« Parce que ce n'est pas celui que tu comprends. Ce que je dis en version plus simple c'est qu'un développeur qui fait du freeware à une chance de se tourner vers le libre.
Le développeur qui faisait du libre par contre, se fait aider, assimile de nouveau concepts et techniques pour finalement rendre son soft proprio, ca... c'est petit et méprisable. »
Là on parle de 'ce qui pourrait arriver si jamais...'. Je préfère pour ma part parler de ce qui est fait à l'heure H.
Par ailleurs, si un logiciel libre devient propriétaire, il est possible de continuer le projet en libre là où l'auteur l'a arreté en libre. Ca s'est déjà produit, ça se produira encore. C'est dommage mais c'est pas un problème fondamental.
« > Personne n'a parlé de tuer Bernstein ou ses logiciels, c'est donc hors-propos
Son logiciel, djbdns, oui. C'est que moi je comprend dans tes propos. »
Lorsque tu parles de chasses aux sorcières, pour moi tu parles d'une attitude violente (physiquement) voire mortelle, envers d'autres personnes parce qu'ils pensent autrement.
Cela ne peut pas s'appliquer à un logiciel. Que le logiciel de Bernstein disparaisse, je n'en ai cure. Des logiciels naissent et disparaissent régulièrement, on ne va pas faire exprès de les utiliser pour assurer leur survie.
De la même manière, je ne vais pas acheter une voiture Honda par peur qu'Honda disparaisse alors que je n'aime pas les Honda. Je ne vais pas faire exprès d'acheter des produits de transnationales qui mettent leur fric dans des paradis fiscaux pour le plaisir de les voir exister.
Je n'interdis pas, et ne demande en rien d'interdire, les logiciels propriétaires. Je ne vais pas pour autant cesser de dire que leur utilisation me parait dommageable pour ne pas prendre le risque que d'autres partagent mon point de vue. C'est du délire, tout de même !
C'est comme si tu me demandais de ne pas défendre mes idées politiques au prétexte que des idées politiques auxquelles je suis opposées auraient moins de succès.
« Annoncer haut et fort ne pas vouloir utiliser un soft proprio (mais freeware) quel qu'en soit la qualité par rapport à un autre, libre mais bien souvent critiqué, c'est un peu demander aux autres d'être ton avis. »
Et cela est criminel ?
« Après tout c'est là l'un des buts d'une discution en publique : échanger des points de vue dans le but, avoué ou non, de convaincre l'autre. »
C'est le but d'un débat, en effet. Lorsque deux personnes défendent un point de vue, il parait évident que les deux personnes (à moins de souffrir de maladie mentale sérieuse) pensent que leur point de vue est meilleur et tente de faire partager ce point de vue, puisque meilleur.
« Dans ce sens, tu pousses à la non utilisation de certains logiciels. Ainsi si tout le monde t'écoute, plus personne n'utilisera djbdns et... quel intéret que de développer un soft que personne n'utilise ? ... djbdns mourra. »
Si jamais il devait arriver que tout le monde partage mon point de vue, Bernstein sera confronté au choix de voir son logiciel inutilisé ou de changer de licence, en effet.
De la même manière, je ne vais pas taire le fait que la firme Danone vire ses employés lorsqu'elle croule sous les bénéfices sous prétexte que si tout le monde cessait de consommer des produits Danone, Danone disparaitrait. Pour moi, Danone pollue la situation sociale en France (et dans le monde) et on peut se passer de Danone. Le marché restera, il n'a pas besoin de Danone pour exister. Et quand il y a un marché, tout est possible.
« On parle donc bien, quelque part, d'élimination pure et simple de tout ce qui n'a pas une licence libre sans tenir compte d'autres aspects comme la qualité d'un soft ou des techniques qu'il implémente. »
Une fois de plus, tu emploies un terme effrayant et inapproprié : il ne s'agit pas d'éliminer, action consistante à empecher d'exister, mais de déconseiller l'usage. Si djbdns n'a plus de public, il pourra tout autant exister.
Depuis quand peut-on reprocher aux utilisateurs de ne pas utiliser un produit que l'on a crée ? Vas-tu me considérer comme mu d'une âme d'éliminateur, chasseur de sorcières parce que je n'achète pas de vin "la villageoise" ?
« Selon ton principe, par exemple, plutôt ne pas avoir d'accélération 3D que d'installer un drivers nvidia proprio. »
En effet, lorsque cela est possible (par exemple si un travail ne repose pas sur l'usage d'une telle accélération), ça me parait problématique. Pourquoi ? Je t'invite à consulter la page suivante : http://www.gnu.org/philosophy/shouldbefree.html(...)
« Oui, pour moi aussi le libre est quelque chose d'important et un gage de sécurité, de stabilité et de pérénité. Mais si je devais mettre en place un DNS demain, je n'éliminerai pas djbdns de mon évaluation aussi simplement. »
Pour ma part, j'éliminerais djbdns aussi simplement. Après tout, les mécontents de la securité de bind (des failles, oui, comme sur tout les logiciels aussi vieux et aussi utilisés) peuvent bien contribuer à bind... C'est le principe du logiciel libre, d'améliorer l'outil selon ses besoins.
[^] # Re: Revue de Presse - Fevrier 2004
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Revue de Presse - Fevrier 2004. Évalué à 2.
Le développeur qui faisait du libre par contre, se fait aider, assimile de nouveau concepts et techniques pour finalement rendre son soft proprio, ca... c'est petit et méprisable. »
Là on parle de 'ce qui pourrait arriver si jamais...'. Je préfère pour ma part parler de ce qui est fait à l'heure H.
Par ailleurs, si un logiciel libre devient propriétaire, il est possible de continuer le projet en libre là où l'auteur l'a arreté en libre. Ca s'est déjà produit, ça se produira encore. C'est dommage mais c'est pas un problème fondamental.
« > Personne n'a parlé de tuer Bernstein ou ses logiciels, c'est donc hors-propos
Son logiciel, djbdns, oui. C'est que moi je comprend dans tes propos. »
Lorsque tu parles de chasses aux sorcières, pour moi tu parles d'une attitude violente (physiquement) voire mortelle, envers d'autres personnes parce qu'ils pensent autrement.
Cela ne peut pas s'appliquer à un logiciel. Que le logiciel de Bernstein disparaisse, je n'en ai cure. Des logiciels naissent et disparaissent régulièrement, on ne va pas faire exprès de les utiliser pour assurer leur survie.
De la même manière, je ne vais pas acheter une voiture Honda par peur qu'Honda disparaisse alors que je n'aime pas les Honda. Je ne vais pas faire exprès d'acheter des produits de transnationales qui mettent leur fric dans des paradis fiscaux pour le plaisir de les voir exister.
Je n'interdis pas, et ne demande en rien d'interdire, les logiciels propriétaires. Je ne vais pas pour autant cesser de dire que leur utilisation me parait dommageable pour ne pas prendre le risque que d'autres partagent mon point de vue. C'est du délire, tout de même !
C'est comme si tu me demandais de ne pas défendre mes idées politiques au prétexte que des idées politiques auxquelles je suis opposées auraient moins de succès.
« Annoncer haut et fort ne pas vouloir utiliser un soft proprio (mais freeware) quel qu'en soit la qualité par rapport à un autre, libre mais bien souvent critiqué, c'est un peu demander aux autres d'être ton avis. »
Et cela est criminel ?
« Après tout c'est là l'un des buts d'une discution en publique : échanger des points de vue dans le but, avoué ou non, de convaincre l'autre. »
C'est le but d'un débat, en effet. Lorsque deux personnes défendent un point de vue, il parait évident que les deux personnes (à moins de souffrir de maladie mentale sérieuse) pensent que leur point de vue est meilleur et tente de faire partager ce point de vue, puisque meilleur.
« Dans ce sens, tu pousses à la non utilisation de certains logiciels. Ainsi si tout le monde t'écoute, plus personne n'utilisera djbdns et... quel intéret que de développer un soft que personne n'utilise ? ... djbdns mourra. »
Si jamais il devait arriver que tout le monde partage mon point de vue, Bernstein sera confronté au choix de voir son logiciel inutilisé ou de changer de licence, en effet.
De la même manière, je ne vais pas taire le fait que la firme Danone vire ses employés lorsqu'elle croule sous les bénéfices sous prétexte que si tout le monde cessait de consommer des produits Danone, Danone disparaitrait. Pour moi, Danone pollue la situation sociale en France (et dans le monde) et on peut se passer de Danone. Le marché restera, il n'a pas besoin de Danone pour exister. Et quand il y a un marché, tout est possible.
« On parle donc bien, quelque part, d'élimination pure et simple de tout ce qui n'a pas une licence libre sans tenir compte d'autres aspects comme la qualité d'un soft ou des techniques qu'il implémente. »
Une fois de plus, tu emploies un terme effrayant et inapproprié : il ne s'agit pas d'éliminer, action consistante à empecher d'exister, mais de déconseiller l'usage. Si djbdns n'a plus de public, il pourra tout autant exister.
Depuis quand peut-on reprocher aux utilisateurs de ne pas utiliser un produit que l'on a crée ? Vas-tu me considérer comme mu d'une âme d'éliminateur, chasseur de sorcières parce que je n'achète pas de vin "la villageoise" ?
« Selon ton principe, par exemple, plutôt ne pas avoir d'accélération 3D que d'installer un drivers nvidia proprio. »
En effet, lorsque cela est possible (par exemple si un travail ne repose pas sur l'usage d'une telle accélération), ça me parait problématique. Pourquoi ? Je t'invite à consulter la page suivante : http://www.gnu.org/philosophy/shouldbefree.html(...)
« Oui, pour moi aussi le libre est quelque chose d'important et un gage de sécurité, de stabilité et de pérénité. Mais si je devais mettre en place un DNS demain, je n'éliminerai pas djbdns de mon évaluation aussi simplement. »
Pour ma part, j'éliminerais djbdns aussi simplement. Après tout, les mécontents de la securité de bind (des failles, oui, comme sur tout les logiciels aussi vieux et aussi utilisés) peuvent bien contribuer à bind... C'est le principe du logiciel libre, d'améliorer l'outil selon ses besoins.