• [^] # Re: Pensée systémique.

    Posté par . En réponse au lien L’arnaque du bilan carbone. Évalué à 4 (+2/-0).

    C'est tout le problème. Après, ce que je que je vais te donner là est juste mon opinion, mais, à mon humble avis donc, les sciences économiques ont loupé leur virage copernicien, justement, plus ou moins dans les années 70 quand a émergé la dynamique des systèmes. Ils ont continué à penser comme avant, enfin plus ou moins, parce qu'il y a beaucoup d'écoles différentes en économie, des pensées divergentes et qu'il est toujours très compliqué d'y voir clair.

    ça s'explique assez bien du fait de la nature très politique de l'économie, de son adhérence, je dirais naturelle, avec les idéologies (capitalisme, communisme, socialisme, libéralisme, etc ..). C'est pour cela que j'évoque une sortie de route "copernicienne".

    En écologie, qui traite plus ou moins du même genres de problèmes ; (il faut voir l'écologie comme une économie de la nature), cette révolution a eu lieu et la science écologique est allé très rapidement vers la modélisation des écosystèmes pour s'affranchir de la logique naturaliste. (et ça bien avant les années 70 d'ailleurs) On voit aussi cette évolution en climatologie, toujours la même logique, système et modélisation, non pas pour prévoir avec précision l'état futur d'un système, c'est souvent impossible, mais pour comprendre la façon dont il peut évoluer et réagir à des événements, et s'affranchir de l'aspect naturaliste de la climatologie historique.

    La différence fondamentale c'est qu'avec cette approche il n'y a plus de règle telle que tu les édicte : plus de PIB = plus grande espérance de vie. Comme les systèmes complexes sont par nature non-linéaire, une telle relation peut-être vraie à un moment de l'évolution du système mais fausse à un autre, suivant son état.

    C'est trivial en écologie, ça l'est aussi en climatologie, mais c'est encore encore très compliqué à admettre en économie. Mais ça bouge. Par exemple avec l'éconophysique.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.