largement assurée par le copyright. Même si le brevet proposé est peu néfaste, il est au mieux inutile, et son existence facilite les abus (ton deuxième point). On voit ce que donne l'excès de lois et de règles : exactement le contraire de ce qu'elles sont censées faire, alors quand une protection est déjà présente, et que les brevets, au mieux inutiles, sont soutenus par des entreprises qui misent plus sur leurs avocats que leur créativité, c'est direct poubelle : ceux qui les défendent et qui en profiteront ne vont pas faire dans la finesse : si une version moins dangereuse passe mais qu'ils peuvent abuser ensuite (et il ne manque pas de moyens) ça ne va pas les déranger d'être dans la lettre et pas dans l'esprit... Je comprendrais ton point de vue dans un monde "idéal", mais en face, c'est pas des petits inventeurs modestes qui ont besoin de brevets pour vivre que l'on a, c'est des industriels de la "justice".
Le copyright protège la mise une mise application spécifique du procédé, pas le procédé lui-même.
C'est un peu croire que remplacer les compteurs i par des j change du tout au tout et que le copyright ne protège plus la version trivialement modifiée... Bon alors, par qui seront payés les experts qui nous feront la différence entre les deux...?
Notes d'ailleurs que le premier à avoir fait un moteur à explosion aurait très bien pu le breveter dans son ensemble. Si actuellement on ne peut breveter que des sous ensembles ou des choses spécifiques c'est que le moteur en lui même n'est plus innovant (ce qu'il était au départ).
Un bel exemple contre les brevets en général alors.
Je ne pense pas, ce qui est protégé n'est pas la même chose. Les industriels non plus d'ailleurs, sinon ils ne feraient pas de brevets.
Dans le logiciel ? La démarche est moins d'attaquer que d'éviter de se faire attaquer et de pouvoir contre-attaquer...
On est d'accord sur cette constation.
Ah, ben fallait commencer par là... Parce qu'après, je connais moins les autres domaines que l'info, alors peut-être sont-ils mauvais pour l'innovation ailleurs aussi, ça je n'en sais rien. Je ne serais pas surpris, pas tant sur le principe que la dérive probable de leur application.
En quoi un algorithme est différent d'un procédé chimique ? Il s'agit dans les deux cas de décrire un plan d'action inventif et technique pour obtenir quelque chose d'utile. Je ne vois aucun critère vraiment important qui me permet de différencier les deux.
Sais pas. Si c'est pareil, c'est que le procédé chimique doit aussi aller à la poubelle. Pour l'algo, c'est comme breveter des maths, et je trouve ça choquant (comme le vivant). Si le procédé chimique n'a rien de plus, même conclusion alors.
C'est bien ce qui me fait dire que le problème dans "brevet logiciel" c'est plus "brevet" que "logiciel".
Possible, les défenseurs utilisent tellement la comparaison, que l'on ne critique pas assez les brevets en eux-même.
Suppression des brevets, parfait.