Il a toujours existé des ermites, et il n'est pas étonnant de voir se développer une forme d'ermitage numérique. Tant que ça ne tourne pas en jugement de valeur envers ceux qui choisissent de ne pas se couper de la société, ça ne me pose pas de problème. Par contre tes "sourires moqueurs" ne doivent pas servir à grand chose à part te faire passer pour quelqu'un d'infréquentable.
Cette forme d'ermitage numérique reste un privilège de classe. De manière intéressante, j'ai appris il y a peu que les "super-riches" (ceux qui vivent entre eux dans des quartiers sécurisés, typiquement) n'ont en général pas de smartphones : ils payent des gens pour gérer leur vie numérique, et pendant cela, ils lisent, se détendent sur les yachts, etc. Le smartphone est un outil qui permet de travailler, s'informer, s'inscrire au sport, jouer, payer les factures, voyager, envoyer les photos du petit dernier à la famille, documenter un constat d'accident, appeler un dépanneur et remplir le dossier à l'assurance, bref, vivre en tant que prolétaire dans le monde complexe et sur-stimulant du XXIe siècle. De même que "ne pas avoir de voiture", c'est un privilège de ne pas vivre de cette manière (ça peut également être le privilège d'avoir le temps de faire des choses ou d'accéder à des services rares), et bénéficier d'un privilège ne peut pas seulement être présenté comme un choix personnel.
[^] # Re: sans whatsapp, la belle liberté
Posté par arnaudus . En réponse au lien Résolution de la rentrée : quitter WhatsApp. Évalué à 5 (+4/-2).
Il a toujours existé des ermites, et il n'est pas étonnant de voir se développer une forme d'ermitage numérique. Tant que ça ne tourne pas en jugement de valeur envers ceux qui choisissent de ne pas se couper de la société, ça ne me pose pas de problème. Par contre tes "sourires moqueurs" ne doivent pas servir à grand chose à part te faire passer pour quelqu'un d'infréquentable.
Cette forme d'ermitage numérique reste un privilège de classe. De manière intéressante, j'ai appris il y a peu que les "super-riches" (ceux qui vivent entre eux dans des quartiers sécurisés, typiquement) n'ont en général pas de smartphones : ils payent des gens pour gérer leur vie numérique, et pendant cela, ils lisent, se détendent sur les yachts, etc. Le smartphone est un outil qui permet de travailler, s'informer, s'inscrire au sport, jouer, payer les factures, voyager, envoyer les photos du petit dernier à la famille, documenter un constat d'accident, appeler un dépanneur et remplir le dossier à l'assurance, bref, vivre en tant que prolétaire dans le monde complexe et sur-stimulant du XXIe siècle. De même que "ne pas avoir de voiture", c'est un privilège de ne pas vivre de cette manière (ça peut également être le privilège d'avoir le temps de faire des choses ou d'accéder à des services rares), et bénéficier d'un privilège ne peut pas seulement être présenté comme un choix personnel.