Juste un mot pour faire remarquer que c'est déjà ce qui se passe avec Noos qui, en théorie, limite à 500 Mo par mois le trafic remontant compris dans l'abonnement, et facture le dépassement. Dans la pratique c'est rarement facturé tant que, selon un courrier de Noos, le trafic remontant comptabilisé reste dans une proportion raisonnable.
Cela dit, il n'y a pas si longtemps, les FAI proposaient des formules basées sur le nombre d'heures de connexion. Ils pourraient avoir envie de mettre ce principe au goût du jour en proposant des tarifs variables selon la quantité de trafic remontant, mais cela me semble aller un peu à l'encontre de la dérégulation des télécoms...
Enfin, pour ce qui est de la sauvegarde des producteurs de disques, il est fatigant de constater que leur discours ne cherche qu'à combler une voie d'eau, ce qui est en partie légitime et nécessaire, mais ne saurait être suffisant. Il est malheureux que leur aveuglement semble les empêcher de proposer des alternatives séduisantes (ce qu'à pourtant pas mal réussi Apple). Les ventes de disques remontent aux États-Unis, suite à la baisse du prix de vente des disques de 30% par certaines majors. Ici, et comme souvent, on attend qu'un gouvernement baisse la TVA, ce qui est un leurre car cette décision ne pourrait intervenir qu'au niveau européen et semble bien contraire à la tendance actuelle.
En conclusion, je pense qu'il est à la fois lucide et honnête d'imaginer que les producteurs de contenus (au sens large) et les FAI, qui se confondent de plus en plus avec des diffuseurs (cf freebox) devront bien se concerter à un moment ou à un autre, et c'est la raison pour laquelle il faut suivre tout cela avec attention et sans se braquer si l'on veut parvenir à une situation où l'intérêt de tous est pris en compte dans le respect du droit de chacun.
# Re: La loi va-t-elle obliger les FAI à taxer l'upload ?
Posté par Patrice Lazareff . En réponse à la dépêche La loi va-t-elle obliger les FAI à taxer l'upload ?. Évalué à 2.
Cela dit, il n'y a pas si longtemps, les FAI proposaient des formules basées sur le nombre d'heures de connexion. Ils pourraient avoir envie de mettre ce principe au goût du jour en proposant des tarifs variables selon la quantité de trafic remontant, mais cela me semble aller un peu à l'encontre de la dérégulation des télécoms...
Enfin, pour ce qui est de la sauvegarde des producteurs de disques, il est fatigant de constater que leur discours ne cherche qu'à combler une voie d'eau, ce qui est en partie légitime et nécessaire, mais ne saurait être suffisant. Il est malheureux que leur aveuglement semble les empêcher de proposer des alternatives séduisantes (ce qu'à pourtant pas mal réussi Apple). Les ventes de disques remontent aux États-Unis, suite à la baisse du prix de vente des disques de 30% par certaines majors. Ici, et comme souvent, on attend qu'un gouvernement baisse la TVA, ce qui est un leurre car cette décision ne pourrait intervenir qu'au niveau européen et semble bien contraire à la tendance actuelle.
En conclusion, je pense qu'il est à la fois lucide et honnête d'imaginer que les producteurs de contenus (au sens large) et les FAI, qui se confondent de plus en plus avec des diffuseurs (cf freebox) devront bien se concerter à un moment ou à un autre, et c'est la raison pour laquelle il faut suivre tout cela avec attention et sans se braquer si l'on veut parvenir à une situation où l'intérêt de tous est pris en compte dans le respect du droit de chacun.