• # sans whatsapp, la belle liberté

    Posté par (Mastodon) . En réponse au lien Résolution de la rentrée : quitter WhatsApp. Évalué à 8 (+7/-1). Dernière modification le 12 août 2026 à 13:20.

    Je réponds parfois que j'ai pas whatsapp

    pour éviter de passer pour l'alien de service (ce qui parfois ne me déplait pas du tout, mais sans forcément le chercher), quand certains éberlués s'invectivent "mais on peut vivre sans whatsapp?????" je leur réponds que je vis sans smartphone ni applis, que j'estime être des prisons de la vie pratique.

    Je prends alors un malin plaisir à voir les un(e)s me regarder avec des yeux gros comme des billes (comme si j'avais été sélectionné pour une coupe du monde ou gagné la loterie) alors que les autres pouffent de rire en se disant "en v'la un malin, passons à autre chose" sans y accorder plus d'importance.

    Puis il y a "prise de conscience" parmi les fanboys de whapp complètement exugués (faut bien inventer un terme à ce niveau de puissance) qui s'étonnent de me voir leur répondre un joli "mais je vis sans appli, soyez heureux que j'ai déjà un numéro de mobile : si ça ne tenait qu'à moi, j'en aurais plus depuis longtemps".

    Et quand je leur fais comprendre que depuis plusieurs années, les personnes que je connais pas/peu ne peuvent plus du tout me joindre en direct, pour certaines ça frôle l'arrêt cérébral, je me dis que ça finira pleine de surprise cette histoire. Et ils comprennent que j'adhèrerai pas à leur secte, malgré toute la politesse que je m'appliquer à leur accorder dans l'IRL, nouveau terrain d'échange indispensable avec eux dans certains cas, chose que je regrette pas.

    Voilà le mot final, sans whatsapp on peut se voir IRL, ça fonctionne toujours, et s'organiser par SMS, c'est pas impossible. Faut juste un mot que les whatsappisés détestent : s'organiser, se motiver, et an-ti-ci-per, alors que la "mobilité" électronique aujourd'hui exige de faire dans l'imprévu à chaque seconde ("vive les notifs!" ;-) )

    Et ils me répondent que je viens dans les '90, je leur précise que c'est plutot les 2000, et que je ne les quitterai pour rien au monde : je fuis le présent, le passé me convient à 2000%, c'est un choix de vie que j'assume, sans le revendiquer, mais ça en fait sourire. Sans pouvoir me forcer à installer un whapp qui ne peut pas s'installer sur mon tel, ils ont compris que mon refus non écoutable leur était en fait imposé par l'appareil sur lequel ils n'ont pas la main. C'est plus eux qui décident, mais mon matos qu'a choisi pour eux.

    Comme vous le savez, mes décisions de ma vie pratique, prévalent sur mon cercle social, ce qui préserve plutot bien ma santé.
    Ordi > reste, j'ai viré le smartphone depuis longtemps.
    Chaque jour qui passe me conforte dans ce choix, qui fait un bien fou. Les "pas le choix" ont le droit à mon joli sourire moqueur en leur faisant comprendre que "justement si, je représente cette éventualité du 'choix' quand les autres veulent vous forcer à croire le contraire".

    (Tkr, 2026.)

    (ce pavé est en partie sponsorisé par Amélie Nothomb. Savez pourquoi ;-) )