C'est amusant comme un petit article comme ça a du pouvoir : on ne peut pas dire qu'il soit brillant, ni documenté, etc. (en gros : on remercierait bien l'auteur d'avoir eu l'idée de cet article, mais on lui conseillerait bien aussi de pondre un truc plus sérieux), *MAIS* je suis assez convaincu que ça va entrainer de grandes discussions, ici même ou sur le site de LinuxFrench, discussions qui, elles, pourraient être constructives et intéressantes si ça ne tourne pas à la débandade flamesque.
Maintenant je vais donner mon point de vue en tant que membre et observateur de cette fameuse communauté depuis quelques années (disons 96/97). Mon avis c'est que ce serait peut-être pas mal qu'il y ait un peu moins de personnes qui parlent du libre ou qui veuillent le représenter, et un peu plus de monde qui se bouge le cul pour montrer Linux aux copains, l'améliorer quand c'est nécessaire etc. (en particulier en France).
Mon point de vue aussi c'est qu'il y a toujours eu également un divergence de philophie importante entre :
- les fondamentalistes neo-Unixiens (neo-ligne de commande) pour qui il est nécessaire pour utiliser un OS parfait tel que Linux 1) de lire toutes les pages de man et la documentation 2) d'apprendre à ce servir de l'OS en ligne de commande en commençant par recompiler son noyau (et accessoirement 3) de ne surtout pas demander de l'aide avant d'avoir lu toute ladite documentation sous peine de se voir envoyer à la tronche (et sur les roses) un lapidaire "RTFM" qui fera passer pour le roi des cons aux yeux de la communauté érudite gardienne du temple fondamentaliste).
- les "modernes" (rénovateurs ?) pour qui Linux c'est un truc sensas, solide, puissant etc., mais que ça serait quand même bien que ça marche un peu comme Windows, que ça ait de la gueule, et qu'on n'ait pas trop besoin de la lire la doc pour l'utiliser.
Et donc il me semble qu'il serait bien que la communauté Linux (enfin, la communauté française puisqu'il s'agit un peu de ça non ?) décide un peu où elle veut aller, qui elle est etc. Je reconnais néanmoins que c'est une tâche extrêmement difficile, si j'en juge par mon expérience personnelle, tenté par l'option #2 (et fervent utilisateur de Mandrake), j'utilise quotidiennement la ligne de commande. Par paresse.
Trève de plaisanterie, je lance une petite flamme aussi en disant que finalement, le monde actuel de la communauté Linux française, qui va de LinuxFR à LinuxFrench en passant par Linux-France, frlinux (et sans oublier copinedegeek), semble ne pas se porter si mal quand même : il y a quelques années, l'April était encore considéré comme un terreau de gauchistes-extrêmistes qui voulaient changer la vie sur le modèle des LL, et l'Aful un terreau d'arrivistes qui ne révait que de voir se créer une nouvelle économie basée sur le libre. Et on n'aurait pas imaginé un membre de l'une des assos saluer un membre de l'autre. On pouvait shématiser aussi en ne voyant chez les Apriliens que des Gnomistes-Debianistes, et chez les Afuliens que des KDEistes-Mandrakekiens-voire-Redhatiens.
Et puis les temps ont changé. Les Debianistes recommandent Mandrake pour entrer dans le monde Linux (et pour bien entendu ensuite mieux passer à Debian), FSF-France est née (mais alors, que devient l'April ?), puis il y a eu le crash boursier de 2000, et les autres crashes du 11 septembre, tout ceci pour nous rappeller que nos belles br******* de synapse étaient quand même du luxe dans le monde actuel, et maintenant tout le monde se fait la bise à Solutions Linux 2004.
# Re: LinuxFrench remet en cause quelques associations du libre
Posté par core . En réponse à la dépêche LinuxFrench remet en cause quelques associations du libre. Évalué à 9.
Maintenant je vais donner mon point de vue en tant que membre et observateur de cette fameuse communauté depuis quelques années (disons 96/97). Mon avis c'est que ce serait peut-être pas mal qu'il y ait un peu moins de personnes qui parlent du libre ou qui veuillent le représenter, et un peu plus de monde qui se bouge le cul pour montrer Linux aux copains, l'améliorer quand c'est nécessaire etc. (en particulier en France).
Mon point de vue aussi c'est qu'il y a toujours eu également un divergence de philophie importante entre :
- les fondamentalistes neo-Unixiens (neo-ligne de commande) pour qui il est nécessaire pour utiliser un OS parfait tel que Linux 1) de lire toutes les pages de man et la documentation 2) d'apprendre à ce servir de l'OS en ligne de commande en commençant par recompiler son noyau (et accessoirement 3) de ne surtout pas demander de l'aide avant d'avoir lu toute ladite documentation sous peine de se voir envoyer à la tronche (et sur les roses) un lapidaire "RTFM" qui fera passer pour le roi des cons aux yeux de la communauté érudite gardienne du temple fondamentaliste).
- les "modernes" (rénovateurs ?) pour qui Linux c'est un truc sensas, solide, puissant etc., mais que ça serait quand même bien que ça marche un peu comme Windows, que ça ait de la gueule, et qu'on n'ait pas trop besoin de la lire la doc pour l'utiliser.
Et donc il me semble qu'il serait bien que la communauté Linux (enfin, la communauté française puisqu'il s'agit un peu de ça non ?) décide un peu où elle veut aller, qui elle est etc. Je reconnais néanmoins que c'est une tâche extrêmement difficile, si j'en juge par mon expérience personnelle, tenté par l'option #2 (et fervent utilisateur de Mandrake), j'utilise quotidiennement la ligne de commande. Par paresse.
Trève de plaisanterie, je lance une petite flamme aussi en disant que finalement, le monde actuel de la communauté Linux française, qui va de LinuxFR à LinuxFrench en passant par Linux-France, frlinux (et sans oublier copinedegeek), semble ne pas se porter si mal quand même : il y a quelques années, l'April était encore considéré comme un terreau de gauchistes-extrêmistes qui voulaient changer la vie sur le modèle des LL, et l'Aful un terreau d'arrivistes qui ne révait que de voir se créer une nouvelle économie basée sur le libre. Et on n'aurait pas imaginé un membre de l'une des assos saluer un membre de l'autre. On pouvait shématiser aussi en ne voyant chez les Apriliens que des Gnomistes-Debianistes, et chez les Afuliens que des KDEistes-Mandrakekiens-voire-Redhatiens.
Et puis les temps ont changé. Les Debianistes recommandent Mandrake pour entrer dans le monde Linux (et pour bien entendu ensuite mieux passer à Debian), FSF-France est née (mais alors, que devient l'April ?), puis il y a eu le crash boursier de 2000, et les autres crashes du 11 septembre, tout ceci pour nous rappeller que nos belles br******* de synapse étaient quand même du luxe dans le monde actuel, et maintenant tout le monde se fait la bise à Solutions Linux 2004.
Elle est pas belle la vie ?