Mais il se trouve, tu ne vas pas me croire, que j’ai fait des mesures d’évaporation.
Avec de l’eau ultrapure en équilibre thermique avec l’atmosphère, plutôt sèche, d’un labo climatisé à 21 °C, sur plusieurs dizaines d’heures et à plusieurs reprises. La mesure obtenue était très stable, au voisinage de 21 nm/s (1,8 mm/j), et conforme à ce qu’on peut trouver dans la littérature. La géométrie du système n’était pas du tout celle d’une bassine, mais l’équilibre thermique amoindrissait les effets d’échange thermique (et donc de profondeur), et c’est d’ailleurs tout à fait dans l’ordre de grandeur de ce qu’indique le site.
Si, dans une estimation de coin de table, on ramène ça à la surface de la bassine de Sainte-Soline (~15 ha) et à son volume (~700000 m3), on obtient un peu plus de 14 % par an (même si l’estimation en pourcentage ne peut pas être très robuste, étant donné le poids déterminant du rapport surface / volume). Tes 10 %, non sourcés au passage, sont donc probablement une estimation basse.
Je n’ai pas de mal à imaginer que cette vitesse soit très différente en plein air, à des températures plus élevées, sous un fort ensoleillement. Si on envisage une vitesse juste cinq fois plus grande, ce qui ne semble pas si déraisonnable, on obtient aux alentours de 1360 m3/j, soit un peu plus que le chiffre du lien.
Le truc rigolo, c’est qu’un des exemples qui est proposé par ce site, c’est justement un « grand réservoir ». Si on ne change que la surface (pour la multiplier par 10 et atteindre la surface de ladite bassine), la hauteur (pour prendre son volume en compte) et l’humidité relative (pour l’augmenter à 60 %), on obtient plus de 3000 m3 par jour, soit beaucoup plus que cette « interprétation sans preuve » que tu critiquais (sans preuve non plus). Amusant, non ? Tu auras oublié de suivre ton propre conseil. ↩
[^] # Re: euh...
Posté par symp . En réponse au lien Agriculture et nappes phréatiques - En moyenne 1 300m3 d'eau s'évapore de la bassine de Sainte Soline chaque jour, consommation journalière d'une ville de.... Évalué à 6 (+5/-0). Dernière modification le 18 août 2026 à 11:52.
Merci pour l’astuce ! Je n’y aurais pas pensé1 .
Mais il se trouve, tu ne vas pas me croire, que j’ai fait des mesures d’évaporation.
Avec de l’eau ultrapure en équilibre thermique avec l’atmosphère, plutôt sèche, d’un labo climatisé à 21 °C, sur plusieurs dizaines d’heures et à plusieurs reprises. La mesure obtenue était très stable, au voisinage de 21 nm/s (1,8 mm/j), et conforme à ce qu’on peut trouver dans la littérature. La géométrie du système n’était pas du tout celle d’une bassine, mais l’équilibre thermique amoindrissait les effets d’échange thermique (et donc de profondeur), et c’est d’ailleurs tout à fait dans l’ordre de grandeur de ce qu’indique le site.
Si, dans une estimation de coin de table, on ramène ça à la surface de la bassine de Sainte-Soline (~15 ha) et à son volume (~700000 m3), on obtient un peu plus de 14 % par an (même si l’estimation en pourcentage ne peut pas être très robuste, étant donné le poids déterminant du rapport surface / volume). Tes 10 %, non sourcés au passage, sont donc probablement une estimation basse.
Je n’ai pas de mal à imaginer que cette vitesse soit très différente en plein air, à des températures plus élevées, sous un fort ensoleillement. Si on envisage une vitesse juste cinq fois plus grande, ce qui ne semble pas si déraisonnable, on obtient aux alentours de 1360 m3/j, soit un peu plus que le chiffre du lien.
Le truc rigolo, c’est qu’un des exemples qui est proposé par ce site, c’est justement un « grand réservoir ». Si on ne change que la surface (pour la multiplier par 10 et atteindre la surface de ladite bassine), la hauteur (pour prendre son volume en compte) et l’humidité relative (pour l’augmenter à 60 %), on obtient plus de 3000 m3 par jour, soit beaucoup plus que cette « interprétation sans preuve » que tu critiquais (sans preuve non plus). Amusant, non ? Tu auras oublié de suivre ton propre conseil. ↩