• [^] # Re: La sortie de la prochaine Debian menacée ?

    Posté par . En réponse à la dépêche La sortie de la prochaine Debian menacée ?. Évalué à 1.

    > Tu dis souvent des conneries sympatiques voir charmantes mais là il faut
    > peut-être arrêter d'en dire qui ne sont que des conneries pures.

    Si je dis ce que tu as cité, c'est parce que je n'ai jamais vu un seul argument sérieux s'y opposant. C'est un aspect purement technique. Ce sont des donées numériques produites d'une certaine manière. On peut donc avoir ou non dessus les fameuses 4 libertés. Tout le monde semble le vouloir pour le logiciel. Mais rien n'empêche de l'appliquer à toute oeuvre numérique, et c'est à ça que correspond le mot français libre (pas de propriétaire, ou pas de privilèges de propriétaire). Une définition de libre qui n'apporte pas ces 4 libertés laisse des privilèges important à l'auteur, ce n'est donc pas une définition cohérente. Ce sera plus libre que du propriétaire, mais pas complètement libre.

    > Une oeuvre litéraire, une peinture, un article qui donne un avis subjectif,
    > personnel, n'ont pas à être modifiés. Ils peuvent être copiés, cités, etc... mais
    > pas modifiés (sauf autorisation de l'auteur).

    Certains le font pourtant. Il semble que tu fasses encore une grosse confusion : cette fois entre modification et création d'une oeuvre dérivée. Si j'écris un discours reprenant des passages entiers d'un autre, je ne modifie pas l'original, je crée un texte dérivé. Et j'ai de bonnes raisons de souhaiter le faire si je souhaite compléter et aller dans le sens de l'auteur initial. C'est exactement comme quand on souhaite améliorer un logiciel. Par contre, ce que tu ne comprends pas, c'est que je respecte tout à fait qu'un auteur ne souhaite pas mettre son oeuvre en libre et n'autorise pas les travaux dérivés. Par définition s'il souhaite cette restriction, c'est qu'il en a une approche un peu propriétaire (il reste le seul à pouvoir faire des dérivés) bien qu'il donne quelques libertés s'il autorise la diffusion. Seulement il faut appeler "libre" ce qui est libre et "propriétaire" ou "non libre" ce qui l'est...

    > Donnes moi le droit de modifier tes commentaires pour nous prouver qu'ils
    > ne sont pas propriétaires.

    Mais commentaires ne sont pas libres. Et s'ils l'étaient tu ne pourrais pas les modifier (c'est à dire changer ce que j'ai dit, me prêter des paroles qui ne sont pas les miennes, c'est illégal) mais faire des commentaires reprenant les mêmes phrases. Il y a là une différence très importante et j'ai l'impression que tu ne la saisis pas. Je te donne un autre exemple : des textes de licence comme la GPL pourraient être libres, et ça ne changerait pas le fait qu'un logiciel GPL reste GPL, et "modifier" le texte de la GPL ne changerait pas les termes de la distribution.

    > T'es la démonstration d'un intégrisme imbécile qu'on trouve parfois chez
    > Debian. Un logiciel n'est pas comparable à un roman de Victor Hugo par
    > exemple.

    Dis ça aux auteurs qui font de l'Art Libre (avec la licence du même nom). Je respecte chaque auteur, qu'il fasse du logiciel ou de la littérature. Il est le seul à choisir sa licence, je la respecte, Debian la respecte. Certaines licences sont libres (DFSG) c'est à dire que l'on peut faire des travaux dérivés (un programme amélioré ; pour un roman : des ajouts, un nouveau point de vue, une nouvelle fin, une traduction, une version courte -- tout ça ne touche pas à l'original) et ceux là peuvent se retrouver dans Debian puisque Debian distribue du DFSG. Si la plupart des auteurs d'essais politiques ou de romans n'utilisent pas de licence libres, Debian ne va pas les distribuer mais il n'y a aucun intégrisme : pourquoi Debian devrait distribuer des oeuvres non conformes à sa charte ? C'est comme si tu écrivais à un éditeur spécialisé dans la publication de science-fiction pour lui dire qu'il est intégriste parce qu'il ne fait pas de romans historiques. Un distributeur ne distribue pas tout ce qui est distribuable dans le monde, il fait une sélection selon certains critères. On choisit un distributeur plutot qu'un autre en raison de ces critères, il y a plein de distributeurs, plein de critères et tant mieux pour la diversité.