Mais de toute façon, ça n'est pas une question d'expertise juridique, car les juristes et la loi française utilisent le terme "propriété intellectuelle".
Par contre, c'est une question de militantisme, car dire que le terme propriété intellectuelle est un problème est la position de RMS depuis des années. Et par problème, il faut comprendre que son usage ne s'aligne pas avec les idées cyberlibertarianistes défendues par RMS comme l'abolition total des restrictions sur les œuvres de l'esprit. Et donc, en incitant à faire changer les termes (sans aucun succès, il faut bien le reconnaître), on vise à obtenir 2 choses.
Primo, ça donne un ice breaker dans la discussion en donnant une raison d'intervenir car "quelqu'un n'utilise pas les bons mots". C'est très adapté aux modalités de communications des années 2000 et au web 2.0 ou les producteurs de textes sont partout. Donc ça donne quasiment un moyen clé en main de faire du bruit sur un sujet. Ici, c'est un peu inutile parce qu'on connait le sujet, mais bon, ç'est peut être un réflexe pavlovien.
Secundo, ça permet avant tout de signaler son appartenance à la mouvance qui s'aligne sur les positions de RMS. C'est comme dire GNU/Linux, mais ça n'a pas été autant tourné en ridicule. Le but n'est pas de faire changer les choses car ça n'a aucun effet matériel, mais de se distinguer et de créer une identité (encore une fois, un échec). Ce phénomène militant est largement plus visible dans les milieux queers/LGBT sur le web qui arrivent à faire changer les termes sur des échelles qui se sont comptes en années (exemple GLBT -> LGBT -> LGBTQ -> LGBTQIA+ -> queer, SOGIESC, SGM, GSRM, etc). Et la différence principale est qu'une partie de la communauté investit son temps sur ce travail pour définir les frontières des identités et parce que l'identité et ses conséquences sont au cœur des mouvements (ensuite, est ce que ça donne quelque chose d'utile, je ne crois pas, en tout cas pas directement à mon sens). Ce n'est pas le cas du mouvement du logiciel libre ou la production de logiciel est au cœur du mouvement, donc venir définir son identité n'a que peu d'importance pour une grande majorité de gens.
Et c'est parce que c'est une façon de se signaler que le commentaire commence par une attaque ad hominem, car le but est de faire réagir et d'attirer l'attention.
Mais quand on regarde le commentaire en détail, on voit quand même que la conclusion ne suit pas la prémisse. La prémisse "je ne suis pas "spécialiste juridique" car j’écris des choses fausses sur la propriété intellectuelle car le terme en français est contrefaçon" suivi de "le terme propriété intellectuelle est trompeur". Le raisonnement du premier point est faux comme dit ailleurs, mais surtout le second est une opinion et une position politique n'a rien à voir avec le raisonnement du début du commentaire, c'est de l'enfumage.
Ça se voit aussi parce qu'il n'y a aucune citation ou justification, et surtout parce qu'il y a tentative de masquer d’où vient l'opinion politique. Citer RMS en 2026, ç'est risquer de faire revenir tout les débats des années passés. Mais c'est surtout pousser le risque que quelqu'un note que le cyberlibertarianisme a été coopté par des grands noms qu'on déteste, comme Musk, etc.
Mais bon, que je sois spécialiste juridique ou pas ne change rien, je mets mon texte avec l'idée qu'il se suffise à lui même. Si d'autres personnes s'attachent de façon disproportionné au titre de la personne plus qu'à ce qui est dit, c'est triste, mais on est dans un pays libre.
[^] # Re: IANAL
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal NVIDIA, l'OSI et la licence OpenMDW. Évalué à 8 (+5/-0).
Mais de toute façon, ça n'est pas une question d'expertise juridique, car les juristes et la loi française utilisent le terme "propriété intellectuelle".
Par contre, c'est une question de militantisme, car dire que le terme propriété intellectuelle est un problème est la position de RMS depuis des années. Et par problème, il faut comprendre que son usage ne s'aligne pas avec les idées cyberlibertarianistes défendues par RMS comme l'abolition total des restrictions sur les œuvres de l'esprit. Et donc, en incitant à faire changer les termes (sans aucun succès, il faut bien le reconnaître), on vise à obtenir 2 choses.
Primo, ça donne un ice breaker dans la discussion en donnant une raison d'intervenir car "quelqu'un n'utilise pas les bons mots". C'est très adapté aux modalités de communications des années 2000 et au web 2.0 ou les producteurs de textes sont partout. Donc ça donne quasiment un moyen clé en main de faire du bruit sur un sujet. Ici, c'est un peu inutile parce qu'on connait le sujet, mais bon, ç'est peut être un réflexe pavlovien.
Secundo, ça permet avant tout de signaler son appartenance à la mouvance qui s'aligne sur les positions de RMS. C'est comme dire GNU/Linux, mais ça n'a pas été autant tourné en ridicule. Le but n'est pas de faire changer les choses car ça n'a aucun effet matériel, mais de se distinguer et de créer une identité (encore une fois, un échec). Ce phénomène militant est largement plus visible dans les milieux queers/LGBT sur le web qui arrivent à faire changer les termes sur des échelles qui se sont comptes en années (exemple GLBT -> LGBT -> LGBTQ -> LGBTQIA+ -> queer, SOGIESC, SGM, GSRM, etc). Et la différence principale est qu'une partie de la communauté investit son temps sur ce travail pour définir les frontières des identités et parce que l'identité et ses conséquences sont au cœur des mouvements (ensuite, est ce que ça donne quelque chose d'utile, je ne crois pas, en tout cas pas directement à mon sens). Ce n'est pas le cas du mouvement du logiciel libre ou la production de logiciel est au cœur du mouvement, donc venir définir son identité n'a que peu d'importance pour une grande majorité de gens.
Et c'est parce que c'est une façon de se signaler que le commentaire commence par une attaque ad hominem, car le but est de faire réagir et d'attirer l'attention.
Mais quand on regarde le commentaire en détail, on voit quand même que la conclusion ne suit pas la prémisse. La prémisse "je ne suis pas "spécialiste juridique" car j’écris des choses fausses sur la propriété intellectuelle car le terme en français est contrefaçon" suivi de "le terme propriété intellectuelle est trompeur". Le raisonnement du premier point est faux comme dit ailleurs, mais surtout le second est une opinion et une position politique n'a rien à voir avec le raisonnement du début du commentaire, c'est de l'enfumage.
Ça se voit aussi parce qu'il n'y a aucune citation ou justification, et surtout parce qu'il y a tentative de masquer d’où vient l'opinion politique. Citer RMS en 2026, ç'est risquer de faire revenir tout les débats des années passés. Mais c'est surtout pousser le risque que quelqu'un note que le cyberlibertarianisme a été coopté par des grands noms qu'on déteste, comme Musk, etc.
Mais bon, que je sois spécialiste juridique ou pas ne change rien, je mets mon texte avec l'idée qu'il se suffise à lui même. Si d'autres personnes s'attachent de façon disproportionné au titre de la personne plus qu'à ce qui est dit, c'est triste, mais on est dans un pays libre.